I. Capítulo 1
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Un roman madrilène d’un mois de mai brûlant, pour le niveau B2
Emilia Pardo Bazán, 1911
Le roman complet d’Emilia Pardo Bazán publié en 1889, lu dans l’édition madrilène de 1911, pas une adaptation. Dans le catalogue, il est classé B2 : environ 42 500 mots et 16 mots par phrase en moyenne. 22 chapitres racontent une jeune veuve galicienne à Madrid, au moment de la fête de San Isidro ; les douze premiers chapitres sont les plus denses, les dix derniers sont plus légers.
Avant
En B1, les longues phrases des chapitres I à XII, l’ancienne orthographe (fué, dió, á) et le parler de Pacheco vous ralentiront ; la seconde moitié, chapitres XIII à XXII, est plus facile.
B1Ce texte
Vous pouvez y arriver en B2 : les conversations sont vives, et à partir du chapitre XIII les phrases restent autour de 13 mots ; les premiers chapitres se lisent mieux lentement, en traduisant les mots isolés.
Voir ce passageAvec de la marge
En C1, le roman se lit sans effort ; seuls le parler andalou de Pacheco et l’ironie des commérages mondains pourront demander une pause de temps en temps.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 16 mots : plus longue que dans Niebla (13) et Marianela (15), mais plus courte que dans La casa de Ulloa et Un viaje de novios, toutes deux de Pardo Bazán elle-même (20 chacune, classées C1 dans le catalogue). Environ un mot sur dix est long, avec 9 lettres ou plus (9,5 %), juste en dessous du seuil où le catalogue commence le C1. La difficulté est inégale : les chapitres I à XII font en moyenne environ 18 mots par phrase, les chapitres XIII à XXII environ 13, et le chapitre IX atteint 43. Le parler andalou de Pacheco, écrit tel qu’il le prononce (toa formaliá, boteya e mansaniya), ajoute du travail. D’où le B2. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, pas d’une certification.
V. Prieto y Compañía, 1911. Project Gutenberg
Un matin de mai à Madrid, Asís Taboada, jeune veuve venue de Galice, se réveille avec un mal de tête fendant et en accuse le soleil. La veille, elle est allée à la fête de San Isidro avec Diego Pacheco, un jeune homme plein d’entrain venu de Cadix, et ce qui s’est passé sous la chaleur, au déjeuner sous une tente avec de la manzanilla, elle préférerait ne pas s’en souvenir. Dans les jours qui suivent, elle essaie de sauver les apparences, se confie à son ami Don Gabriel Pardo et revoit Pacheco, tandis que le moment de quitter Madrid approche. La fin n’est pas révélée ici.
I. Capítulo 1
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V. Capítulo 5
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Choisissez un mot souligné.
La phrase commence par la proposition principale (fué un dolor), puis ajoute un symptôme après l’autre, séparés par des points-virgules. Fué et dió sont l’ancienne orthographe de fue et dio, et á est le a moderne. Como si la barrenasen emploie le subjonctif imparfait après « comme si », si bien que le mal de tête est décrit par une comparaison, et non comme un fait.
À partir d’ici, le récit est à la première personne (me pusieron colorada), donc vous lisez la version de la journée par Asís elle-même. La longue phrase tient grâce aux deux-points et à « acaso adivinaba ó presentía otra cosa, pues... » : « peut-être devinait-elle, ou pressentait-elle, autre chose, car... ». Les sourires de la jeune fille gênent Asís plus que toutes les paroles.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Dans la phrase d’ouverture, « La primer señal por donde Asís Taboada se hizo cargo de que había salido de los limbos del sueño, fué un dolor como si la barrenasen las sienes... », le sujet n’arrive qu’après une longue proposition : traduire la phrase entière dans le Reader montre comment elle s’assemble.
ReaderC’est l’original, pas un abrégé pour apprenants : le roman complet d’Emilia Pardo Bazán Insolación (publié pour la première fois en 1889), les 22 chapitres, épilogue compris. Le lecteur suit l’édition madrilène de V. Prieto y Compañía, 1911 (Obras completas, volume VII), qui imprimait aussi son court roman Morriña ; celui-ci ne fait pas partie de ce livre. La source est Project Gutenberg.
Insolation n’a pas de livre audio sur MovaReader : ici, le roman se lit à l’écran. La traduction apparaît quand vous touchez un mot, et vous en aurez le plus besoin pour les mots familiers et le parler andalou de Pacheco, comme churretazos ou toa formaliá.
Oui, avec la formule Reader. Un bon exemple : « Verdad que estaba á cubierto lo mismo que el que sale al campo á las doce del día bajo un paraguas » : l’ironie n’apparaît clairement que lorsque la phrase entière est traduite. Sans la formule, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.
Le roman entier demande environ 7 à 12 heures : le rythme d’une lecture avec traduction des mots nouveaux, plus lent que celui d’un locuteur natif. Les 22 chapitres vont d’environ 450 à 3 600 mots ; un ou deux suffisent pour une soirée.
À partir du chapitre XIII. Les chapitres I à XII font en moyenne environ 18 mots par phrase (le chapitre IX atteint 43) ; les chapitres XIII à XXII restent autour de 13, avec plus de dialogues et des répliques plus courtes.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, pour reprendre le roman chaque soir là où vous l’avez laissé. Chacun des 22 chapitres s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple le chapitre XIII, où commence la seconde moitié, plus légère.