II. The Fence
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Adaptation A2 : palissade, cimetière et île
Mark Twain
Ce n’est pas le texte de Mark Twain, mais une version MovaReader en anglais simple de niveau A2 : le roman Les Aventures de Tom Sawyer (1876) tient ici en 14 courts chapitres au lieu de 35. Tom vit chez sa tante Polly, dans une bourgade au bord du Mississippi ; il fait peindre sa palissade par les autres, tombe amoureux de Becky, la nouvelle venue, et une nuit il se retrouve avec Huckleberry Finn au cimetière, où il voit ce que personne ne devrait voir. Le méchant n’y est plus appelé que Joe, car le surnom que lui avait donné Twain est aujourd’hui jugé offensant. Ce sont 8 991 mots, 8,9 mots par phrase en moyenne, et avec la traduction la lecture prend 1-2 heures.
Avant
Depuis le rayon A1, il convient de franchir le pas lorsque le passé ne déroute plus : la première phrase du narrateur, Aunt Polly looked round the room over the top of her glasses, est déjà au Past Simple ; les phrases comptent 8,9 mots contre 6 à 8 là-bas, et les 8 991 mots se répartissent en 14 chapitres de 456 à 901 mots.
A1Ce texte
Calibré pour A2 : les aventures d’un enfant racontées au Past Simple et au Past Continuous, un quart du texte consacré aux discussions de Tom avec sa tante, ses amis et Becky, et le mot whitewash expliqué en termes simples là où il apparaît.
Voir ce passageAvec de la marge
Avec un niveau B1, cette version se lit en une ou deux soirées, presque sans traduction ; parmi les textes intégraux, le plus proche est Alice au pays des merveilles de Carroll, du rayon B2, également avec une héroïne enfant pleine d’esprit, mais où les phrases atteignent 20 mots.
Commencer la lectureCette version est en A2 grâce aux temps du passé et à une phrase moyenne de 8,9 mots : un peu moins que Roméo et Juliette et Le Tour du monde en quatre-vingts jours (9,0 chacun), 0,4 de moins que Peter Pan (9,3) et 1,7 de moins que Les Voyages de Gulliver (10,6). Du rayon A1, ce qui la sépare surtout, c’est le temps du récit et non la longueur des phrases : La Princesse au petit pois et autres contes compte 7,7 mots par phrase, seulement 1,2 de moins, mais il est raconté au présent. Par chapitre, la moyenne va de 8,1 au IV, où Huck explique à Tom comment un chat mort guérit les verrues, à 10,2 au VIII ; seul le III monte plus haut, à 11,4, parce que c’est le narrateur qui raconte l’école du dimanche. Le récit est au Past Simple et au Past Continuous, ce qui était prévu dans le passé s’exprime souvent avec was going to (Soon the other boys were going to come along), le Past Perfect apparaît plus de vingt fois (They had hidden upstairs at the back of the church), et dans les dialogues on entend le Present Perfect (I’ve told you forty times to leave that jam alone). Il y a 125 mots de 9 lettres ou plus, soit 1,4 %, à peu près un mot sur soixante-quatorze : entre Roméo et Juliette (1,3 %) et Ali Baba et les quarante voleurs (1,5 %), et même moins que dans Jack et le haricot magique, du rayon A1 (1,7 %). Dix seulement sont des noms (Mississippi, Huckleberry) ; les plus répétés sont everybody (12), something (8), afternoon et graveyard (7 chacun), et le mot whitewash est expliqué par le texte lui-même au chapitre II : Whitewash is a kind of cheap white paint for walls and fences. Environ un quart des mots, 26 %, sont entre guillemets. Les textes intégraux de B2 sont bien plus loin : La Machine à explorer le temps de Wells garde 17 mots par phrase, et ses mots longs, 6,7 %, sont presque cinq fois plus nombreux que dans cette version. Évaluation du catalogue, non un certificat.
MovaReader. Mark Twain, The Adventures of Tom Sawyer (1876), Project Gutenberg
Tom Sawyer vit à Saint-Pétersbourg, une bourgade au bord du Mississippi, avec sa tante Polly, son demi-frère Sid et sa cousine Mary. Il mange la confiture en cachette, sèche les cours pour aller à la rivière et s’en tire toujours, jusqu’au jour où sa tante lui inflige une punition de samedi : blanchir une très longue palissade. Tom fait croire que blanchir la palissade est un grand honneur, et avant la fin de l’après-midi les gamins le paient d’une pomme, d’un cerf-volant et d’un rat mort pour avoir le droit de manier le pinceau. Il échange ces trésors contre des bons de l’école du dimanche afin de gagner une Bible devant le juge Thatcher, et se couvre de honte devant sa fille Becky, la nouvelle venue dont il vient de tomber amoureux. À minuit, Tom et Huckleberry Finn, le fils de l’ivrogne du village, portent un chat mort au cimetière pour guérir leurs verrues, et assistent au meurtre du jeune docteur Robinson commis par Joe, qui en rejette la faute sur Muff Potter, ivre. Les garçons jurent sur le sang de garder le silence, et Potter finit en prison. Quand Becky lui tourne le dos, Tom s’enfuit avec Joe Harper et Huck vers l’île de Jackson pour devenir pirates, tandis que le village les pleure comme des noyés. En été commence le procès de Potter, et Tom doit choisir entre son serment et la vie d’un innocent. La décision de Tom et tout ce qui suit se découvrent dans la lecture.
