I. Харитя
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Enfants de village et vieille Peur (B2)
Mykhailo Kotsiubynsky, 1955
Sept récits anciens et complets de Mykhailo Kotsiubynsky en ukrainien, non adaptés, écrits entre 1886 et 1902. La sélection est celle de MovaReader : quatre récits d’enfants et de vieillards dans des années difficiles, dans un village et dans une petite ville, une courte étude sur un écrivain au chevet de sa fille gravement malade, l’esquisse d’une visite d’été chez un oncle et une tante, et Хо, un conte littéraire sur la Peur qui marche parmi les hommes. C’est pour les apprenants de niveau B2 qui veulent des récits courts et achevés, proches de la vie des villages ukrainiens dans les années 1890. Environ 25 000 mots en 7 chapitres, un récit par chapitre, 11 mots par phrase en moyenne.
Avant
En B1, les longs paragraphes descriptifs, comme le champ de moisson de Харитя, et les formes anciennes de l’édition de 1955 (межи, котрий, од, заблудивсь) vous arrêteront presque à chaque ligne, et Хо encore plus. Хо existe aussi dans le catalogue sous forme de réécriture en ukrainien moderne simple, au niveau A2.
B1Ce texte
En B2, vous pouvez le lire : les six récits plus courts vont d’environ 2 000 à 3 400 mots, les enfants et les vieillards parlent simplement, et Хо est la marche plus haute à la fin.
Voir ce passageAvec de la marge
En C1, les récits se lisent sans effort ; seuls les mots du village des années 1890 (карнавка, десятник, пуд) et l’ancienne orthographe vous feront encore marquer une pause.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 11 mots, et 9,2 % des mots ont 9 lettres ou plus, un peu moins d’un sur dix. Le livre se place donc à côté de Дорогою ціною, autre titre de Kotsiubynsky classé B2 (11,7 mots, 8,8 %), et du Малий Мирон та інші оповідання d’Ivan Franko (12,9 mots, 9,6 %, B2), mais sous la barre d’un mot sur dix des livres C1 comme Boa constrictor (10,0 %). La difficulté n’est pourtant pas régulière. Les six premiers récits restent entre 6,7 % et 8,9 % de mots longs, tandis que Хо, le dernier et le plus long (environ 9 400 mots, plus d’un tiers du livre), atteint 11,2 %, autant que la Nouvelle de la zone sanatoriale de niveau C1, avec des mots abstraits comme свідомість (« conscience ») et перевага (« supériorité »). L’édition de 1955 garde aussi des formes anciennes : межи pour між 19 fois, des formes de котрий là où on écrit aujourd’hui який 29 fois, од à côté de від (25 contre 63), et des passés comme заблудивсь et зупинивсь 19 fois. Plusieurs récits emploient жид et ses dérivés (19 fois), mot de l’époque pour « juif », offensant en ukrainien moderne. Il n’y a pas non plus de dialecte régional à décoder, contrairement au parler hutsoul qui fait passer Тіні забутих предків en C1. D’où le B2. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’un certificat.
Книгоспілка, 1955. Wikisource
Sept récits, chacun complet en soi. Dans Харитя (« Kharytia »), la mère d’une petite fille tombe malade au moment de la moisson, et Kharytia prend la faucille et part seule couper le seigle de la famille. Dans Ялинка (« Le Sapin »), Yakym vend le sapin que son fils Vasylko adore, et la veille de Noël il envoie le garçon le porter à travers la forêt, au moment où la neige commence à tomber. Dans Маленький грішник (« Le Petit Pécheur »), Dmytryk, huit ans, dont la mère malade porte de l’eau pour gagner sa vie, se lie avec Havrylko, un garçon des rues qui lui apprend à mendier. Dans П’ятизлотник (« La Pièce de cinq zlotys »), le vieux couple Khoma et Khyma affronte un hiver de faim, et Khyma refuse de se séparer de la pièce d’argent qu’elle garde depuis son mariage pour une petite-fille pas encore née. Цвіт яблуні (« La Fleur du pommier ») est le monologue intérieur d’un écrivain qui fait les cent pas dans son cabinet pendant que sa petite fille gravement malade repose dans la pièce voisine ; Дядько та тітка (« L’Oncle et la tante ») est un récit chaleureux des journées d’été dans une petite propriété de parents, avec des conversations sur les paysans, la poésie et les plantes qui durent jusqu’à l’aube. Хо (« Kho »), conte littéraire, suit Kho, l’esprit ancien de la Peur, sorti de la forêt pour entrer dans une chambre d’enfants, un manoir, la maison d’un fonctionnaire timide et une petite mansarde pleine de jeunes gens. La suite de chaque récit n’est pas révélée ici.
