Aller au contenu principal

Adaptation A1 : la légende du joueur de flûte

Le Joueur de flûte de Hamelin The Pied Piper of Hamelin

Robert Browning

Ceci est une version MovaReader en anglais simple pour le niveau A1, et non les vers de Robert Browning : son poème The Pied Piper of Hamelin ; A Child’s Story (1842) est raconté ici en prose, avec des phrases courtes et presque toujours au présent. Browning reprend une vieille légende allemande : la ville de Hamelin est envahie par les rats, et un musicien étrange, vêtu d’une cape rouge et jaune, propose de les emmener pour mille florins. Le texte se répartit en 8 chapitres d’environ 3 500 mots, à 7,4 mots par phrase, et les répliques entre guillemets dépassent le tiers du total. Les mots que le niveau A1 ne connaît pas encore, comme cradle, ermine ou guilders, sont expliqués par le texte lui-même, par une phrase simple, dès leur première apparition.

  • A1
  • 3 460 mots
  • 1 heure

Ce texte est-il à votre portée ?

La longueur des phrases comme la proportion de mots longs confirment le niveau A1. Les phrases comptent 7,4 mots en moyenne, comme Le Vilain Petit Canard, et se situent vers la limite supérieure du rayon A1 en anglais, que fixe La Belle au bois dormant avec 7,8. On compte 39 mots de 9 lettres ou plus dans toute la version, environ un pour 90 : un de plus que dans Rumpelstiltskin (38), et moins que dans Blanche-Neige (44). Un tiers d’entre eux sont corporation, « le conseil municipal » : le mot apparaît 13 fois, et dès le chapitre II le texte l’explique comme un groupe de notables qui aident le maire. En revanche, le chapitre I, de plus de 400 mots, n’en compte qu’un seul, something. Le récit est au présent, et le passé se fait entendre dans les répliques, surtout au chapitre IV, quand le rat qui s’est sauvé raconte aux autres ce qu’il a entendu dans la musique de la flûte : I heard, it was, it shone. 37 % des mots sont entre guillemets, l’une des proportions de dialogue les plus élevées du rayon A1 en anglais. Les phrases les plus courtes se trouvent au chapitre III, où l’étranger conclut le marché avec le maire, 6,8 mots, et les plus longues au VIII, où domine la narration, 8,5. En contraste, les textes intégraux commencent au B1, où Fifty Famous People compte 12 mots par phrase, et La Machine à explorer le temps, au B2, en compte 17 et six fois plus de mots longs. Évaluation du catalogue, non un certificat.

3 460
mots
7
mots par phrase en moyenne
1
heure de lecture

MovaReader. Robert Browning, “The Pied Piper of Hamelin; A Child’s Story” (1842), illustrated by Kate Greenaway (1888), Project Gutenberg

De quoi ça parle, sans dévoiler la fin

Hamelin, une belle et vieille ville au bord de la Weser, subit une invasion de rats : ils mordent les bébés dans leur berceau, mangent le fromage, lèchent la soupe de la louche de la cuisinière, font leurs nids dans les chapeaux du dimanche et crient si fort que les voisines ne s’entendent plus dans la rue. Les habitants, furieux, se rendent à l’hôtel de ville et menacent de chasser le maire et le conseil s’ils ne trouvent pas de solution. Pendant que le maire se plaint que réfléchir lui donne mal à la tête, quelqu’un frappe doucement à la porte, et entre un étranger vêtu d’une longue cape, moitié jaune et moitié rouge, avec une flûte suspendue à une écharpe rayée. Il dit avoir déjà débarrassé de moustiques le khan de Tartarie et promet d’emmener les rats pour mille florins ; le maire, enthousiaste, lui en offre jusqu’à cinquante mille. Le joueur de flûte tire trois notes aiguës, et les rats sortent de toutes les maisons et le suivent jusqu’à la Weser. Mais quand les cloches sonnent encore et que le maire fait boucher tous les terriers, le musicien vient réclamer son dû, et le maire, en clignant de l’œil au conseil, dit que le marché n’était qu’une plaisanterie et lui offre cinquante florins. Ce que fait alors le joueur de flûte trompé, cette page préfère ne pas le raconter.

Comparez deux passages

The Pied Piper of Hamelin

III. The Man in Red and Yellow

, .

. . , . . , . , . . . , .

. , .

IV. The Rats and the River

“ ,” . “ . . . . . . . .”

Choisissez un mot souligné.

Robert Browning, “The Pied Piper of Hamelin; A Child’s Story” (1842), illustrated by Kate Greenaway (1888), Project Gutenberg

In comes a very strange man : qui apparaît à la porte

L’ordre normal serait a very strange man comes in, mais ici in passe en tête, et le récit rend ainsi l’entrée soudaine, comme dans notre « et voilà qu’entre ». It goes from his head down to his heels mesure la cape : de la tête aux talons, heels. La comparaison like two pins, « comme deux épingles », dit que l’étranger a un regard aigu et perçant. The smile comes and goes signifie que le sourire apparaît et disparaît. Dans where he is from, la question « d’où il vient » est insérée dans une autre phrase, c’est pourquoi is se place après he et non avant, comme dans la question directe Where is he from?

