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Un été impressionniste dans les champs, B2
Mykhaïlo Kotsioubynski, 1955
La nouvelle intégrale de Mykhaïlo Kotsioubynski, en ukrainien d’origine, pas une adaptation. Elle convient aux lecteurs de niveau B2 qui veulent un court classique à lire d’une traite : environ 4 000 mots en 11 courtes sections, 10 mots par phrase en moyenne, presque sans dialogue.
Avant
En B1, les deux premières sections vous arrêtent presque à chaque ligne : des mots abstraits comme невблаганно et розмаїтість, et des graphies anciennes comme се et радости.
B1Ce texte
En B2, c’est une bonne lecture pour une soirée : les phrases sont courtes, et le vocabulaire de la nature ainsi que les formes anciennes se gèrent en touchant les mots un par un.
Voir ce passageAvec de la marge
En C1, on le lit sans difficulté ; seuls les noms de plantes et d’oiseaux (гречка, перепел, куколь) et l’orthographe de 1955 demandent encore un coup de doigt.
Commencer la lectureLes chiffres semblent légers : 10 mots par phrase et 6,3 % de mots longs (9 lettres ou plus), soit environ un mot sur seize. C’est plus léger que Les Ombres des ancêtres oubliés (12 mots par phrase, 7,4 %) ou Zakhar Berkout (15 mots, 10,4 %). Mais les phrases courtes ne sont pas ici des répliques de dialogue : ce sont des fragments lyriques, pleins de vocabulaire littéraire de la nature (ячмінь « orge », гречка « sarrasin », перепел « caille », серпанок « brume ») et de longues chaînes de métaphores. L’édition de 1955 conserve aussi des formes anciennes : се pour це (10 fois), des génitifs comme радости, смерти, вічности (environ 8 fois), лямпа pour лампа, згук pour звук, город au sens de « ville ». Un original ukrainien intégral ne descend jamais sous B2 et rien ne pousse celui-ci vers C1, d’où B2. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, pas d’une certification.
Книгоспілка, 1955. Wikisource
Un écrivain épuisé par la ville, par la souffrance des autres et par le « треба » (« il faut ») qui revient sans cesse, prend le train vers un domaine tranquille à la campagne, entouré de champs. Dans la maison vide, aux dix pièces sombres, il ne parvient pas à se reposer : la nuit, les visages des gens fusillés et pendus pendant les années de répression reviennent le hanter. Au matin, un coucou chante, trois énormes chiens de berger blancs, Overko, Trepov et Pava, courent avec lui dans le blé, et il passe ses journées parmi le seigle, l’orge, l’avoine et le sarrasin, parlant au soleil et essayant d’attraper le chant des alouettes. Kotsioubynski l’a écrit après un été 1908 passé au village de Kononivka, alors que la révolution de 1905 venait d’être écrasée ; le chien Trepov porte le nom d’un haut fonctionnaire tsariste resté célèbre pour avoir ordonné aux troupes de ne pas ménager les balles. Un homme qui a fui les gens peut-il rester seul longtemps ? La suite n’est pas révélée ici.
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Choisissez un mot souligné.
Kotsioubynski écrit вертають pour повертають (« rendent ») et круг мене pour навколо мене (« autour de moi »), et l’édition de 1955 conserve ввесь pour весь (« tout »). Lisez-les comme les formes modernes.
L’auteur met les noms de cultures au pluriel pour désigner des champs entiers : ячменів, вівса, puis гречок (« champs d’orge, d’avoine, de sarrasin »). Notez aussi набива, forme courte de набиває (« bourre, remplit »).
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
La traduction de la phrase entière aide sur des lignes comme «Мені докучило бути заїздом, де вічно товчуться оті створіння» (« Je suis excédé d’être une auberge où ces créatures n’arrêtent pas de s’agiter »), où trois mots rares se rencontrent dans une seule phrase.
ReaderC’est l’original, pas une version abrégée pour apprenants : la nouvelle intégrale de Kotsioubynski, les 11 sections, avec la dédicace aux champs de Kononivka et la liste des « personnages » (Дійові особи : ma lassitude, les champs en juin, le soleil, trois chiens de berger blancs, un coucou, des alouettes) que l’auteur plaçait avant le texte. Elle a paru pour la première fois en 1909 dans la revue «Літературно-науковий вісник». Le texte vient de Wikisource, des Œuvres de Kotsioubynski, vol. II (New York : «Книгоспілка», 1955), et il conserve l’orthographe de cette édition : се pour це, радости pour радості, лямпа pour лампа.
Intermezzo n’existe pas en livre audio sur MovaReader : la nouvelle se lit à l’écran. Touchez un mot pour voir sa traduction ; vous en aurez le plus besoin pour des mots littéraires comme серпанок (voile de brume, une sorte de gaze) ou куколь (nielle des blés, une mauvaise herbe rouge des champs).
Oui, avec l’offre Reader. Elle aide sur les lignes lyriques denses, par exemple «Спід старої сторінки життя визирала нова і чиста» (« Par-dessous l’ancienne page de la vie, une nouvelle, propre, jetait un coup d’œil »), où спід est une forme ancienne de з-під. Sans l’offre, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.
Environ 1 heure, au rythme de quelqu’un qui lit en consultant la traduction des mots nouveaux, plus lentement qu’un natif. Les 11 sections vont d’environ 90 à 880 mots, donc tout le texte tient en une soirée.
Oui, après l’ouverture. Les sections I-II, la diatribe du narrateur contre la ville et son voyage en train, sont les plus denses : 8 à 9 % de mots longs et un vocabulaire abstrait. À partir de la section III, où commencent les journées à la campagne, la plupart des sections comptent 4 à 6 % de mots longs et 8 à 10 mots par phrase. Les sections V et IX sont courtes mais compactes (11,8 % et 7,3 % de mots longs).
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernier emplacement et les mots que vous avez ouverts. N’importe laquelle des 11 sections s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple VIII. Розділ 8, où le narrateur est allongé dans le champ et écoute les alouettes.