I. Як Юра Шикманюк брів Черемош: частина 1
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Un conte houtsoul et un drame de Cracovie par Franko
Ivan Franko, 1959
L’original complet en ukrainien, non une adaptation : deux récits d’Ivan Franko, le conte houtsoul du vieux Yura Shykmaniuk, écrit en 1903, et На вершку (Au sommet), un récit de jeunesse de 1880 sur des étudiants dépensiers dans un hôtel de Cracovie, réunis ici par MovaReader. Il s’adresse aux apprenants de niveau intermédiaire supérieur qui veulent le parler d’un village des Carpates à côté du bavardage d’un salon urbain : environ 29 200 mots en 11 chapitres, le conte houtsoul en trois longues parties (d’environ 5 000 à 6 600 mots chacune) et На вершку en huit courtes (d’environ 1 200 à 2 200 mots).
Avant
En B1, le dialogue de На вершку est accessible, mais les longs monologues intérieurs du vieux Yura et son parler houtsoul (дєдю, мой, сардак) rendent la plupart des pages lentes.
B1Ce texte
En B2, vous pouvez le lire partie par partie : les courts chapitres de На вершку conviennent à une séance rapide, et les trois longues parties de l’histoire de Yura se lisent bien une fois que la traduction au toucher prend en charge les mots houtsoul.
Voir ce passageAvec de la marge
En C1, les deux récits se lisent librement ; seuls les mots houtsoul et les bribes d’allemand et de latin des étudiants de Cracovie vous arrêteront de temps en temps.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 13 mots, et 8,3 % des mots ont 9 lettres ou plus. C’est proche de Малий Мирон та інші оповідання de Franko (13 mots, 9,6 %, B2) et bien en dessous d’Іван Іванович та інші оповідання, classé C1 avec 12,8 % de mots longs. Le conte houtsoul est la partie à surveiller : son parler emploie дєдю et дєдику pour « papa » (12 fois), les exclamations мой et ади (18), Госпідку pour « Seigneur », et des mots de montagne comme сардак, постоли, оборіг et головатиця, le huchen que Yura trouve dans la rivière (53 fois). Sans compter головатиця, nous avons relevé environ 7 mots de ce type pour 1 000, soit moins de la moitié des 16 pour 1 000 trouvés avec la même liste dans Тіні забутих предків, classé C1 parce que le dialecte remplit aussi sa narration ; ici le narrateur écrit l’ukrainien galicien standard de son époque. L’édition garde aussi des formes comme свойого et мойого (24 fois), звільна pour « lentement » (19), відки pour звідки (14) et des génitifs comme смерти et слабости. На вершку n’a presque pas de dialecte, mais des phrases plus longues (14 mots contre 12,6 dans le conte houtsoul). Le livre est donc B2. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’un certificat.
Книгоспілка, 1959. Wikisource
Le vieux Yura Shykmaniuk, veuf houtsoul d’un village du Tcheremosh, s’installe chez son fils Vasyl après la mort de sa femme, mais sa belle-fille veut que sa terre soit cédée tout de suite, et il part en colère. À l’auberge de l’autre côté de la rivière, l’aubergiste juif Moshko écoute son chagrin, et pour se venger de son fils, Yura lui cède sa terre en échange de sa pension jusqu’à sa mort. Puis les ragots du village, une visite chez le médecin et un procès perdu au tribunal de Kosiv le retournent contre Moshko, et une nuit Yura prend sa hache pour traverser le Tcheremosh vers l’auberge. Entre les parties, un démon noir et un esprit blanc discutent de ce dont des gens comme Yura sont capables. На вершку se déroule dans un hôtel de Cracovie, où l’étudiant Ezhen a passé trois semaines et une petite fortune avec ses amis Jean et Simon et deux jeunes femmes, jusqu’à ce qu’un journal apporte des nouvelles du tribunal pénal de Lviv. La suite n’est pas révélée ici.
