II. Камінний хрест
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Vies paysannes dans 21 nouvelles galiciennes
Vassyl Stefanyk, 1942
Vingt et une nouvelles complètes de Vassyl Stefanyk en ukrainien original, écrites entre 1897 et 1922, non adaptées. Le recueil s’adresse aux apprenants de niveau C1, ou aux lecteurs B2 solides prêts pour le dialecte de Pokoutie, de l’Ukraine occidentale, que Stefanyk emploie dans la narration comme dans les dialogues. Environ 27 200 mots en 21 chapitres, une nouvelle par chapitre, de moins de 200 mots à environ 4 000.
Avant
Au niveau B2, les récits sont courts et les intrigues simples, mais des formes dialectales comme шо, аді, коби, дивиси et дєдя vous arrêtent presque à chaque réplique, et la narration les emploie aussi.
B2Ce texte
Au niveau C1, vous le lisez en touchant les mots : les mêmes formes dialectales reviennent dans chaque nouvelle, si bien qu’après Камінний хрест les verbes en -си et les graphies en є deviennent familiers ; les nouvelles de guerre de 1922, Сини et Вона - земля, ont les phrases les plus longues.
Voir ce passageAvec de la marge
Au niveau C2, seuls les mots les plus rares du monde agricole et du dialecte (нашильник, шлия, les pièces d’un harnais) demandent encore un clic ; le reste se lit pour le style comprimé, presque oral, de Stefanyk.
Commencer la lectureÀ première vue, le livre paraîtrait facile : les phrases comptent 11 mots en moyenne, et seuls 5,0 % des mots ont 9 lettres ou plus, la proportion la plus faible parmi les originaux du catalogue, partagée seulement avec le second recueil de Stefanyk (Тіні забутих предків en compte 7,4 %, Fata Morgana 6,4 %, loin des 10 % de Boa constrictor). Ce qui en fait un niveau C1, c’est le dialecte de Pokoutie, la région natale de Stefanyk, et il est partout, pas seulement dans les dialogues. Le texte écrit шо pour що 271 fois, коби (« si seulement ») 37 fois, аді (« regarde ») 29, тото, тота et тоті (« ce ») 26, ци (« si ») 23 et відай (« probablement ») 9. Les verbes pronominaux finissent en -си au lieu de -ся (дивиси, тішуси, напитиси : plus de 100 formes), et си apparaît seul 53 autres fois ; environ 200 mots écrivent є là où l’ukrainien standard a я (дєдя, тєжко, житє, весілє) ; le passé prend une désinence personnelle (гадав-сми pour я гадав, би-м pour я б). Comme Тіні забутих предків (C1, dialecte hutsoule), les mots sont courts, mais beaucoup ne figurent dans aucun dictionnaire standard. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’une certification.
Українське видавництво, 1942. Wikisource
Ivan Didukh a passé toute sa vie à porter du fumier sur le dos jusqu’à une colline aride, à côté de son unique cheval, jusqu’à ce que la colline le courbe en deux. Maintenant, sa femme et ses fils ont décidé d’émigrer au Canada : le vieil homme vend tout, dresse une croix de pierre sur sa colline et convoque le village pour un adieu. Autour de cette nouvelle titre, vingt autres viennent des villages de Galicie entre 1897 et 1922 : un veuf si pauvre qu’il noie sa petite fille, un ivrogne qui vend le dernier de ses champs, une mère qui cache ses filles des soldats, un vieux paysan qui a perdu ses deux fils à la guerre, une famille de réfugiés de Bucovine à la porte d’un inconnu, une fillette malade, un riche qui ne peut dormir. La suite de leur histoire n’est pas révélée ici.
II. Камінний хрест
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XV. Святий вечір
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Choisissez un mot souligné.
Dans la parole pokoutienne, le passé porte la personne sous forme de courte désinence : гадав-сми est я гадав (« je pensais »), був-сми est я був (« j’étais »), et -с marque ти. Lisez aussi шо comme що, et пражит comme пражить (« brûle », en parlant du soleil) : le dialecte laisse tomber le signe mou à la troisième personne.
Les verbes pronominaux finissent en -си : продавси est продався (« s’est vendu »), обтулюйтеси est l’ukrainien standard обтуляйтеся (« enveloppez-vous »). Après une consonne molle, le dialecte écrit є là où l’ukrainien standard a я : лахмітє est лахміття (« haillons »), сарачєта est сарачата (« pauvres petits », de сарака, « pauvre hère »). Et би-м est я б (« je voudrais »).
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Ivan parle à sa colline comme à une personne, et la traduction de la phrase entière dans Reader démêle le dialecte de « Ото-с ні, небоже, зібгав у дугу! Але доки ні ноги носє, то мус родити хліб! » (« Regarde comme tu m’as plié en arc, mon ami ! Mais tant que mes jambes me portent, tu dois faire pousser du pain ! »).
ReaderOui, chaque nouvelle est complète et en ukrainien original, mais la sélection des 21 nouvelles et leur ordre relèvent de MovaReader : Stefanyk ne les a jamais publiées ensemble sous ce titre. Elles ont été écrites entre 1897 et 1922. Камінний хрест parut d’abord en 1899 dans la revue « Літературно-науковий вісник » (Revue littéraire et scientifique) et donna son nom au recueil de 1900 ; la plus récente, Сини et Вона - земля, fut imprimée dans la même revue en 1922. Le texte provient de ses Œuvres (Твори, Українське видавництво, Lviv, 1942), sur Wikisource, et conserve la graphie de cette édition, avec les formes dialectales de l’auteur et les terminaisons anciennes comme радости et пам’яти là où l’ukrainien d’aujourd’hui écrit радості et пам’яті.
Non, il n’y a pas de livre audio sur MovaReader : les nouvelles se lisent à l’écran. Touchez un mot pour voir sa traduction ; vous en aurez surtout besoin pour des mots dialectaux comme нендзі (de нендза, misère, pauvreté) ou борзо (vite).
Oui, avec la formule Reader. Elle aide surtout là où le dialecte déforme la grammaire, comme dans la première nouvelle : « Ніхто за нього не хотів піти заміж, бо коби то лишень діти, але то ще й біда і нестатки » (« Personne ne voulait l’épouser, car il y avait non seulement les enfants, mais aussi la misère et le dénuement »). Sans la formule, seuls les mots isolés sont traduits, dans la limite quotidienne.
Environ 5 à 8 heures, au rythme d’un lecteur qui traduit les mots en touchant, plus lentement qu’un natif. Les nouvelles sont très inégales : Палій fait environ 4 000 mots et Камінний хрест environ 3 400, tandis que sept nouvelles font moins de 600 mots et Лан moins de 200, si bien que la plupart tiennent en une seule séance.
Chaque nouvelle se suffit à elle-même, si bien que la difficulté fait des bonds plutôt qu’une progression. Les plus faciles, selon les chiffres, sont les plus courtes : Лан compte environ 6 mots par phrase, Мамин синок, Виводили з села et Синя книжечка environ 8, et Синя книжечка n’a que 2,5 % de mots longs. Les plus difficiles sont les deux nouvelles de guerre de 1922, Сини et Вона - земля, avec 16 à 17 mots par phrase, puis Камінний хрест avec 13. Commencer par Мамин синок ou Синя книжечка est une entrée plus douce que de lire dans l’ordre.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre place et les mots que vous avez ouverts. Chacune des 21 nouvelles s’ouvre depuis le sommaire de cette page, par exemple II. Камінний хрест, la nouvelle titre sur l’émigration au Canada.