I. Сойчине крило
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Cinq récits de Franko, de 1884 à 1905
Ivan Franko, 1957
L’original complet en ukrainien, pas une adaptation : cinq récits d’Ivan Franko, du dîner de famille comique daté de 1884 jusqu’à la longue confession de Сойчине крило (L’Aile du geai), écrite en 1905, réunis ici par MovaReader. Le livre s’adresse aux apprenants de niveau intermédiaire supérieur qui veulent la prose plus tardive et psychologique de Franko, à côté de ses croquis de rivières et de nature : environ 31 900 mots en 5 récits, de 1 900 à 13 100 mots chacun.
Avant
Au niveau B1, le dialogue de Щука et de На лоні природи est à votre portée, mais les longs paragraphes réflexifs de Сойчине крило et les formes galiciennes comme тямиш ou мойого rendent la plupart des pages lentes.
B1Ce texte
Au niveau B2, vous pouvez le lire récit par récit : commencez par les courts Щука ou На лоні природи, puis passez aux deux longs récits une fois que тямиш, відки et les génitifs en -ости vous sont familiers.
Voir ce passageAvec de la marge
Au niveau C1, les récits se lisent librement ; seuls les mots galiciens, ainsi que le latin et l’allemand du narrateur de Сойчине крило, vous arrêteront de temps en temps.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 11 mots, et 9,3 % des mots ont 9 lettres ou plus. Le livre se place donc à côté de Малий Мирон та інші оповідання (13 mots, 9,6 %, B2) et bien en dessous d’Іван Іванович та інші оповідання, classé C1 avec 12,8 % de mots longs. Près de la moitié des paragraphes (454 sur 977) sont des répliques, ce qui allège beaucoup de pages. Ce qui ralentit le lecteur, c’est l’ukrainien galicien de l’édition de 1957 : тямиш et тямлю pour пам’ятаєш et пам’ятаю (45 fois), мойого et свойого pour мого et свого (26 fois), відки pour звідки (11 fois), une quarantaine de génitifs en -ости comme радости et наївности, et 66 mots en alphabet latin, le latin, l’allemand et le polonais des Galiciens instruits (Aequam servare mentem, Geschäftsmann). C’est bien plus léger que le dialecte houtsoule qui classe Тіні забутих предків en C1, donc le livre est B2, dans le haut du niveau. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’une certification.
Книгоспілка, 1957. Wikisource
Dans Сойчине крило, un fonctionnaire de quarante ans, qui vit seul selon des règles strictes de calme, projette de fêter le Nouvel An tout seul, jusqu’à l’arrivée d’une épaisse lettre venue de Port-Arthur assiégé, signée « Твоя Сойка » (Ta Geai), avec une aile de geai à l’intérieur. Elle vient de Maria, la fille du garde forestier qu’il a aimée trois étés plus tôt et qui s’est enfuie avec un jeune stagiaire aux manières lisses ; sa lettre raconte où ce chemin l’a menée à travers l’Empire russe. Dans Батьківщина (La Patrie), le narrateur, qui traverse les monts Boïko, retrouve son camarade d’école Opanas Morymukha, le pitre de la classe qui ne cessait de parler de son village natal. Opanas a vendu pour presque rien la ferme familiale et enseigne désormais dans une école de montagne isolée ; un soir, il accepte de dire pourquoi. Щука (Le Brochet) suit un gros brochet endormi sous une souche et les gens qui veulent le pêcher ; На лоні природи (Au sein de la nature) envoie deux frères à la rivière Stryï, un jour d’été, avec un fusil et de grands projets ; et dans Пироги з черницями (Les Pâtés aux myrtilles), le petit Leibunio Goldbaum apprend de son père ce qu’est un homme d’affaires, devant une assiette de pâtés aux myrtilles. La suite n’est pas révélée ici.
I. Сойчине крило
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II. Батьківщина
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Choisissez un mot souligné.