I. Харитя
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IV. П'ятизлотник
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Choisissez un mot souligné.
Le narrateur adoucit presque tout autour de la fillette : личенько (de лице, « visage »), пальчика (de палець, « doigt »), спідничкою (de спідниця, « jupe »), швиденько (de швидко, « vite »). Ils expriment la tendresse, pas le langage enfantin : lisez-les comme le nom ou l’adverbe simple. Notez aussi путається, forme ancienne de плутається (« s’embrouille »).
Оддавалася est віддавалася dans l’orthographe moderne : l’édition de 1955 écrit souvent la préposition et le préfixe від sous la forme од (le mot од seul apparaît 25 fois dans le livre). Віддаватися (за когось) signifie « se marier », dit d’une femme. Le même passage écrit завязану sans apostrophe, là où on écrit aujourd’hui зав’язану (« nouée »).
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Dans le monologue du père de Цвіт яблуні, la traduction de la phrase entière dans Reader aide à passer une image comme А моя пам’ять, той нерозлучний секретар мій, вже записує (« Et ma mémoire, ce secrétaire inséparable, prend déjà des notes »).
ReaderC’est l’original, non une adaptation : sept récits anciens et complets de Mykhailo Kotsiubynsky, réunis ici par MovaReader ; l’auteur n’a jamais publié de livre portant ce titre ni cette sélection. Харитя et Ялинка ont paru pour la première fois dans la revue pour enfants lvivoise Dzvinok en 1891, Маленький грішник dans Dzvinok et П’ятизлотник dans la revue Zoria en 1893, et Хо dans Zoria en 1894. Цвіт яблуні, écrit en 1902, a été imprimé en 1904 dans l’anthologie kiévienne Na vichnu pamiat Kotliarevskomu. Дядько та тітка, le plus ancien (écrit en 1886), n’a été imprimé qu’en 1925, après la mort de l’auteur, dans le tome V de ses Œuvres. Le texte vient de Wikisource, qui reproduit le tome I des Œuvres (Твори) de Kotsiubynsky publié par Knyhospilka à New York en 1955, et il garde l’orthographe de cette édition : межи pour між, од à côté de від, осени pour осені.
Il n’y a pas d’audiolivre sur MovaReader : les récits se lisent à l’écran, et un clic sur un mot affiche sa traduction. Vous en aurez besoin pour des mots de village comme челюсті (« la bouche du poêle »), dès la toute première phrase, et карнавка (« un tronc de quête d’église ») dans П’ятизлотник.
Oui, avec la formule Reader. Elle aide pour la parole rapide et hachée du vieux couple, comme dans Ховай, бабо, ховай! заховаєш лихий знає кому! (« Cache-le, vieille, cache-le ! Tu le cacheras pour le diable sait qui ! »). Sans la formule, toucher les mots isolés fonctionne toujours, dans une limite quotidienne.
Environ 4 à 7 heures au rythme d’un apprenant, en lisant avec la traduction des mots nouveaux. Les six premiers récits vont d’environ 2 000 mots (Харитя) à environ 3 400 (Дядько та тітка), et chacun tient en une séance ; Хо, environ 9 400 mots en cinq parties, en demande deux ou trois.
Non, cela devient plus difficile à la fin. Les six premiers récits restent entre 8,9 et 12,6 mots par phrase et entre 6,7 % et 8,9 % de mots longs : Ялинка a les phrases les plus courtes (8,9 mots) et П’ятизлотник les plus longues (12,6). Цвіт яблуні a le vocabulaire le plus léger (6,7 %) mais pas de dialogue du tout. Хо, le dernier récit et plus d’un tiers du livre, monte à 11,2 % de mots longs avec 11,6 mots par phrase ; il vaut mieux le garder pour la fin, là où le sommaire le place.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernier emplacement et les mots que vous avez ouverts, ce qui vous permet de reprendre là où vous en étiez, même au milieu d’un récit. Chaque récit s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple VII. Хо, qui commence dans une forêt encore assoupie avant l’aube.