I. Story One: The Red-Headed League
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Adaptation A2 : deux enquêtes de Baker Street
Arthur Conan Doyle
Il s’agit ici d’une version MovaReader en anglais simple, niveau A2, de deux nouvelles d’Arthur Conan Doyle, La Ligue des rouquins (1891) et La Bande mouchetée (1892), et non du texte de l’auteur lui-même. Les aventures de Sherlock Holmes, avec ses douze enquêtes, sont dans le catalogue en B2 ; ici, il n’y en a que deux, racontées avec des mots courants plutôt que victoriens, sans qu’on perde le moindre indice qui mène Holmes à la solution. Le mot par lequel Doyle désigne le peuple nomade installé sur les terres du docteur Roylott sonne aujourd’hui méprisant : cette version l’a donc remplacé par travelling people. Cela représente environ 8 500 mots en 10 chapitres, soit 1 à 2 heures de lecture, et le narrateur, comme chez Doyle, est le docteur Watson.
Avant
Par rapport au rayon A1, le changement principal tient au temps : le récit est au passé (went, took, said), et les phrases s’allongent jusqu’à 10,5 mots en moyenne, alors qu’elles en font de 6 à 8 là-bas. La longueur change aussi : 8 544 mots demandent de 1 à 2 heures, et une nouvelle A1 se lit en une heure environ.
A1Ce texte
Juste pour A2 : passés dans le récit, questions brèves de Holmes à côté de longs récits de ses clients, et des mots comme pawnbroker, snuff ou coroner expliqués là où ils apparaissent pour la première fois.
Voir ce passageAvec de la marge
Avec un B1, les deux enquêtes se résolvent en deux soirées, et la traduction ne sert presque à rien. Vient ensuite le rayon B1 en anglais, avec des textes intégraux et les phrases les plus courtes dans Fifty Famous People, de 12 mots, puis B2, avec Les Aventures de Sherlock Holmes intégrales : ces deux mêmes enquêtes dans la langue de Doyle, et dix autres, avec des phrases de 16 mots.
Commencer la lectureLe niveau A2 tient ici aux temps du passé et à une longueur de phrase qui reste dans ce niveau. La phrase moyenne compte 10,5 mots, l’un des chiffres les plus élevés du rayon A2 en anglais : un peu plus que La Petite Sirène (10,4) et Aladdin et la lampe merveilleuse (10,3), 1,2 mot de plus que Peter Pan (9,3) et 1,5 de plus que Roméo et Juliette (9,0) ; dans le rayon A1, la moyenne la plus haute est celle de La Belle au bois dormant, 7,8. Par chapitre, elle oscille entre 8,5 mots dans le III, The League Is Closed, où Holmes interroge Wilson par de courtes questions, et 11,8 dans le II, Four Pounds a Week, où Wilson raconte son histoire d’une traite. Les deux enquêtes fonctionnent ainsi : les clients racontent eux-mêmes ce qui leur est arrivé, si bien que 68 % des mots sont entre guillemets, davantage que dans n’importe quelle autre adaptation anglaise du catalogue, y compris Le Magicien d’Oz (42 %). Leurs récits avancent au Past Simple et au Past Continuous (The wind was howling, and rain was beating on the windows), le Past Perfect n’apparaît que quatre fois (I had never heard of the League), et dans les répliques on entend souvent le Present Perfect (He has helped me in many of my best cases). Les mots de 9 lettres ou plus sont 148, soit 1,7 %, comme dans Un chant de Noël : davantage que dans Ali Baba et les quarante voleurs (1,5 %) ou Robin des Bois (1,1 %), et moins que dans Alice au pays des merveilles et Le Magicien d’Oz (1,9 % chacun) ou Pinocchio (2,8 %). Les plus fréquents sont stepfather et assistant, et les réalités victoriennes sont expliquées dans la version même où elles apparaissent : snuff est du tabac à priser, dog-cart désigne une petite voiture découverte à deux roues, et coroner le magistrat qui enquête sur les morts soudaines. Dans Les Aventures de Sherlock Holmes intégrales, du rayon B2, la phrase compte 16 mots et les mots longs représentent 4,5 %, deux fois et demie plus que dans cette version. Évaluation du catalogue, non un certificat.
MovaReader. Arthur Conan Doyle, The Adventures of Sherlock Holmes (1892), Project Gutenberg
Un matin d’automne, le docteur Watson trouve chez Holmes, à Baker Street, Jabez Wilson, un prêteur sur gages corpulent à la tête d’un roux flamboyant. Il y a huit semaines, son employé, Vincent Spaulding, lui a montré une annonce de journal : la Ligue des rouquins recrute un homme roux pour un travail facile, payé quatre livres par semaine. Wilson a obtenu le poste et, chaque jour de dix heures à deux heures, il recopiait l’Encyclopædia Britannica, jusqu’au jour où il a trouvé sur la porte close une carte : la Ligue avait fermé. Holmes va voir la place Saxe-Coburg, où se trouve le magasin de Wilson, et le soir il demande à Watson d’emporter son revolver d’ordonnance. Dans le second cas, un matin d’avril 1883, arrive à Baker Street Helen Stoner, qui paraît une trentaine d’années et a déjà des cheveux blancs à force de peur. Deux ans plus tôt, deux semaines avant son mariage, sa sœur jumelle Julia est morte pendant la nuit, dans sa chambre fermée à clé, sans pouvoir dire autre chose que quelques mots sur une bande mouchetée ; à présent Helen, qui doit elle aussi se marier, doit dormir dans la chambre de sa sœur et y entend un léger sifflement en pleine nuit. Dès qu’elle est partie, fait irruption chez Holmes son beau-père, le docteur Grimesby Roylott, qui tord à mains nues un tisonnier d’acier. Ce que Holmes et Watson trouveront dans la vieille maison de Stoke Moran, le livre le raconte.
