II. The House in the Country
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Adaptation A2 : la rose, le palais, la Bête
Jeanne-Marie Leprince de Beaumont
Vous ne lirez ni Beaumont ni une traduction de Beaumont : il s’agit d’une version que MovaReader a écrite en anglais simple à partir de La Belle et la Bête (1756), destinée à qui suit déjà une histoire au passé. Dans le rayon A2 en anglais, c’est le troisième livre, et il est presque une fois et demie plus long que Hansel et Gretel : environ 5 400 mots répartis en 9 chapitres, avec 9,9 mots par phrase et entre une et deux heures de lecture. Un marchand ruiné se perd dans une forêt enneigée, passe la nuit dans un palais désert et cueille dans le jardin une rose pour sa plus jeune fille ; le maître du palais exige sa vie en échange de cette fleur.
Avant
En A1, la difficulté ne viendra pas du vocabulaire mais du temps verbal : le rayon A1 se raconte au présent, alors qu’ici le passé gouverne dès la première phrase, avec des formes comme threw, struck ou woke et presque 10 mots par phrase ; de plus, avec environ 5 400 mots, il est bien plus long que les livres A1, qui comptent de 3 200 à 4 000 mots.
A1Ce texte
Pour A2, c’est un bon niveau : Past Simple et Past Continuous, environ 10 mots par phrase, peu de mots longs, et merchant et harpsichord sont expliqués par le texte dès leur apparition.
Voir ce passageAvec de la marge
Un lecteur de B1 parcourra ce conte en une ou deux soirées, presque sans traduire ; s’il cherche un vrai défi, il lui faut un texte intégral du rayon B2, où Le Portrait de Dorian Gray a les phrases les plus courtes, de 13 mots.
Commencer la lectureCe qui donne le niveau A2, c’est la longueur des phrases et le passé du récit ; le vocabulaire, en revanche, est plus facile qu’on ne le penserait pour un conte aussi long. La phrase moyenne compte 9,9 mots, plus que Cendrillon (9,7) et Hansel et Gretel (9,4), du même rayon A2, et deux mots de plus que le plafond du rayon A1, les 7,8 de La Belle au bois dormant. Les faits sont racontés au Past Simple, le fond au Past Continuous (it was raining and snowing hard, she was spinning wool), et de temps en temps apparaît le Past Perfect, comme had arrived ou had not seen. On compte 66 mots de 9 lettres ou plus dans tout le texte, soit 1,2 %, à peu près un sur 83, et aucun n’est un nom propre : les plus répétés sont daughters, everything, harpsichord et ungrateful, et le conte explique lui-même harpsichord comme un vieux piano. C’est un tiers de la proportion de Cendrillon (3,8 %), et moins que dans six livres du rayon A1, depuis Les Lutins et le Cordonnier (2,4 %) jusqu’à La Princesse au petit pois et autres contes (1,3 %). Aucun chapitre ne se détache des autres : la phrase moyenne va de 9,5 mots au IV à 11,0 au II. La longueur ne relève pas le niveau : 5 447 mots demandent davantage de soirées de lecture, mais aucune phrase n’en devient plus difficile pour autant. Quant aux textes intégraux, il reste une marche à franchir : même Le Portrait de Dorian Gray, dont les phrases sont les plus courtes parmi les livres B2, a des phrases de 13 mots. Évaluation du catalogue, non un certificat.
Un riche marchand, père de trois fils et de trois filles, perd brusquement toute sa fortune, et la famille s’installe à la campagne. La plus jeune fille, qu’on appelle Bella depuis l’enfance (Beauty dans le texte), se lève à quatre heures, nettoie et prépare le petit-déjeuner, pendant que ses deux sœurs aînées dorment jusqu’à dix heures, s’ennuient et se moquent d’elle. Quand arrive la nouvelle d’un navire chargé de marchandises du père, les aînées lui commandent des robes, des chapeaux et des bagues, et Bella ne demande qu’une rose. En ville, le marchand ne réussit rien ; au retour, il s’égare dans une forêt entre la neige et les hurlements des loups et passe la nuit dans un palais illuminé où il n’y a personne, mais où l’attendent un bon feu et un dîner servi. Le matin, il cueille une branche de roses et la Bête apparaît : elle ne lui laissera la vie sauve que si l’une de ses filles vient prendre sa place de son plein gré. Bella se rend au palais, où la Bête lui rend visite chaque soir à neuf heures pour bavarder pendant le dîner et lui pose toujours la même question avant de partir. Trois mois passent, un miroir magique lui montre que son père est tombé malade de chagrin, et la Bête la laisse rentrer chez elle pendant une semaine, en échange de la promesse de revenir. Comment se passe cette semaine et ce qui arrive ensuite, cette page ne le dit pas.
II. The House in the Country
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V. Alone in the Palace
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Choisissez un mot souligné.