Tout ce passage est la lettre de Maria au narrateur : ти et твоєї хати le désignent donc lui, et le passé en -ла (прийшла, наблизилася) indique que l’auteure est une femme. Сойка, le geai, est aussi féminin, c’est pourquoi Maria appelle l’oiseau моя суперниця, « ma rivale ». Après un comparatif, як signifie « que » : вчасніше, як звичайно, « plus tôt que d’habitude ».
Каварня est le mot galicien (du polonais kawiarnia) pour кав’ярня, et la phrase suivante emploie la forme standard, si bien que vous voyez les deux côte à côte. Свойого часу est la graphie de l’édition pour свого часу, « en son temps », qu’Opanas prononce ensuite de la manière standard. Лице кров з молоком, littéralement « un visage de sang et de lait », est une image figée de l’ukrainien pour un teint sain et rose.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Quand le narrateur voit deux verres à vin dressés pour un invité qu’il n’attend plus, il éclate de rire : « Минулося моє гречане » (mes beaux jours de sarrasin sont passés) ; la traduction de la phrase entière dans Reader montre que cette expression populaire signifie que son temps d’amour et de réjouissances est révolu.
ReaderOui, chaque récit est complet et non abrégé. La sélection et le titre sont ceux de MovaReader : cinq récits tirés du volume V des Œuvres de Franko en 20 volumes (Knyhospilka, New York, 1957), via Wikisource. Сойчине крило a été écrit en 1905 pour le recueil lvivien de Franko На лоні природи і інші оповідання ; Батьківщина, écrit à l’été 1904, a été imprimé à Kiev à l’automne de la même année, puis publié dans le Літературно-науковий вістник de Lviv en 1905 ; Щука a paru pour la première fois en 1899, На лоні природи en 1890, et Пироги з черницями est daté de 1884. L’orthographe est celle de cette édition : des formes comme тямиш, мойого ou радости restent telles qu’imprimées. Пироги з черницями emploie un terme pour désigner les Juifs, aujourd’hui offensant, et sa satire s’appuie sur les stéréotypes de son époque.
Il n’existe pas de livre audio sur MovaReader : les récits se lisent à l’écran, et un clic sur un mot affiche sa traduction. Vous en aurez besoin pour les mots galiciens comme тямиш (vous vous souvenez), que Maria répète tout au long de sa lettre dans Сойчине крило, et черниці (myrtilles) dans Пироги з черницями.
Oui, avec la formule Reader. Elle aide surtout pour les tournures galiciennes, par exemple « Волю багато грошей, ніж трохи пирогів » (je préfère avoir beaucoup d’argent que quelques pâtés) dans Пироги з черницями, où волю vient de воліти, « préférer », et non de воля, « liberté ». Sans la formule, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.
L’ensemble du recueil prend environ 5 à 9 heures, au rythme de quelqu’un qui lit en traduisant les mots nouveaux. Les trois courts récits, Пироги з черницями (environ 1 900 mots), Щука (environ 2 300) et На лоні природи (environ 3 500), se lisent chacun en une soirée ; Батьківщина (environ 11 100 mots en huit parties) et Сойчине крило (environ 13 100 mots) demandent deux ou trois soirées chacun.
La difficulté est assez régulière. Le récit le plus accessible est IV. На лоні природи, avec le moins de mots longs (8,0 %) et beaucoup de dialogues, même si ses phrases comptent en moyenne 12,5 mots ; III. Щука a 10,7 mots par phrase et 8,8 % de mots longs. I. Сойчине крило a des phrases courtes (9,8 mots) mais le plus de mots longs (9,7 %), ainsi que le latin et l’allemand de son narrateur ; II. Батьківщина se situe au milieu (11,2 mots, 9,4 %) ; et V. Пироги з черницями a les phrases les plus longues (16,2 mots). Commencer par les deux courts récits sur les rivières est une bonne idée.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, pour revenir d’un récit à l’autre. Chacun des cinq récits s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple II. Батьківщина, où le narrateur retrouve son ancien camarade d’école dans un village de montagne.