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La ruée vers le pétrole de Galicie, intégrale, pour C1
Ivan Franko, 1957
L’original intégral en ukrainien de la nouvelle d’Ivan Franko, dans sa version révisée de 1907, pas une adaptation. Elle s’adresse aux lecteurs C1 qui veulent une histoire prenante d’argent et de peur, dans les champs pétrolifères de la Galicie des années 1870. Environ 35 200 mots en cinq chapitres, 15 mots par phrase en moyenne.
Avant
En B2, le chapitre I est un mur : des phrases d’une vingtaine de mots, du vocabulaire des champs pétrolifères comme кип’ячка et віск, et des formes galiciennes comme відки pour звідки. Le chapitre II, avec ses dialogues, se lit plus facilement.
B2Ce texte
En C1, vous pouvez le lire en touchant les mots un par un : les dialogues des chapitres II-IV vont vite, et les longues phrases descriptives des chapitres I et V méritent d’être prises lentement.
Voir ce passageAvec de la marge
En C2, le récit se lit sans peine ; seuls le jargon commercial des champs pétrolifères et quelques expressions allemandes ou yiddish (wie geht’s, Glück auf) vous ralentissent.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 15 mots, et un mot sur dix (10,0 %) a 9 lettres ou plus : la même densité que Zakhar Berkout de Franko (15,1 mots, 10,4 %), et bien au-dessus de Au prix fort de Kotsioubynski (11,7 mots, 8,8 %), un B2 de ce catalogue. Le vocabulaire est celui des champs pétrolifères de Boryslav : кип’ячка (pétrole brut) revient 26 fois, віск (ozokérite, cire minérale) 44, ґешефт (affaire) 29, баришівник (marchand de bétail) 33, штольня (galerie) 19. Les formes galiciennes ajoutent de la difficulté, comme le locatif в дерев’янім домику et відки pour звідки. La difficulté est inégale : le chapitre I compte environ 20 mots par phrase et le chapitre V environ 18, tandis que les chapitres II-IV tournent autour de 12-14 avec de longs dialogues. D’où C1. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, pas d’une certification.
Книгоспілка, 1957. Wikisource
Herman Goldkremer, magnat juif du pétrole et de la cire dont la fortune approche le million, passe chaque vendredi à Boryslav, la ville boueuse du pétrole où les mineurs exploitent ses puits. Dans son bureau est accrochée une peinture qu’il ne peut cesser de regarder : un boa constrictor qui étouffe sa proie. Penché sur ses livres de comptes, il se souvient de son chemin : une enfance de pauvreté à Drohobytch, la mort de sa mère lors du choléra de 1831, des années heureuses sur les routes avec le bon marchand de chiffons Itsyk, l’écrémage du pétrole brut dans les flaques de Boryslav, une association dangereuse avec le marchand de bétail Wolf, un mariage, et la première raffinerie qui lui a montré où se trouvait l’argent. De retour au présent, son fils Duvidko l’inquiète, le boom de la cire bat son plein, et un rival amer, Itsko, creuse juste à côté de son filon le plus riche. Ce qui arrive ensuite n’est pas révélé ici.
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Choisissez un mot souligné.
Franko décrit le Boryslav des années 1870 dans son propre vocabulaire. кип’ячка est le nom local du pétrole brut (en ukrainien standard нафта ou ропа), віск désigne ici l’ozokérite, la cire minérale extraite des puits, et сопух est la puanteur qu’ils dégagent. Notez le locatif galicien в дерев’янім домику, là où l’ukrainien standard dit в дерев’яному : les tournures du type в якім, у тім reviennent plus d’une centaine de fois dans le livre.
La dernière phrase compte près de 50 mots. Lisez-la à travers ses verbes : пішли, не минуло, покрилися, робилися, обгороджувалися, давали. Les termes du commerce se mettent alors en place : закоп est un puits creusé à la main, сажень une ancienne mesure d’environ deux mètres, жила un filon, et цямрина le revêtement en bois que ces premiers puits n’avaient pas. сторгував vient de торгуватися, « marchander » ; le préfixe с- marque l’affaire comme conclue.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Au chapitre I, l’air de Boryslav est « задушливе, загусле від нафтового сопуху » (« étouffant, épais de la puanteur du pétrole ») : traduire la phrase entière dans Reader démêle à la fois l’ordre inversé des mots et le mot rare сопух.
ReaderOui, c’est l’original intégral, pas une version abrégée : les cinq chapitres de la nouvelle d’Ivan Franko. Elle a paru pour la première fois en 1878, puis en livre en 1884 ; Franko l’a révisée en 1907, et c’est cette version révisée, telle qu’elle figure dans le volume X de ses Œuvres en 20 volumes (Knyhospilka, New York, 1957), d’après Wikisource. L’orthographe est celle de cette édition, avec des formes galiciennes comme відки et в якім laissées telles que Franko les a écrites.
Boa constrictor n’existe pas en livre audio sur MovaReader : ici, la nouvelle se lit à l’écran. Touchez un mot pour voir sa traduction ; vous en aurez le plus besoin pour des mots du pétrole comme кип’ячка (pétrole brut) et цямрина (le revêtement en bois d’un puits).
Oui, avec l’offre Reader. Elle aide surtout dans les chapitres I et V, où les phrases comptent en moyenne environ 20 et 18 mots, et sur des phrases comme « Він не тужив до нього, не бажав, щоб воно вернулося » (« Il ne le regrettait pas, il ne souhaitait pas qu’il revienne »). Sans l’offre, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.
L’ensemble de la nouvelle demande environ 6 à 10 heures, au rythme de quelqu’un qui lit avec la traduction des mots nouveaux, plus lentement qu’un natif. Les chapitres sont inégaux : le chapitre IV compte environ 3 000 mots, le chapitre II environ 14 500, donc le chapitre II gagne à être réparti sur plusieurs soirées.
Oui, après le chapitre I. Le chapitre I compte environ 20 mots par phrase, avec 11,6 % de mots longs ; les chapitres II et III descendent à environ 14 mots, avec de longs dialogues, et le chapitre IV à environ 12. Le chapitre V redevient plus dense, avec environ 18 mots par phrase.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, pour reprendre la nouvelle là où vous l’avez laissée. N’importe lequel des cinq chapitres s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple II. Розділ 2, où le jeune Herman se rend à Boryslav pour écrémer le pétrole brut.