II. Preciosa y el aire
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Un recueil de romances andalouses, niveau B2
Federico García Lorca, 1928
Le recueil de vers de Federico García Lorca dans la première édition de 1928 (Revista de Occidente), un original complet et non une adaptation. Dans le catalogue, il est classé B2 : environ 5 100 mots et 12 mots par phrase en moyenne. 18 romances (ballades) sur les gitans, la lune, le vent et la Garde civile ; la difficulté ne tient pas à la longueur des phrases, mais aux images.
Avant
En B1, les romances seront lentes : des vers courts cachent des métaphores (une lune de parchemin, un vent à l’épée chaude), et des mots comme anfibio, sonsonete ou enagua demandent un coup d’œil à la traduction.
B1Ce texte
Vous pouvez le lire au niveau B2 : les phrases sont courtes et les mots presque tous courants, si bien que ce sont les images qui demandent du travail ; touchez les mots rares et lisez chaque romance deux fois, une fois pour l’histoire et une fois pour les images.
Voir ce passageAvec de la marge
En C1, les romances se lisent librement ; restent le symbolisme propre à Lorca, la lune, le vent et la couleur verte, et des références andalouses que le texte n’explique jamais.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 12 mots, et environ un mot sur dix-huit a 9 lettres ou plus, mais en vers ces chiffres trompent : une phrase ici est un groupe entier de strophes entre deux points, découpé en vers courts, et les mots de Lorca sont pour la plupart simples. À titre de comparaison, La vida es sueño, pièce en vers du catalogue lue dans son texte intégral, compte aussi 11 mots par phrase, Niebla 13 et Martín Fierro, poème narratif, 25. Ce qui fait le B2 de ce livre, ce sont les images : une lune de parchemin, un vent à l’épée chaude, des mots rares comme glorietas ou enagua, et un monde gitan andalou que les poèmes n’expliquent jamais. Le catalogue ne place pas un original complet en dessous du B2. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’un certificat.
Revista de Occidente, 1928. Project Gutenberg
Dix-huit ballades situées dans une Andalousie imaginée, peuplée de gitans, de gardes civils et d’archanges. La lune arrive à une forge, où un garçon la fixe ; la jeune Preciosa court le long de la plage avec son tambourin pendant que le vent la poursuit ; un gitan raconte comment il a conduit une femme mariée jusqu’à la rivière ; Antoñito el Camborio est arrêté sur la route de Séville ; la Garde civile entre dans un village gitan ; et le livre se clôt sur l’histoire biblique de Thamár et Amnón. Comment chaque ballade se termine n’est pas révélé ici.
II. Preciosa y el aire
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VI. La casada infiel
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Choisissez un mot souligné.
Lisez les deux premiers vers comme Preciosa viene tocando su luna de pergamino : en vers, le complément passe avant. Sa « lune » est un tambourin (le pandero qui apparaît quelques vers plus loin). Anfibio sendero est un chemin à moitié de sable, à moitié de mer, et los gitanos del agua avec leurs glorietas de caracolas sont la mer elle-même, qui bâtit des tonnelles de coquillages. Chez Lorca, la nature est vivante : le silence s’enfuit, et la nuit est pleine de poissons.
Le poème commence par Y que, comme si l’histoire était déjà en cours : « Et puis je l’ai menée à la rivière... ». Dans creyendo que era mozuela, pero tenía marido, llevé fait avancer le récit, tandis que era et tenía donnent le contexte que le narrateur ignorait alors. Dans se apagaron los faroles et se encendieron los grillos, le se fait que les choses arrivent d’elles-mêmes : les lanternes s’éteignent et les grillons semblent s’allumer à leur place.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Dans Preciosa y el aire, le vers « ¡Preciosa, corre, Preciosa, que te coge el viento verde! » (« Cours, Preciosa, cours, le vent vert t’attrape !») se comprend mieux d’un seul tenant : traduire la phrase entière dans Reader montre comment le nom répété et le vent devenu personne forment une course haletante.
ReaderIl s’agit de l’original, non d’un abrégé pour apprenants : le livre complet de Federico García Lorca, Romancero gitano, les 18 romances (ballades), tiré de Project Gutenberg. Le lecteur suit la première édition de 1928 (Revista de Occidente, Madrid), dont la page de titre porte Primer romancero gitano, 1924-1927.
Romancero gitan n’a pas d’audio sur MovaReader : le livre se lit à l’écran. La traduction apparaît quand vous touchez un mot, et vous en aurez le plus besoin pour des mots rares comme sonsonete, glorietas ou enagua.
Oui, avec l’offre Reader. En vers, elle aide surtout là où l’ordre des mots est inversé, comme dans Su luna de pergamino Preciosa tocando viene, où traduire la phrase entière montre qui joue quoi. Sans l’offre, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.
Le livre entier demande environ 1 heure au rythme de lecture du catalogue, qui suppose la traduction des mots nouveaux ; la poésie se lit mieux lentement et plusieurs fois, donc prévoyez davantage. Les 18 romances sont courtes, d’environ 170 à 590 mots, si bien que plusieurs tiennent dans une séance.
Il est assez régulier : les romances sont écrites en vers courts, et la difficulté tient aux images, non à un passage particulier du livre. Les plus courtes, Romance de la luna, luna, Reyerta et La monja gitana (environ 170 mots chacune), sont la meilleure entrée ; la plus longue, Romance de la Guardia Civil española, compte environ 590 mots.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernier emplacement et les mots que vous avez ouverts, pour revenir au livre là où vous l’avez laissé. Chacune des 18 romances s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page.