I. Злодій
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La vie villageoise en Galicie, en 19 nouvelles de plus
Vassyl Stefanyk, 1942
Dix-neuf nouvelles complètes de Vassyl Stefanyk, dans l’ukrainien original, parues entre 1897 et 1929, et non adaptées. Elles complètent La Croix de pierre et autres nouvelles, premier recueil de Stefanyk du catalogue, sans aucune nouvelle en commun. Elles s’adressent aux apprenants de niveau C1, ou aux lecteurs B2 solides prêts pour le parler de Pokoutie, dans l’ouest de l’Ukraine, qui remplit les dialogues et une grande partie de la narration. Environ 19 700 mots en 19 chapitres, une nouvelle par chapitre, de 500 à 1 900 mots environ.
Avant
Au niveau B2, les nouvelles sont courtes et les scènes simples, mais des formes comme шо, меш, як-єс, мнєкий et боїтси vous arrêteront presque à chaque réplique, et la narration en emploie aussi.
B2Ce texte
Au niveau C1, on lit en touchant les mots : les mêmes formes pokoutiennes reviennent dans chaque nouvelle, et les lecteurs de Камінний хрест reconnaîtront la plupart d’entre elles ; les phrases les plus longues se trouvent dans Дід Гриць et Роса, les plus simples dans Лесева фамілія.
Voir ce passageAvec de la marge
Au niveau C2, seuls quelques mots rares de la ferme, de l’Église et de la domination autrichienne (ґрейцар, орчик, кременал) demandent encore une touche ; le reste se lit pour le style sobre, presque parlé, de Stefanyk.
Commencer la lectureLes phrases comptent 12 mots en moyenne, et seuls 5,0 % des mots ont 9 lettres ou plus : la même proportion que dans La Croix de pierre et autres nouvelles (5,0 %, C1), et bien en dessous des 7,4 % de Тіні забутих предків. Ce qui en fait un texte C1, c’est le parler de Pokoutie, la région natale de Stefanyk. Le texte écrit шо pour що 220 fois ; les verbes réfléchis se terminent en -си au lieu de -ся dans plus de 200 formes (боїтси, дивиси, лишилиси), et си apparaît seul 28 fois de plus ; plus de 200 mots écrivent є là où l’ukrainien standard a я (мнєкий, весілє, взєв, тєжко) ; 73 fois, une terminaison personnelle s’accroche à un petit mot (би-м, шо-м, аби-сте). De courts mots dialectaux reviennent sur chaque page : ци (si, est-ce que) 30 fois, аді (regarde) 23, дес (quelque part) 21, біг-ме (par Dieu) 18, гет (tout à fait) 16, коби (si seulement) 15, відай (probablement) 13. Les dialogues occupent 487 des 802 paragraphes, si bien que le dialecte quitte rarement la page. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’une certification.
Українське видавництво, 1942. Wikisource
Dans la nouvelle-titre, un paysan surprend un voleur dans son cellier, la nuit, et le terrasse d’un coup de bûche ; il fait alors venir deux voisins, et les trois hommes font asseoir le voleur ensanglanté à table avec de la vodka, du pain et du lard, pendant qu’ils discutent de ce qu’il mérite. Les dix-huit autres nouvelles se passent dans les villages de Pokoutie, entre les années 1890 et 1920 : une réunion du conseil villageois dans une salle qui sert aussi de salle de choléra, une grand-mère, la veille de Noël, qui écoute une lettre de son fils détenu dans la prison de Stanislaviv, une bagarre de noce qui laisse deux riches paysans morts et un village qui tient son propre procès, de vieux hommes qui se retrouvent chaque dimanche chez le barbier, un vieil ami sourd qui entend à nouveau la musique, des marchandes du marché qui organisent une réunion interdite pour un fils emprisonné à cause de journaux, un mourant qui refuse de se repentir d’un péché commis à propos de sa terre, et les souvenirs de Stefanyk sur la ville de Sniatyn. La suite n’est pas révélée ici.
