Parte A
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Un essai de la génération de 98 sur l’Espagne, pour le niveau C2
Ángel Ganivet, 1897
L’essai d’Ángel Ganivet, dans l’édition de Grenade de 1897, intégral et non adapté. Dans le catalogue, il est classé C2 : environ 41 500 mots et 44 mots par phrase en moyenne. Un diplomate de Grenade, écrivant depuis la Finlande, se demande quel est le caractère espagnol et où l’Espagne a fait fausse route ; les trois parties, imprimées A, B et C, vont du stoïcisme et de la justice à la politique étrangère, jusqu’au remède contre l’apathie nationale.
Avant
Au niveau C1, les longues phrases enchaînées et les termes abstraits vous arrêteront souvent, et la partie A, avec son histoire du stoïcisme et de la philosophie, demandera le plus de traduction mot à mot.
C1Ce texte
Vous pouvez le lire au niveau C2 : les phrases sont longues mais leur logique est claire ; traduisez les mots un à un, et traduisez la phrase entière dans les passages les plus longs de la partie A.
Voir ce passageLa phrase moyenne compte 44 mots, et les trois parties sont équilibrées : environ 45 mots dans la partie A, 44 dans B et 44 dans C. Environ un mot sur sept fait 9 lettres ou plus. Pour comparaison, Ariel de Rodó, également C2, compte en moyenne 46 mots par phrase, tandis que Facundo (30) et Del sentimiento trágico de la vida d’Unamuno (25) se situent en C1. Ganivet enchaîne les propositions avec des points-virgules et de longues conditions, et son vocabulaire est abstrait (espíritu territorial, aboulía, estoicismo) : il n’y a donc pas de passage facile où commencer. D’où le C2. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’une certification.
Viuda e Hijos de Sabatel, 1897. Internet Archive
Ganivet part d’une énigme : pourquoi le dogme de l’Immaculée Conception remue-t-il si profondément les Espagnols, et que dit cela de l’âme nationale ? La partie A cherche les racines du caractère espagnol dans le stoïcisme de Sénèque, dans le catholicisme, dans le sens espagnol de la justice, dans l’attachement au territoire et dans l’art. La partie B aborde la politique étrangère et fait le tour de l’horizon : Gibraltar et le Portugal, l’Amérique, l’Afrique et la Méditerranée. La partie C se demande ce qu’il faut faire chez soi et donne un nom au mal national. Le remède qu’il propose n’est pas révélé ici.
Parte A
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Parte B
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Choisissez un mot souligné.
Ganivet bâtit le paragraphe sur le schéma no..., ni..., ni...; sino..., suivez donc les trois négations jusqu’au sino qui leur répond. Vers la fin, « que á nacer más tarde ... quizás no naciera » signifie « s’il était né plus tard ... il se peut qu’il ne soit pas né » : á suivi d’un infinitif remplace si, et naciera est l’imparfait du subjonctif. Le á est l’ancienne graphie accentuée de la préposition a, utilisée partout dans ce livre.
La « Rosa de los vientos » est une rose des vents, et chaque royaume reçoit sa direction : la Castille au sud, l’Aragon à l’est, les Amériques à l’ouest, les Pays-Bas au nord. Attention aux anciennes graphies : ú oriental (ú est la conjonction o, « ou », écrite u devant un mot qui commence par o), mútuos pour mutuos et Santa Fé pour Santa Fe. La longue phrase tient ensemble grâce à y et aux virgules entre les directions : repérez donc d’abord les verbes : unieron, ayudó, nacía, vino.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Le livre s’ouvre sur une seule phrase de 147 mots (Muchas veces, reflexionando sobre el apasionamiento con que en España ha sido defendido y proclamado el dogma de la Concepción Inmaculada, se me ha ocurrido pensar que...) : la traduire entièrement dans Reader montre comment ses propositions s’articulent.
ReaderC’est l’original, non un abrégé pour apprenants : l’essai complet d’Ángel Ganivet, les trois parties, tel qu’imprimé dans la première édition (Grenade, Viuda e Hijos de Sabatel, 1897), sans la dédicace ni la liste des errata. Le texte provient d’un scan de l’Internet Archive et a été nettoyé de son OCR, donc quelques mots mal lus peuvent subsister ; les anciennes graphies de l’auteur (á, ó, fué) sont conservées. Le livre n’a pas de titres de parties, seulement les lettres A, B et C, et la table des matières les présente donc comme Parte A, Parte B et Parte C.
Idearium español n’a pas de livre audio sur MovaReader : ici, l’essai se lit à l’écran. La traduction apparaît quand vous touchez un mot, et vous en aurez le plus besoin pour les mots abstraits et anciens comme aboulía, mútuos ou cimiento.
Oui, avec la formule Reader. Elle aide surtout dans les phrases les plus longues, comme la phrase d’ouverture du livre, de 147 mots, qui commence par Muchas veces, reflexionando sobre el apasionamiento con que en España ha sido defendido... Sans la formule, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.
L’essai entier prend environ 7-12 heures : le rythme de quelqu’un qui lit avec traduction des mots nouveaux, plus lent qu’un locuteur natif. Il compte trois parties d’environ 19 700, 14 500 et 7 300 mots, et les paragraphes sont longs : quelques pages à la fois forment une portion confortable.
Il reste le même du début à la fin : environ 45 mots par phrase dans la partie A, 44 dans B et 44 dans C. Si vous voulez un début plus doux, la partie C est la plus courte, avec environ 7 300 mots, mais ses phrases sont tout aussi longues.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, afin que vous puissiez reprendre l’essai là où vous l’avez laissé. Chacune des trois parties s’ouvre aussi depuis la table des matières de cette page.