I. Краса і сила
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Voleurs, batteuse à vapeur, pique-nique (B2)
Volodymyr Vynnytchenko, 1930
Trois récits complets de Volodymyr Vynnytchenko en ukrainien original, non adaptés : Beauté et force, Près de la machine et Contrastes, ses premiers textes en prose publiés (1902-1904). La sélection est celle de MovaReader. Elle convient aux lecteurs de niveau B2 qui aiment les scènes vives, menées par le dialogue, dans la vie des petites villes et des villages vers 1900 : des voleurs à la foire, des ouvriers agricoles près d’une batteuse à vapeur, un pique-nique dans la steppe. Environ 30 300 mots en trois récits, 9 mots par phrase en moyenne.
Avant
En B1, le dialogue se suit facilement, mais près d’un mot sur dix est long, et l’orthographe de 1930 ainsi que les formes parlées (одчепись, здригнувсь, сказать) ajoutent une seconde couche de mots inconnus.
B1Ce texte
En B2, la lecture est fluide : phrases courtes et beaucoup de dialogues. Les mots plus rares, les anciennes graphies et le parler teinté de russe se gèrent en touchant un mot.
Voir ce passageAvec de la marge
En C1, on lit librement ; seuls l’orthographe de 1930, les mots de la ferme autour de la batteuse (соломотряс, ожеред, полова) et les répliques mêlant russe et ukrainien vous arrêtent encore.
Commencer la lectureLes phrases sont courtes, 9 mots en moyenne, car l’essentiel du livre est parlé : environ trois paragraphes sur quatre sont des répliques de dialogue. Le vocabulaire fixe le niveau : 9,0 % des mots ont 9 lettres ou plus, un peu moins que dans Le Moment et autres récits de Vynnytchenko (9,8 %, B2), nettement plus que Fata Morgana de Kotsiubynsky (6,4 %), et sous le seuil de 10 % au-delà duquel Boa constrictor d’Ivan Franko (10,0 %) passe en C1. Deux couches de formes anciennes ajoutent du travail. L’édition de 1930 garde l’orthographe de son époque : le préfixe од- à la place de від- (одчепись, одповідає, оддам) plus de 120 fois, contre 25 mots avec від-, des génitifs comme смерти, злости, делікатности, le ґ dans енерґійно, шклянку et лямпочка, et зідхнув pour зітхнув (15 fois). Les personnages parlent aussi un ukrainien oral et relâché : des formes passées comme здригнувсь et вилаявсь (42 en -всь), des infinitifs comme сказать et лякаться, et, à la foire comme au poste de police, un mélange de russe et d’ukrainien (Ах, какиї ви стали скупиї). Contrastes est le récit le plus dense, avec 11,8 mots par phrase. Des mots longs sous le seuil de 10 % et l’absence de dialecte régional maintiennent le niveau B2. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’une certification.
Книгоспілка, 1930. Wikisource
Les trois premiers récits de Vynnytchenko, publiés dans la revue kiévienne Kievskaya Starina en 1902-1904, alors qu’il était jeune étudiant ; quelques années plus tard, Ivan Franko saluera son premier livre comme l’œuvre d’un talent rare et puissant. Beauté et force commence à Sonhorod, petite ville assoupie où le vent semble lui-même chuchoter. Ilko Chubaty, jeune, beau et voleur le plus connu de la ville, somnole près de sa cabane de guingois quand arrive Motria : une beauté aux yeux sombres, avec un enfant d’Andrii Holub, un autre voleur, qui la bat. Elle rit, taquine et provoque Ilko ; de cet après-midi d’été à une nuit d’automne pluvieuse à la fenêtre du poste de police de la ville, les trois sont pris dans un nœud d’amour, d’orgueil et de violence. Près de la machine raconte une journée de moisson brûlante auprès de la batteuse à vapeur d’un propriétaire terrien : le jeune intendant Gudzinsky, que les paysans appellent Gudzyk (« Bouton »), guette sans cesse la route en attendant sa fiancée, une modiste de la ville, pendant que les ouvriers s’impatientent au sujet de leur salaire. Dans Contrastes, Hlykeria, une jeune femme aisée, flotte au milieu d’un joyeux pique-nique aux côtés de son fiancé Ivan, qui prêche qu’il faut vivre chaque instant pleinement ; sur le chemin du retour à travers la steppe, leurs attelages croisent une colonne d’ouvriers agricoles affamés, couverts de poussière, qui cherchent du travail depuis deux semaines. La suite n’est pas révélée ici.