I heard, it was : le rat se souvient

La version est narrée au présent, mais ce rat raconte quelque chose qui s’est déjà passé, si bien que presque toutes ses phrases sont au Past Simple : heard vient de hear, et was de is. I heard people open the tops signifie « j’ai entendu des gens ouvrir les couvercles » : après heard viennent d’abord qui, puis le verbe sans to. A press n’est pas la presse des journaux, mais un pressoir à pommes, et la phrase suivante explique à quoi il sert. Pickle barrels sont des barils de cornichons, jam cupboards des armoires à confiture, corks les bouchons qu’on retire des bouteilles d’huile, et rings, sur les barils de beurre, les cercles qui maintiennent les douves. Toute la réplique est une liste de ce que le rat a entendu, et c’est pourquoi heard revient six fois.

Chapitres

  1. IA Town Full of Rats
  2. IIThe Angry People
  3. IIIThe Man in Red and Yellow
  4. IVThe Rats and the River
  5. VThe Thousand Guilders
  6. VIThe Second Tune
  7. VIIThe Boy Who Could Not Dance
  8. VIIIHamelin Remembers

La traduction pendant la lecture

Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.

Reader

1 € par mois

Reader traduit la phrase entière sans limite quotidienne de mots, et elle servira dès le chapitre II avec You can’t get rid of the rats : get rid of signifie « se débarrasser de », ce qui n’apparaît pas si l’on traduit les mots isolément.

Reader

Si ce livre n’est pas le bon

Tous les livres de ce niveau

Avant de lire

Est-ce l’original ou une adaptation pour apprenants ?

Non : le texte anglais a été écrit par MovaReader, qui reprend de Browning l’argument, les personnages et l’enchaînement des faits, mais non ses mots. La source est le poème de Robert Browning The Pied Piper of Hamelin ; A Child’s Story, publié pour la première fois en 1842 dans le recueil Dramatic Lyrics ; Browning l’a écrit pour Willie, le fils cadet de l’acteur William Macready. La version a été comparée à l’édition de 1888 illustrée par Kate Greenaway, disponible sur Project Gutenberg. Le poème compte 15 parties en vers et environ 2 100 mots ; la version, 8 chapitres et 3 460 mots en prose et au présent : les rimes et les jeux de mots ont disparu, les mots anciens sont expliqués (ermine, gnats, guilders), le nizam d’Asie devient simplement un riche prince, et certaines scènes deviennent des conversations, comme les plaintes des habitants dans la rue au chapitre I. Le poème de Browning lui-même ne figure pas encore dans le catalogue.

Existe-t-il un livre audio ?

Ce texte n’a pas d’audio dans MovaReader, et personne ne l’a encore lu à voix haute. Pour le lire à voix haute, le chapitre V est le plus agréable : près de 60 % de ses mots sont entre guillemets, et la querelle du maire avec le musicien au sujet des mille florins se joue bien à deux voix.

Puis-je traduire une phrase entière ?

Pour traduire une phrase entière, il faut l’abonnement Reader ; sans lui, il ne reste que les mots isolés, tant que dure la limite quotidienne. Il vaut la peine de traduire entière, par exemple, Every little sound like a rat makes my heart jump!, du chapitre II : le maire ne dit pas que son cœur bondit vraiment, mais qu’il sursaute au moindre bruit. Ou Then do your worst!, du chapitre V, où do your worst est un défi, « eh bien, fais ce que tu voudras », et non une demande de faire le pire.

Combien d’heures de lecture faut-il ?

La version compte 3 460 mots : au rythme que le catalogue retient pour lire en traduisant les mots inconnus, soit de 60 à 100 mots par minute, la lecture dure de 35 à 58 minutes. Les chapitres vont d’environ 360 mots (le VII) à environ 480 (le V, celui des mille florins), ce qui demande à chacun de quatre à huit minutes.

Où le texte devient-il plus facile ?

Il n’y a pas de tronçons : la phrase moyenne va de 6,8 mots au chapitre III à 8,5 au VIII, où les trois quarts du texte sont de la narration, et les autres chapitres se tiennent entre 6,9 et 7,7. Le chapitre I ne compte qu’un mot long, something, et les chapitres II et VIII en comptent sept chacun. Les chapitres V et VII sont les plus dialogués, avec près de 60 % des mots entre guillemets, et le VI le moins, environ 5 %, parce que c’est la musique qui y parle.

Ma progression dans le livre sera-t-elle enregistrée ?

MovaReader garde dans votre compte jusqu’où vous avez lu et quels mots vous avez traduits, et en revenant, la légende vous attend à cette page. Pour ne pas commencer par le début, ouvrez le chapitre de votre choix depuis le sommaire de cette page, par exemple le IV, The Rats and the River, quand les rats de toute la ville suivent la flûte ; le livre compte huit chapitres au total.