III. Дитина за ворітьми
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Le secret d’une mère, raconté en prose simple
Taras Chevtchenko
Il s’agit de la réécriture en prose de MovaReader, en ukrainien standard simple, du poème narratif Наймичка de Taras Chevtchenko, et non du poème original. C’est pour les apprenants qui connaissent les bases et veulent suivre une histoire entière racontée au passé : environ 3 400 mots en 10 courts chapitres titrés, niveau A2 dans le catalogue. Chevtchenko a écrit le poème en 1845 à Pereïaslav, et il a été imprimé pour la première fois en 1857 sans son nom, car il servait alors comme soldat en exil et n’avait pas le droit de publier. Le poème original figure aussi dans le catalogue, au niveau C1, dans La Servante et autres poèmes. L’histoire est calme et triste, écrite pour les adultes : une ferme, un garçon élevé par un vieux couple, et la femme de service qui veille sur lui pendant de longues années.
Avant
Depuis A1, c’est un cran au-dessus : chaque chapitre est raconté au passé, et les phrases plus longues relient deux propositions avec бо, щоб ou який, si bien qu’il faut toucher plus souvent que dans un conte.
A1Ce texte
En A2, la lecture est confortable : des mots du quotidien sur la maison, le travail et la famille, de courts dialogues, et les mots anciens de la vie villageoise expliqués dans le texte ; des verbes comme проклинала (« maudissait ») ou схлипувала (« sanglotait ») se traduisent d’un clic.
Voir ce passageAvec de la marge
En B1, on va vite et presque sans traduction, et vous connaîtrez l’intrigue et les scènes principales avant d’aborder les vers de Chevtchenko dans l’original.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 9 mots, et le récit est au passé, avec beaucoup de courtes répliques de dialogue. Environ un mot sur vingt-quatre a 9 lettres ou plus (4,2 %), par exemple поблагословила (« bénit ») ou облямівкою (« bordé »). La langue en vers et ecclésiastique du poème est remplacée par l’ukrainien standard moderne, et les mots anciens de la vie villageoise sont expliqués dans le texte dès leur première apparition : хутір (une ferme isolée), свитка (une longue tunique paysanne), чумак (un charretier de sel), старости (les entremetteurs), коровай (le pain de noce), очіпок (la coiffe d’une femme mariée). Parmi les adaptations A2 du catalogue, il a la même longueur de phrase que Тіні забутих предків (9 mots) avec moins de mots longs (5,4 % là-bas), et des phrases un peu plus courtes que la réécriture de Катерина de Chevtchenko (10 mots). Les chapitres vont de 6,4 à 10,2 mots par phrase : les premiers décrivent le champ et la ferme, et le dernier est presque entièrement dialogué. D’où le A2. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’un certificat.
MovaReader. Wikisource
Un dimanche matin de bonne heure, une jeune femme se tient dans le brouillard sur un vieux tumulus, serrant contre elle son petit garçon non baptisé, et parle au brouillard comme à son frère. Pas loin, dans une ferme au bord d’un étang, vivent Trokhym et Nastia, un vieux couple qui a tout sauf des enfants et qui se demande sans cesse qui les enterrera. Le même matin, ils entendent des pleurs devant leur portail. Ils élèvent l’enfant trouvé comme le leur et le prénomment Marko ; un an plus tard, une jeune femme aux sourcils noirs vient demander à travailler chez eux. Hanna travaille de l’aube à la nuit, veille sur le garçon comme une mère et pleure là où personne ne la voit. Marko grandit, transporte du sel avec les chumaks et épouse Kateryna, une beauté d’une famille riche, mais Hanna ne veut pas s’asseoir à la table des noces à la place de sa mère, et elle part en pèlerinage à Kiev. Les années passent, et chaque voyage à Kiev lui coûte davantage. La suite n’est pas révélée ici.
III. Дитина за ворітьми
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V. Невсипуща
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Choisissez un mot souligné.
Тобто signifie « c’est-à-dire ». Cette réécriture l’emploie, avec des phrases construites sur це (« c’est »), pour expliquer les mots anciens juste là où ils apparaissent : сповита, тобто загорнута в пелюшки, « emmaillotée, c’est-à-dire enveloppée dans des langes ». Quand vous voyez тобто ou це après un mot nouveau, lisez la suite avant de toucher : l’explication suit généralement.
Le préfixe до- ajoute l’idée d’achever : їсти (manger) devient доїдати (finir de manger), пити (boire) devient допивати (finir de boire). Donc не доїдає і не допиває signifie qu’elle laisse sa nourriture et sa boisson sans les finir, en donnant le meilleur au garçon. Le même préfixe figure dans діждатися, « vivre assez pour voir, attendre jusqu’à », qui revient plus loin dans l’histoire.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Reader traduit des phrases entières là où le poids repose sur un contraste, comme dans Але ще тяжче старіти без дітей у багатій хаті, де все є, « mais il est encore plus pénible de vieillir sans enfants dans une riche maison où il y a de tout ».
ReaderUne adaptation, non le texte original. C’est la réécriture en prose de MovaReader, en ukrainien standard simple, du poème narratif Наймичка de Taras Chevtchenko, écrit en 1845 à Pereïaslav et publié pour la première fois en 1857, sans le nom de l’auteur, dans l’almanach Записки о Южной Руси. La source est le poème sur Wikisource, lu dans l’édition de Prague du Kobzar (1876, tome I). Ce qui a changé : environ 550 vers sont devenus de la prose en ukrainien standard moderne (orthographe de 2019), avec une narration au passé et des phrases d’environ 9 mots ; le prologue et les huit parties du poème sont devenus 10 chapitres titrés. L’intrigue, les personnages, l’ordre des scènes et les remarques du poète au lecteur sont conservés, en prose simple ; les formules d’église et les tournures populaires sont simplifiées, et les mots anciens de la vie villageoise comme хутір, свитка et чумак sont expliqués dans le texte.
Non, il n’y a pas de version audio sur MovaReader : le texte se lit à l’écran. Touchez un mot inconnu et sa traduction apparaît ; à ce niveau, il s’agira souvent de mots comme сповита (emmaillotée) ou облямівкою (bordé).
Oui : la traduction de phrases entières est incluse dans la formule Reader. Avec 9 mots en moyenne par phrase, vous en aurez surtout besoin là où une phrase porte deux idées, comme dans Чужі люди не згадають їх добрим словом, а тільки посміються з них і швидко все розтратять (« les étrangers ne se souviendront pas d’eux avec bienveillance ; ils ne feront que rire d’eux et dilapideront vite tout cela »). Les mots isolés peuvent être traduits sans la formule, dans la limite quotidienne.
Environ une heure pour toute l’histoire au rythme d’un apprenant, en traduisant les mots nouveaux au fil de la lecture. Les 10 chapitres comptent environ 280 à 410 mots chacun : un chapitre prend quelques minutes, et le livre tient dans une seule soirée.
La difficulté est assez régulière, et les phrases se raccourcissent vers la fin. Les deux premiers chapitres, qui décrivent le champ brumeux, la ferme et le vieux couple, ont les phrases les plus longues (10,0 et 10,2 mots) ; le chapitre VIII, « Ганна повертається » (Hanna revient), en a 7,5, et le dernier chapitre, presque entièrement dialogué, en a 6,4.
Oui. Après votre connexion, le lecteur garde votre place et les mots que vous avez ouverts. Le sommaire de cette page permet d’ouvrir directement chacun des 10 chapitres, par exemple le chapitre VI, « Сватання » (La demande en mariage), où le vieux Trokhym cherche une fiancée pour Marko.