I. Як Юра Шикманюк брів Черемош: частина 1
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II. Як Юра Шикманюк брів Черемош: частина 2
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Choisissez un mot souligné.
Moshko parle à Yura avec ви et вам (переберіться, вам нагадує), le respect qu’un aubergiste montre à un client plus âgé, tandis que Yura l’appelle simplement Мошку, le vocatif. Хто dans « якби мені хто » et « якби хто мене різав » signifie « quelqu’un », un emploi ancien de хтось. Та же au début de la réplique de Yura fonctionne comme адже : « mais enfin ».
Le froid de la rivière est décrit en trois comparaisons avec мов et немов би, « comme si » : des bottes de glace, des rasoirs tranchants, des chaînes de fer. Lisez chacune comme une image entière plutôt que mot à mot. Обі ноги est la forme de cette édition pour обидві ноги, « les deux jambes », et звільна signifie « lentement ».
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Quand Yura tente d’expliquer son chagrin, il dit « Так якби мені хто перед очима світ на ґудз зав’язав » (comme si quelqu’un avait noué le monde en un bouton devant mes yeux) ; la traduction de la phrase entière dans Reader montre qu’il veut dire que tout s’est assombri pour lui.
ReaderOui, les deux récits sont complets et non abrégés. La sélection et le titre sont ceux de MovaReader : deux récits du tome VI des Œuvres en 20 volumes d’Ivan Franko (Knyhospilka, New York, 1959), via Wikisource. Як Юра Шикманюк брів Черемош a été écrit en 1903 et publié pour la première fois dans la revue Літературно-науковий вістник de Lviv en 1906. На вершку est daté d’août 1880, du village de Bereziv, mais il n’a pas été imprimé du vivant de Franko : Mykhaïlo Voznyak le publia pour la première fois d’après ses papiers en 1928. L’orthographe est celle de cette édition, de sorte que des formes comme свойого, відки ou смерти restent telles qu’imprimées. Le conte houtsoul emploie un terme d’époque pour désigner les juifs, aujourd’hui offensant.
Il n’y a pas de livre audio sur MovaReader : les récits se lisent à l’écran, et un toucher sur un mot en affiche la traduction. Vous en aurez besoin pour des mots houtsoul comme головатиця (le huchen, un grand poisson de rivière que Yura trouve au gué) et дєдику (papa), que Vasyl emploie quand il persuade son père de rentrer.
Oui, avec le forfait Reader. Il aide pour les tournures houtsoul, comme « Моя біда в дуди грає » (littéralement « mon malheur joue de la cornemuse »), la façon qu’a Yura de dire que le malheur a pris sa vie. Sans le forfait, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.
Le livre entier prend environ 5 à 8 heures, au rythme de quelqu’un qui lit avec traduction des mots nouveaux. Як Юра Шикманюк брів Черемош (environ 17 600 mots) se présente en trois longues parties d’environ 5 000 à 6 600 mots, une ou deux soirées chacune ; На вершку (environ 11 600 mots) en huit courtes parties d’environ 1 200 à 2 200 mots, adaptées à des séances plus brèves.
Les deux récits diffèrent par nature. L’histoire de Yura a des phrases plus courtes (12,6 mots) et moins de mots longs (7,9 %), mais la plupart du vocabulaire houtsoul. На вершку a des phrases plus longues (14,1 mots) et plus de mots longs (9,0 %), avec des pics à 11 % dans ses parties 1, 5 et 8, mais les deux tiers de ses paragraphes sont des dialogues (199 sur 301). Le chapitre le plus léger est X. На вершку : частина 7 (5,8 % de mots longs, 12,6 mots par phrase) ; le plus difficile est IV. На вершку : частина 1, où les phrases font presque 17 mots en moyenne.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière place et les mots ouverts, pour reprendre partie par partie. Chacun des 11 chapitres s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple IV. На вершку : частина 1, si vous voulez commencer par le récit de Cracovie.