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Contes d’animaux de la jungle, pour le niveau B2

Contes de la jungle Cuentos de la selva

Horacio Quiroga, 1918

Le recueil complet d’Horacio Quiroga, dans sa première édition de 1918, et non une adaptation. Dans le catalogue, il est classé B2 : environ 17 700 mots et 15 mots par phrase en moyenne. Huit contes d’animaux de la jungle de Misiones, écrits pour les enfants : les intrigues sont simples, mais les phrases sont longues, et l’espagnol est celui du Río de la Plata, dans l’orthographe de 1918 (fué, vió).

  • B2
  • 17 667 mots
  • 3-5 heures

Ce texte est-il à votre portée ?

La phrase moyenne compte 15 mots, davantage que dans Niebla d’Unamuno (13) ou que dans Contes d’amour, de folie et de mort de Quiroga (14) : pour raconter des histoires aux enfants, Quiroga enchaîne les actions avec y, des virgules et des points-virgules. Le vocabulaire est plus léger que dans ces livres : un mot sur dix-huit compte 9 lettres ou plus, contre un sur quatorze dans Niebla et un sur onze dans Contes d’amour, et la plupart des mots longs sont des mots courants comme respondió. Ce qui ralentit, c’est l’espagnol du Río de la Plata : le voseo (tomá, andá), plata pour l’argent, chicos, bichos, pollerita, les animaux de Misiones (yacaré, coatí, tatú, yarará) et l’orthographe de 1918 fué et vió. Les contes comptent de 13 à 19 mots par phrase. D’où le niveau B2, dans la partie basse de ce niveau. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, pas d’une certification.

17 667
mots
15
mots par phrase en moyenne
3-5
heures de lecture
1918
Sociedad Cooperativa Editorial Limitada

Sociedad Cooperativa Editorial Limitada, 1918. Wikisource

De quoi ça parle, sans dévoiler la fin

Huit contes des animaux de Misiones que Quiroga a écrits pour les enfants. Un homme malade venu de Buenos Aires s’installe dans la jungle pour se rétablir et sauve une tortue géante d’un jaguar. Les flamants, dont les pattes étaient encore blanches à l’époque, veulent charmer les serpents corail lors d’un bal. Pedrito, un perroquet apprivoisé, bavarde avec un jaguar. Les caïmans construisent un barrage pour arrêter un bateau à vapeur qui remonte leur fleuve. Une jeune biche apprend la prière des cerfs de la bouche de sa mère, un petit coatí s’aventure jusqu’à la maison des colons et rencontre deux enfants, les raies de Yabebirí doivent une dette à un homme qui n’a pas laissé les pêcheurs dynamiter la rivière, et une abeille paresseuse refuse de travailler avec la ruche. Il n’est pas révélé ici comment se termine chaque conte.

Comparez deux passages

Cuentos de la selva

I. La tortuga gigante

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II. Las medias de los flamencos

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Choisissez un mot souligné.

Wikisource

Un souffle, beaucoup d’actions

Cinq phrases et plus de cent mots : la deuxième seule compte environ cinquante mots, reliés par des virgules et y, comme on raconte une histoire à voix haute. Vió avec un accent est l’orthographe de 1918 du vio actuel. Parada de canto : le jaguar a dressé la tortue sur son bord pour atteindre l’intérieur de la carapace. Tigre est le nom que l’on donne au jaguar dans le Río de la Plata.

Mots du Río de la Plata

Une phrase avec des points-virgules énumère les robes des serpents. Colorado et coloradas signifient rouge, comme dans une grande partie de l’Amérique latine ; pollerita est une petite jupe, dérivée de pollera, le mot du Río de la Plata pour falda. Le yarará est une vipère venimeuse de la région, et sa jupe est peinte de rayures de poussière de brique et de cendre, les couleurs du serpent lui-même.

Chapitres

  1. ILa tortuga gigante
  2. IILas medias de los flamencos
  3. IIIEl loro pelado
  4. IVLa guerra de los yacarés
  5. VLa gama ciega
  6. VIHistoria de dos cachorros de coatí y de dos cachorros de hombre
  7. VIIEl Paso del Yabebirí
  8. VIIILa abeja haragana

La traduction pendant la lecture

Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.

Reader

1 € par mois

Dans « La tortuga gigante », les phrases comptent en moyenne environ 19 mots et s’enchaînent avec y et des virgules : traduire la phrase entière dans Reader permet de suivre le fil du conte.

Reader

Si ce livre n’est pas le bon

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Avant de lire

Est-ce l’original ou une adaptation pour apprenants ?

Oui, c’est le texte même de Quiroga, et non une réécriture simplifiée : les huit contes de Cuentos de la selva, publiés pour la première fois à Buenos Aires en 1918. Le lecteur utilise cette première édition de la Sociedad Cooperativa Editorial Limitada, telle que transcrite sur Wikisource à partir d’une numérisation, et en garde l’orthographe (fué, vió, dió) ainsi que quelques coquilles, telles quelles.

Existe-t-il un livre audio ?

Il n’existe pas de livre audio de ces contes sur MovaReader : on les lit sur la page. Touchez un mot pour voir sa traduction ; vous en aurez le plus besoin pour les animaux de Misiones, comme yacaré, coatí ou yarará.

Puis-je traduire une phrase entière ?

Oui, avec le forfait Reader. Il est surtout utile dans « La tortuga gigante », où les phrases comptent en moyenne environ 19 mots, et dans le conte des petits coatís (environ 17). Sans le forfait, les mots sont traduits un à un jusqu’à la limite quotidienne.

Combien d’heures de lecture faut-il ?

Il faut compter environ 3 à 5 heures pour l’ensemble du recueil, au rythme de quelqu’un qui lit avec la traduction des mots nouveaux, plus lentement qu’un natif. Les contes vont d’environ 1 400 mots (« Las medias de los flamencos ») à environ 3 400 (« El Paso del Yabebirí »), si bien qu’un conte tient dans une soirée.

Où le texte devient-il plus facile ?

La difficulté est assez régulière, de 13 à 19 mots par phrase, et aucune partie plus difficile ou plus facile n’est signalée. Les phrases les plus longues se trouvent dans le premier conte, « La tortuga gigante » (environ 19), et dans « Historia de dos cachorros de coatí y de dos cachorros de hombre » (environ 17). « La guerra de los yacarés », « La gama ciega » et « El Paso del Yabebirí » tournent autour de 15, et le dernier conte, « La abeja haragana », a les phrases les plus courtes, environ 13 : vous pouvez commencer par lui plutôt que par le début.

Ma progression dans le livre sera-t-elle enregistrée ?

Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, afin que vous puissiez lire un conte chaque soir et reprendre là où vous vous êtes arrêté. Chacun des 8 contes s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple « Las medias de los flamencos », le plus court.