La question du père, What would you like ?, est polie, comme le « qu’est-ce qui te plairait ? », et non « qu’est-ce que tu veux ? ». Dans She thought that all the money from the ship would not be enough, would regarde vers l’avenir depuis le passé : Bella pensait alors que l’argent ne suffirait pas. In fact, en début de phrase, équivaut à « en réalité » et annonce une explication inattendue. Le verbe look suivi d’un adjectif se traduit par « avoir l’air » ou « paraître » : look better than her sisters, look special. La dernière phrase pose une hypothèse : dans If she asked for nothing, asked ne désigne pas une action passée mais correspond à « si elle ne demandait rien », et they would say à « ils diraient ».
L’inscription du livre s’adresse à Bella à l’impératif. Do not be afraid signifie « n’aie pas peur » : l’interdiction se forme avec do not et be. Ask for anything you want, and you will have it cache une condition : « demande ce que tu veux et tu l’auras », c’est-à-dire « si tu le demandes ». Dans I want to know what he is doing now, après what l’ordre est celui d’une affirmation, he is doing et non is he doing, car ce n’est plus une question mais une partie d’une phrase plus longue ; il en va de même pour how happy they were à la fin. To her great surprise se lit comme « à sa grande surprise ». Was just arriving est un Past Continuous avec just : le père était justement en train d’arriver chez lui au moment où Bella regarda le miroir.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Reader est utile pour les tournures que le dictionnaire ne résout pas, comme It serves them right, du chapitre I, qui signifie « ils l’ont bien mérité ».
ReaderNon : c’est une version MovaReader en anglais simple, et non les mots de Beaumont elle-même ni une vieille traduction. Jeanne-Marie Leprince de Beaumont publia La Belle et la Bête en français en 1756, dans son recueil Magasin des enfants. La version a été comparée à une traduction anglaise anonyme, Beauty and the Beast, publiée par J. Lumsden & Son à Glasgow vers 1820 et disponible aujourd’hui sur Wikisource. La longueur n’a presque pas changé : dans l’édition Lumsden, le conte compte environ 5 300 mots, et ici 5 447, parce que les longues chaînes de propositions reliées par des points-virgules ont été découpées en phrases courtes, et que des tournures anciennes comme I beseech you ou farewell sont devenues les habituels please et goodbye. Seuls ont été ajoutés des détails qui découlent de l’intrigue elle-même : les sœurs se moquent de Bella quand elle revient du puits avec un seau d’eau, et pendant un dîner elle raconte à la Bête comment était sa vie à la campagne ; les mots merchant et harpsichord sont expliqués dans le texte. Les épisodes de Beaumont se succèdent dans le même ordre, et aucun ne manque. Le Beaumont complet en anglais n’est pas dans le catalogue, et en espagnol ce conte fait l’objet d’une adaptation A2 distincte, La bella y la bestia.
Cette adaptation n’a pas d’enregistrement sur MovaReader : on la lit uniquement sous forme de texte. Pour lire à voix haute, le mieux est le chapitre IV, The Price of a Rose : les sœurs, Bella, les frères et le père y discutent, et plus de deux cinquièmes des mots du chapitre sont entre guillemets.
Traduire une phrase entière relève de l’offre Reader ; sans elle, vous touchez des mots isolés, et ces traductions ont un plafond quotidien. Il n’y a pas ici beaucoup de phrases où les mots isolés se révèlent insuffisants, mais il y en a, comme Every day Beauty found some good quality in the monster that she had not seen before, du chapitre VI : that introduit une subordonnée, et had not seen indique que Bella n’avait pas remarqué auparavant cette qualité.
Entre 54 minutes et une heure et demie : c’est ce que donnent 5 447 mots au rythme du catalogue, 60-100 mots par minute en traduisant les inconnus, et c’est pourquoi la page indique 1-2 heures. On peut étaler la lecture sur plusieurs soirées : le chapitre VII, A Week at Home, compte 416 mots, soit de 4 à 7 minutes, et le VI, Supper at Nine, 984, soit de 10 à 16 minutes.
Il n’y a pas ici de tronçons plus faciles ou plus difficiles que les autres, et la page ne les signale pas. D’un chapitre à l’autre, la phrase moyenne ne varie que de moins d’un mot et demi : 9,5 au IV, The Price of a Rose, et 11,0 au II, The House in the Country. C’est au chapitre III que l’on trouve le plus de mots longs, 13, dont cinq sont daughters ; dans les chapitres IV, V et VII, il n’y en a que deux ou trois.
Le lecteur garde la trace de l’endroit où vous vous êtes arrêté et des mots que vous avez traduits, à condition de lire avec votre compte. Depuis l’index de cette page, on ouvre n’importe lequel des 9 chapitres, par exemple le III, The Palace in the Forest, où le marchand trouve dans un palais désert un feu allumé et une table mise pour un seul.