Facundo: civilización y barbarie (Domingo Faustino Sarmiento)

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INTRODUCCIÓN

«Je demande à l'historien l'amour de l'humanité ou de la liberté; sa justice impartiale ne doit être impassible. Il faut au contraire, qu'il souhaite, qu'il espérè, qu'il souffre, ou soit heureux de ce qu'il raconte.»

Villemain, Cours de Littérature.

¡Sombra terrible de Facundo, voy a evocarte, para que, sacudiendo el ensangrentado polvo que cubre tus cenizas, te levantes a explicarnos la vida secreta y las convulsiones internas que desgarran las entrañas de un noble pueblo! Tú posees el secreto: ¡revélanoslo! Diez años aun después de tu trágica muerte, el hombre de las ciudades y el gaucho de los llanos argentinos, al tomar diversos senderos en el desierto, decían: «¡No!; ¡no ha muerto! ¡Vive aún! ¡El vendrá!» ¡Cierto! Facundo no ha muerto; está vivo en las tradiciones populares, en la política y revoluciones argentinas; en Rosas, su heredero, su complemento