Ratón Pérez
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Un conte complet pour enfants, niveau B2
Luis Coloma, 1911
Le conte original intégral de Luis Coloma, dans l’édition de 1911, sans adaptation. Dans le catalogue, il est de niveau B2 : environ 3 800 mots et 28 mots par phrase en moyenne. Le jeune roi Buby perd sa première dent, et Ratón Pérez l’emmène dans un voyage nocturne à travers les galeries de souris de Madrid. C’est un seul chapitre, soit environ une heure de lecture.
Avant
En B1, la chronique savante de l’ouverture vous ralentira, avec ses noms de vieux chroniqueurs et des formes comme sábese, quedóse et á pour a ; des phrases de 28 mots demandent de la patience.
B1Ce texte
Vous pouvez le lire au niveau B2 : l’intrigue est simple, le conte avance par scènes courtes avec des dialogues, et les longues phrases se lisent lentement, en traduisant mot à mot.
Voir ce passageAvec de la marge
En C1, le conte se lit librement ; seuls l’ironie et les noms des vieilles boutiques de Madrid, des raquettes et des biscuits demandent encore une note.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 28 mots, dans la fourchette B2 des textes complets (13-30 mots), et un mot sur treize a 9 lettres ou plus (7,8 %), moins qu’un sur dix dans les livres C1 du catalogue. C’est loin de la version A1 du même conte dans le catalogue, qui a 7 mots par phrase. Coloma écrivait pour un enfant, mais dans les longues phrases d’époque de l’espagnol des années 1890, avec des subordonnées et des digressions savantes feintes : la longueur des phrases égale celle de Lazarillo de Tormes (30) et de La edad de oro (30), et elle est presque le double de celle des Cuentos de la selva de Quiroga (15). La difficulté est assez régulière : le conte démarre à environ 29 mots par phrase, et le dernier passage, depuis le réveil de la mère de Gilito, descend à environ 25 mots avec 6,0 % de mots longs ; le voyage nocturne contient le plus de mots longs (8,7 %), à cause des noms de boutiques et des mots étrangers du vieux Madrid. D’où le niveau B2. C’est l’appréciation du catalogue, pas une certification.
Razón y Fe, 1911. Project Gutenberg
Il y a longtemps, le roi Buby Ier, un enfant doux, ami des pauvres enfants et protecteur des souris, perd sa première dent de lait. Suivant la coutume de la cour, il écrit une lettre polie à Ratón Pérez et la glisse sous son oreiller avec la dent. Cette nuit-là, la souris apparaît, coiffée d’un chapeau de paille et chaussée de lunettes d’or, transforme le roi en souris comme elle et le conduit par les galeries cachées de Madrid : devant la belle demeure de la famille des souris sous une épicerie, devant un chat endormi appelé Don Gaiferos, jusqu’au grenier où vit un pauvre garçon nommé Gilito. Ce que le roi y voit le trouble profondément ; comment cela le change n’est pas révélé ici.
Ratón Pérez
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Ratón Pérez
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Choisissez un mot souligné.
Dans ce texte de 1911, a s’écrit á (Á lo cual respondió) et fue et vio prennent des accents (fué, vió). Les verbes prennent aussi leur pronom après eux, comme l’espagnol livresque de l’époque : incorporóse vaut se incorporó, quitóse vaut se quitó. Lisez-les sous leurs formes modernes et la scène est claire : une petite souris au chapeau de paille salue et attend que le roi parle.
La longue phrase suit le schéma Con la rapidez con que..., así... : « aussi vite que les poteaux du télégraphe défilent devant la fenêtre d’un train, ainsi le roi vit passer la cuisine ». Le verbe principal, vió pasar, n’arrive qu’après la comparaison. Les trois points qui terminent plusieurs phrases sont la façon de Coloma de ralentir la scène pendant que le chat dort.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Dans « Con la rapidez con que se ven en el día de hoy desfilar los palos del telégrafo por las ventanillas de un tren, así vió pasar el rey Buby ante sus ojos... », le verbe principal n’arrive qu’après toute la comparaison : traduire la phrase entière dans Reader montre aussitôt qui a vu quoi.
ReaderC’est l’original, pas une adaptation pour apprenants : le conte complet de Luis Coloma, des premières lignes de la chronique à la dernière phrase. Le lecteur suit l’édition de 1911 (Razón y Fe, Madrid), avec l’orthographe de 1911 conservée (á, fué, vió) ; les illustrations, la dédicace de 1911 et les publicités de l’éditeur sont omises, si bien que le texte est seulement le conte. Il provient de Project Gutenberg. Le catalogue propose aussi un conte A1 facile du même récit.
Ratón Pérez n’a pas de livre audio sur MovaReader : ici le conte se lit à l’écran. La traduction apparaît quand vous touchez un mot, et vous en aurez le plus besoin pour les mots rares comme cartujano ou rescoldo.
Oui, avec l’offre Reader. Ici, elle aide surtout dans les longues phrases d’époque, par exemple « Con la rapidez con que se ven en el día de hoy desfilar los palos del telégrafo por las ventanillas de un tren, así vió pasar el rey Buby... ». Sans l’offre, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.
Le conte entier prend environ 1 heure : le rythme de quelqu’un qui lit avec la traduction des mots nouveaux, plus lentement qu’un locuteur natif. C’est un seul chapitre d’environ 3 800 mots, qui tient dans une soirée.
C’est assez régulier. L’ouverture chronique tourne à environ 29 mots par phrase, et le voyage nocturne contient le plus de mots longs (8,7 %). Le dernier passage, depuis le réveil de la mère de Gilito, est le plus facile : environ 25 mots par phrase et 6,0 % de mots longs.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, pour pouvoir vous arrêter et revenir. Le conte est un seul chapitre, qui s’ouvre depuis le sommaire de cette page.