II. The Fence
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IX. The Funeral
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Choisissez un mot souligné.
Mark Twain, The Adventures of Tom Sawyer (1876), Project Gutenberg
Ben demande Let me paint a little : après let me, le verbe s’emploie sans to, et la phrase signifie simplement « laisse-moi peindre un peu ». Tom refuse avec I don’t think I can, « je ne crois pas pouvoir » : en anglais, la négation se place sur think et non sur can. One boy in a thousand se lit « un garçon sur mille ». Dans Well, here… No, Ben, I’m afraid…, Tom lui tend presque la brosse puis feint le regret, et I’m afraid n’exprime pas la peur : c’est un « je suis désolé, mais non » très poli. Ensuite Ben continue de jouer au bateau à vapeur, donc the steamboat worked in the hot sun désigne lui, et the artist, Tom. Le contraste a sad face but a happy heart montre que la tristesse de Tom n’est que comédie.
Dans le couple Before, those stories had seemed naughty et Now they seemed lovely and sad, le Past Perfect had seemed s’associe au seemed simple : autrefois ces mêmes histoires paraissaient des espiègleries, et maintenant, à l’enterrement, elles touchent. Stood without moving signifie « resta immobile », et turned round emploie le round britannique là où un Américain dirait around. Three boys were walking up the middle of the church est au Past Continuous, car les garçons avancent encore dans l’allée quand toute l’église se retourne. La dernière phrase revient au Past Perfect, had hidden et had listened, pour raconter ce que les trois garçons avaient fait avant ce moment, cachés là-haut, au fond de l’église.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Reader est utile au chapitre VIII, quand Joe Harper explique à Huck le billet de Tom : The writing says they’re ours if he isn’t back here for breakfast. The writing désigne ici « le billet écrit », ours signifie « à nous », et la ligne entière dit : « le billet dit que ces choses sont à nous s’il ne revient pas ici pour le petit-déjeuner ».
ReaderNon, c’est une adaptation : MovaReader a réécrit le texte en anglais simple, à partir du roman Les Aventures de Tom Sawyer de Mark Twain, paru en 1876, tel que le propose Project Gutenberg. Seules quelques répliques courtes, comme le premier « Tom ! », restent presque identiques à Twain. Les 35 chapitres du roman sont racontés en 14, dans le même ordre, et le parler des garçons du Mississippi a été remplacé par un anglais courant. Le méchant n’est plus appelé que Joe, car le surnom que lui a donné Twain est aujourd’hui considéré comme offensant, et la version n’emploie aucune des insultes racistes de l’original. Certaines scènes ont été retirées : le scarabée qui mord le chien en plein sermon, la conversation de Tom avec Jim près de la palissade et l’examen de fin d’année.
Pour Les Aventures de Tom Sawyer, MovaReader ne propose que le texte écrit, sans narration enregistrée. À voix haute, le chapitre I se prête bien : tante Polly soumet Tom à un interrogatoire sur la chaleur, les cheveux mouillés et le col cousu, et Sid, au pire moment pour Tom, se souvient de la couleur du fil.
Les mots isolés, MovaReader les traduit aussi sans Reader, avec sa limite quotidienne, mais la phrase entière n’est ouverte que par Reader. C’est utile, par exemple, au chapitre II, quand on compte ce que Tom a gagné : In the end he ran out of whitewash, or every boy in the village would have paid him. Ran out of signifie « il a manqué », or est ici « sinon », et would have paid évoque quelque chose qui ne s’est pas produit : « à la fin, il a manqué de blanc de chaux ; sinon, chaque garçon du village l’aurait payé ».
À 60-100 mots par minute, le rythme avec traduction utilisé par le catalogue, 8 991 mots représentent de 90 à 150 minutes : sur la page, 1-2 heures. Les chapitres vont de 456 mots (le III, 5-8 minutes) à 901 (le XIV, 9-15 minutes).
La page ne marque pas de paliers : treize chapitres sur quatorze oscillent entre 8,1 et 10,2 mots par phrase, la difficulté reste donc constante. L’exception est le III, à 11,4 : là, le narrateur raconte lui-même l’affaire de Becky et de l’école du dimanche ; les dialogues n’occupent qu’un dixième du chapitre, et les mots difficiles n’y sont pas plus nombreux qu’ailleurs.
Si vous vous connectez, MovaReader note le paragraphe où vous avez refermé le livre et réunit dans votre liste les mots que vous avez traduits. Depuis l’index, on ouvre n’importe lequel des 14 chapitres : celui qui a terminé hier la scène de la palissade peut commencer directement aujourd’hui par le III.