I. Story One: The Red-Headed League
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VII. The Whistle in the Night
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Choisissez un mot souligné.
Arthur Conan Doyle, The Adventures of Sherlock Holmes (1892), Project Gutenberg
Holmes explique ses déductions, et les temps alternent. You worked with it, and the muscles grew est au Past Simple : Wilson a été charpentier il y a longtemps, et ses muscles se sont développés à ce moment-là. You wear a Freemasons’ pin et where you rest it on the desk sont déjà au Present Simple, parce qu’ils parlent de quelque chose qu’il fait maintenant, par habitude. That means writing se lit « cela veut dire que vous écrivez beaucoup » : après means vient une forme en -ing et non une proposition entière. La phrase la plus curieuse est Only in China do they colour fish scales that soft pink : quand la phrase commence par only suivi d’un complément, l’auxiliaire do se place devant le sujet, comme dans une question, bien qu’ici personne ne demande rien, et cela se traduit par « ce n’est qu’en Chine qu’on colore les écailles de poisson de ce rose si doux ». They a ici valeur impersonnelle, comme un « on », et that devant l’adjectif signifie « si ». Le watch chain de la fin n’est pas une chaîne quelconque, mais la chaîne de gousset de la montre.
C’est Helen Stoner qui parle, et toute la scène repose sur deux prétérits. The wind was howling, and rain was beating on the windows est au Past Continuous : c’est le fond qui dure toute la nuit, « le vent hurlait et la pluie battait les fenêtres ». Sur ce fond, le Past Simple marque les faits isolés : I heard a woman scream, I ran into the corridor. Après hear, le verbe se met sans to : heard a woman scream se traduit « j’ai entendu une femme crier ». I seemed to hear se traduit « il me semblait entendre » : seem to ôte à Helen toute certitude. As if a heavy piece of metal fell signifie « comme si tombait un lourd morceau de métal ». Her legs gave way se traduit « ses jambes ont flanché », et a voice I shall never forget, « une voix que je n’oublierai jamais », avec shall, forme ancienne à la place de will, et sans which devant I. Les paroles de la sœur sont placées entre ‘ ’ à l’intérieur des guillemets : Helen cite Julia dans son propre récit.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Reader sert quand le sens dépend d’une construction, comme au chapitre III : As a rule, the stranger a thing is, the less mysterious it turns out to be, où le the répété devant deux comparatifs donne « plus une chose est étrange, moins elle se révèle mystérieuse ».
ReaderNon. L’anglais de ces pages est celui de MovaReader ; de Conan Doyle viennent l’intrigue, les personnages et tous les indices, mais pas les phrases. La Ligue des rouquins a paru dans The Strand Magazine en août 1891, La Bande mouchetée dans la même revue en février 1892, et la même année les deux ont été reprises dans le recueil Les Aventures de Sherlock Holmes, dont le texte du Projet Gutenberg a servi de base à cette version. La collection complète se trouve dans le catalogue en B2, avec les douze enquêtes dans la langue de Doyle ; ici se trouvent la deuxième et la huitième, environ 18 900 mots de l’original, racontés en 8 544 mots plus simples, mais avec chaque détail auquel Holmes prête attention. Doyle désigne les nomades qui campent près de Stoke Moran par un terme qui offense aujourd’hui, et à sa place on a mis travelling people. Ont été laissés de côté la phrase en latin de Holmes au premier chapitre, le nom du violoniste Sarasate au concert, la citation de Flaubert à la fin de la première enquête et Mme Farintosh, par qui Helen Stoner avait connu Holmes.
MovaReader ne propose pas ces deux enquêtes en audio, seulement en texte. Pour lire à voix haute, le mieux est le chapitre III, The League Is Closed : 79 % de ses mots sont entre guillemets, et les questions brèves de Holmes et les réponses de Wilson se répartissent sans effort entre deux voix.
Pour traduire d’un coup une phrase entière, il faut Reader : sans payer, on ne traduit que des mots isolés, et seulement jusqu’à une limite quotidienne. C’est au chapitre VIII que cela se remarque le plus, quand Holmes demande à Watson d’emporter le revolver : A revolver is a good argument with gentlemen who can tie steel pokers in knots. Good argument est ironique, « un argument de poids », who can tie introduit une proposition relative sur ces messieurs, et tie in knots signifie « faire un nœud avec quelque chose ».
Le catalogue retient de 60 à 100 mots par minute : au rythme le plus rapide, les 8 544 mots prennent 1 heure 25 minutes, et au plus lent, 2 heures 22 minutes, d’où les 1-2 heures. Chaque enquête occupe à peu près la moitié : la première compte 4 198 mots et la seconde 4 346. Les chapitres varient : le I est le plus bref, avec 615 mots pour 6-10 minutes, et le V le plus long, avec 1 297 mots pour 13-22 minutes.
La page ne marque pas de paliers : le texte reste aussi difficile du premier chapitre au dernier. Les deux enquêtes ont presque la même phrase moyenne, 10,4 et 10,5 mots, et par chapitre elle varie entre 8,5 (III) et 11,8 (II). Les mots longs abondent davantage dans la première enquête, 89 contre 59 dans la seconde, parce qu’on y retrouve assistant, advertisement et pawnbroker ; le chapitre V en compte 26, et le VI à peine 8.
Oui : session ouverte, vous retrouvez le paragraphe où vous vous étiez arrêté, et les mots déjà traduits restent enregistrés. Depuis le sommaire, vous pouvez ouvrir directement le VI, Story Two : The Speckled Band, si vous préférez commencer par la seconde enquête, qui ne dépend en rien de la première.