I. Юнона замовляє бурю
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Énée transformé en cosaque, pour B1
Ivan Kotliarevski
Il s’agit d’une réécriture du poème burlesque d’Ivan Kotliarevski en ukrainien moderne simple, en prose, et non du poème original : une adaptation MovaReader destinée aux lecteurs qui maîtrisent déjà l’ukrainien courant et veulent un classique drôle. Dans le catalogue, le niveau est B1 : environ 4 500 mots en 9 chapitres, 11 mots par phrase en moyenne, et environ un quart du texte en dialogues. L’Énée de Virgile devient un jeune cosaque plein d’entrain, les dieux boivent de la сивуха et grignotent du hareng, et chaque escale du voyage se transforme en festin de галушки, de borchtch et de горілка.
Avant
Au niveau A2, vous serez souvent arrêté : le récit est au passé, les phrases relient deux ou trois propositions, et les festins sont des listes de plats comme лемішка, куліш ou шулик qui demandent un clic.
A2Ce texte
Vous pouvez le lire au niveau B1 si vous connaissez le passé et les mots du quotidien pour la nourriture et la famille : la plupart des phrases portent une action claire, et les plaisanteries reposent sur des comparaisons avec як (як квочка, як карась) faciles à suivre.
Voir ce passageAvec de la marge
Au niveau B2, il se lit presque sans traduction ; le poème complet de Kotliarevski, dans sa langue propre de la fin du XVIIIe siècle, figure au catalogue au niveau C2.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 11 mots, comme dans La Famille Kaïdach, l’autre adaptation B1 du catalogue, et un peu plus que Lys Mykyta de niveau A2 (10). Un mot de 9 lettres ou plus apparaît environ une fois tous les 20 mots (5,1 %), un peu moins souvent que dans La Famille Kaïdach (5,8 %) et bien moins que dans les originaux intégraux, comme Intermezzo de Kotsioubynski (6,3 %) ou Я (Романтика) de Khvylovy (11,1 %) ; la plupart sont des verbes ordinaires comme перехрестився ou порозбігалися. Le vers du poème, son ancienne orthographe et ses mots dialectaux sont remplacés par une prose ukrainienne moderne standard, mais la nourriture et la boisson restent : лемішка, куліш, варенуха, сивуха. Quelques vers célèbres sont cités dans leur forme ancienne (хоть, общеє, к отчизні) et signalés comme citations. Environ 23 % des mots sont des répliques des personnages. La difficulté est régulière : chacun des 9 chapitres compte 11 à 12 mots par phrase. D’où le niveau B1. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’une certification.
MovaReader. Wikisource
Troie a brûlé, et Énée, « un garçon agile et cosaque jusqu’à la moelle », prend la mer avec un bateau de Troyens roussis et affamés. Junon, qui ne peut le supporter, apporte pain et sel à Éole et achète une tempête ; Neptune, soudoyé avec une demi-kopa de pièces, chevauche une écrevisse et balaie la mer avec un balai. À Carthage, la reine veuve Didon nourrit ses hôtes pendant deux ans, jusqu’à ce que Zeus envoie Mercure arracher Énée de là. En Sicile, il organise un banquet funèbre pour son père, avec des chaudrons de borchtch et une bagarre entre un fanfaron et un vieux cosaque assoupi. Puis la Sibylle, une vieille édentée qui vit dans une hutte sur des pattes de poule, le conduit aux enfers, où les seigneurs, les juges vénaux et les parents paresseux bouillent dans la poix. Dans le Latium, le vieux roi Latin offre sa fille, le prince Turnus la veut aussi, et un petit chien blanc dévoré par les chiens des Troyens déclenche une guerre. La suite n’est pas révélée ici.
I. Юнона замовляє бурю
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VI. Пекло і рай
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Choisissez un mot souligné.