I. Злодій
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X. Лист
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Choisissez un mot souligné.
Le parler de Pokoutie accroche souvent la personne à un petit mot plutôt qu’au verbe : як-єс ліз signifie як ти ліз (quand tu as grimpé), би-с дух спустив signifie ти б дух спустив (tu rendrais l’âme). Меш est la forme locale courte de будеш, si bien que як меш бити signifie як будеш бити (quand tu me battras).
Колєда, колідувати et заколідуют sont les formes dialectales de коляда, колядувати et заколядують : les chants de Noël et le fait de les chanter. Les verbes à la troisième personne perdent le signe mou (поведут, наслухают pour поведуть, наслухають), et l’instrumental se termine en -ов, si bien que із скрипков est зі скрипкою (avec un violon).
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Le voleur battu répond au fermier par une réplique que la traduction de phrases entières de Reader rend limpide : « Нашо, аби гірше боліло, як меш бити, кров то є сама біль » (À quoi bon, pour que ça fasse plus mal quand tu me battras ? Le sang, c’est la douleur même).
ReaderOui, chaque nouvelle est complète et en ukrainien original, mais la sélection des 19 nouvelles et leur ordre sont le choix du catalogue : Stefanyk ne les a jamais publiées ensemble sous ce titre. Elles complètent La Croix de pierre et autres nouvelles, sans aucune nouvelle en commun, et ne retiennent que des nouvelles parues avant 1929. Les plus anciennes, Лист, У корчмі et Побожна, sont parues en 1897 dans le journal de Tchernivtsi « Праця » (Le Travail) ; Злодій a d’abord paru dans le recueil Дорога (1901) ; la plus récente, Дурні баби, dans la revue lvovienne « Проти хвиль » en 1929. Le texte provient de ses Œuvres (Твори, Українське видавництво, Lviv, 1942) sur Wikisource et garde l’orthographe de cette édition, avec les formes dialectales de l’auteur, des terminaisons anciennes comme крови et смерти (aujourd’hui крові et смерті) et des graphies galiciennes comme кляса et парлямент. Certaines nouvelles emploient un terme de l’époque pour désigner les Juifs, aujourd’hui offensant ; il est conservé tel quel.
Non, il n’existe pas de livre audio sur MovaReader : les nouvelles se lisent à l’écran. Touchez un mot pour voir sa traduction ; vous en aurez surtout besoin pour des mots dialectaux comme відай (probablement) ou ґрейцар (une petite pièce autrichienne).
Oui, avec l’abonnement Reader. Il aide surtout lorsque le dialecte tord la grammaire, comme lorsque le vieux Hryts, sourd, dit : « Мука бути глухому, слова в’єнут на язиці » (C’est un supplice d’être sourd, les mots se fanent sur la langue). Sans l’abonnement, les mots isolés se traduisent jusqu’à la limite quotidienne.
Environ 3 à 5 heures, au rythme de quelqu’un qui lit avec la traduction des mots, plus lentement qu’un natif. Les nouvelles sont inégales : Злодій et Засідання font environ 1 900 mots chacune et Суд environ 1 700, tandis que Межа en compte environ 500, et Скін, Роса et Слава-Йсу environ 600 ; chaque nouvelle tient donc dans une seule séance.
Chaque nouvelle se suffit à elle-même, si bien que la difficulté fait des bonds plutôt qu’elle ne croît. Les phrases les plus simples sont dans Лесева фамілія (environ 8,5 mots par phrase), Побожна et Осінь (environ 10) ; les plus longues dans Дід Гриць et Роса (environ 18), puis Вістуни et Лист (environ 17). Les mots longs restent entre 3 % et 7 % dans toutes les nouvelles, sauf la dernière, Слава-Йсу, un souvenir rédigé dans une langue plus savante, avec 11,7 % de mots longs et moins de dialecte. Лесева фамілія ou Побожна constitue une entrée en douceur.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre place et les mots que vous avez ouverts. Chacune des 19 nouvelles s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple X. Лист, la lettre de prison de la veille de Noël.