I. Краса і сила
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II. Біля машини
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Choisissez un mot souligné.
Vynnytchenko laisse ses personnages et son narrateur utiliser des terminaisons parlées : здригнувсь pour здригнувся (« sursauta ») et лякаться pour лякатися (« avoir peur »). Ce passage montre les deux formes côte à côte : quelques lignes plus loin, Ilko dit Аж здригнувся. Le livre compte 42 formes passées en -всь (вилаявсь, подививсь) et des infinitifs comme сказать et бить ; lisez-les comme les formes standard en -ся, -тися et -ти.
Au présent du narrateur, le verbe perd souvent sa dernière syllabe : клаца pour клацає (« claque »), et plus loin почина pour починає, біга pour бігає, підніма pour піднімає. Ce sont des formes parlées, non des coquilles. Remarquez aussi que la machine est décrite comme un animal : звірюка (« grosse bête »), пащу (« gueule »), залізними зубами (« avec des dents de fer »).
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Traduire la phrase entière aide pour les discours de pique-nique d’Ivan, comme « Через що ж це життя мусить бути гіршим, ніж те будуче, для якого всі так клопочуться і, головним чином, клопочуться до самої смерти?! » (« Pourquoi cette vie devrait-elle être pire que cet avenir dont tout le monde se soucie, et dont on se soucie surtout jusqu’à la mort ?! »).
ReaderIl s’agit de l’original, non d’une adaptation : trois récits complets de Volodymyr Vynnytchenko, Краса і сила (1902, d’abord imprimé sous le titre Сила і краса), Біля машини (1902) et Контрасти (1904), tous publiés pour la première fois dans la revue kiévienne Kievskaya Starina ; le dernier parut en 1904. La sélection et son ordre sont ceux de MovaReader : le premier livre de Vynnytchenko, en 1906, portait un titre proche mais contenait bien plus de récits. Le texte provient de Wikisource, du tome I (Оповідання) des Œuvres (Твори) de Vynnytchenko publiées par Knyhospilka en 1930, et il conserve l’orthographe de cette édition : одповідає pour відповідає, смерти pour смерті, енерґійно pour енергійно, зідхнув pour зітхнув.
Il n’existe pas d’audiolivre sur MovaReader : les récits se lisent à l’écran. Touchez un mot pour voir sa traduction ; vous en aurez besoin pour des mots comme зідхнув (forme ancienne de зітхнув, « soupira ») et одчепись (aujourd’hui відчепися, « laissez-moi tranquille »).
Oui, avec la formule Reader. Elle aide dans les longues réflexions du narrateur, par exemple « То була краса, що викохується тільки на Україні, але не така, як малюють деякі з наших письменників » (« C’était une beauté qui ne fleurit qu’en Ukraine, mais pas celle que peignent certains de nos écrivains »). Sans la formule, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.
Environ 5-8 heures, au rythme de quelqu’un qui lit en traduisant les mots nouveaux, plus lentement qu’un locuteur natif. Beauté et force est le plus long, environ 14 600 mots en cinq parties numérotées ; Près de la machine (environ 7 100 mots) et Contrastes (environ 8 700) prennent une ou deux soirées chacun.
Les deux premiers récits sont les plus légers. Beauté et force compte 8,4 mots par phrase et 8,4 % de mots longs, et environ quatre paragraphes sur cinq sont des dialogues ; Près de la machine compte 9,2 mots par phrase et 9,7 % de mots longs. Contrastes est le plus dense : 11,8 mots par phrase et moins de répliques parlées (moins de trois paragraphes sur cinq), puisqu’il suit les pensées d’Hlykeria. Lire dans l’ordre laisse le récit le plus difficile pour la fin.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts. Chaque récit s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple II. Біля машини, si vous voulez commencer par la journée de moisson à la batteuse.