Junon salue le dieu des vents en l’appelant пане свату, « mon cher compère » (свату désigne un parent par alliance), et apporte хліб із сіллю, le pain et le sel de l’hospitalité ukrainienne, avant de demander une faveur. Remarquez le vocatif : Еол devient Еоле lorsqu’elle s’adresse à lui, comme Нептун devient Нептуне lorsque Énée appelle à l’aide.
L’enfer de Kotliarevski est une liste de types humains, et chacun est défini par une proposition introduite par які : пани, які мучили своїх людей, « les seigneurs qui tourmentaient leurs gens ». Le verbe qui suit які est au passé pluriel (мучили, судили, продавали), si bien qu’une fois repéré le які, le reste de la phrase se devine.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Avec la formule Reader, MovaReader traduit la phrase entière là où une simple comparaison porte la plaisanterie, comme dans Еней залип у Карфагені, як муха в патоці! (« Énée est englué à Carthage comme une mouche dans la mélasse ! »).
ReaderUne adaptation, non le texte original. Il s’agit de la réécriture propre à MovaReader, en ukrainien moderne simple et en prose, du poème burlesque Éneïde d’Ivan Kotliarevski : ses trois premières parties parurent en 1798, et le poème complet en six parties fut publié en 1842, après la mort de l’auteur. L’intrigue suit le poème tel qu’il est imprimé dans les œuvres complètes de Kotliarevski éditées par Bohdan Lepky (1922), sur Wikisource. L’histoire elle-même vient de l’Énéide de Virgile, que Kotliarevski transforma en comédie de la vie des cosaques ukrainiens. Ce qui a changé : le vers est devenu prose, l’ancienne orthographe et les mots dialectaux ont disparu, et quelque 33 000 mots de poésie se réduisent à environ 4 500 mots en 9 chapitres, soit un ou deux chapitres pour chacune des six parties. Les épisodes principaux restent dans l’ordre : la tempête de Junon et d’Éole, Didon, les jeux funèbres en Sicile, la descente aux enfers avec son catalogue de damnés, le Latium et la guerre contre Turnus. Quelques vers célèbres sont cités tels que Kotliarevski les a écrits. Le poème complet figure aussi au catalogue, au niveau C2, en six parties.
Non, il n’existe pas de version audio de ce livre sur MovaReader : le texte se lit à l’écran. Touchez un mot inconnu pour voir sa traduction ; il s’agira surtout de mots de la vie ukrainienne d’autrefois, comme очіпок (coiffe de femme mariée) ou варенуха (vodka chaude cuite avec des fruits secs et du miel).
Oui : la traduction de la phrase entière est incluse dans la formule Reader. Les phrases sont assez courtes pour être lues mot à mot, si bien que vous en aurez surtout besoin pour les expressions idiomatiques et les vers cités, comme швидко накивав п’ятами (« il détala au plus vite »), ou Де общеє добро в упадку, забудь отця, забудь і матку (« Là où le bien commun est en péril, oublie ton père, oublie aussi ta mère »). Sans la formule, vous pouvez traduire des mots isolés jusqu’à épuisement du quota quotidien.
Environ une heure pour le livre entier, au rythme d’un apprenant qui traduit les mots nouveaux, et non d’un natif. Les 9 chapitres vont d’environ 400 mots (chapitre IV) à environ 560 (chapitres II et VII), si bien que chacun tient dans une courte séance.
La difficulté est régulière du début à la fin : chaque chapitre compte en moyenne 11 à 12 mots par phrase. Le chapitre V, où la Sibylle conduit Énée aux enfers, est un peu plus long, environ 12 ; les chapitres VIII et I, avec davantage de répliques courtes, sont les plus légers, à environ 11.
Oui. Après connexion, le lecteur retient où vous vous êtes arrêté et les mots que vous avez ouverts. Le sommaire de cette page permet aussi d’ouvrir directement chacun des 9 chapitres, par exemple le chapitre VI, « Пекло і рай » (« L’Enfer et le Paradis »).