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Des ouvriers des champs pétrolifères s’organisent, Galicie, C1

Boryslav rit Борислав сміється

Ivan Franko, 1957

L’original complet en ukrainien du roman d’Ivan Franko, tout ce qu’il en a écrit, non une adaptation : le roman lui-même est inachevé et s’interrompt au chapitre XX. Il s’adresse aux lecteurs de niveau C1 qui veulent ce que l’on appelle souvent le premier roman ukrainien sur les ouvriers de l’industrie, situé parmi les puits de pétrole de la Galicie des années 1870. Environ 79 800 mots en 20 chapitres, 14 mots par phrase en moyenne.

  • C1
  • 79 764 mots
  • 13-22 heures

Ce texte est-il à votre portée ?

La phrase moyenne compte 14 mots, et près d’un mot sur dix (9,8 %) a 9 lettres ou plus : proche du Boa constricteur de Franko (15 mots, 10,0 %), situé dans la même ville pétrolière, et au-dessus de Малий Мирон та інші оповідання de Franko (12,9 mots, 9,6 %), un B2 de ce catalogue. La part des mots longs seule se situe sur la limite ; c’est le vocabulaire qui fait basculer le texte au C1. Les champs de pétrole remplissent les pages : ріпник (ouvrier de fosse à pétrole) apparaît 116 fois, віск (cire minérale, ozokérite) 59, підприємець (propriétaire) 90, церезина (cérésine, cire raffinée) 29. Les formes galiciennes sont partout : le pronom relatif котрий, là où l’ukrainien standard préfère який, revient 264 fois, et мусів, гадка, відки traversent les dialogues. La difficulté vient par vagues : le chapitre IX compte environ 23 mots par phrase, les chapitres V, VI et XIII environ 18, tandis que VII, XV et XIX restent entre 10 et 13. D’où le niveau C1. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’une certification.

79 764
mots
14
mots par phrase en moyenne
13-22
heures de lecture
1957
Книгоспілка

Книгоспілка, 1957. Wikisource

De quoi ça parle, sans dévoiler la fin

À Drohobytch, Benedio Synytsia, jeune aide maçon, aide à poser la première pierre d’une nouvelle maison pour le magnat du pétrole Leon Hammerschlag. Leon et son rival Herman Goldkremer, le roi de la cire de Boryslav, comptent sceller une alliance en mariant leurs enfants, Fanni et Gottlieb, le fils dissipé de Herman. Quand Benedio part travailler à Boryslav, il découvre une ville de boue, de puits de pétrole et de tavernes, où les ouvriers sont grugés à chaque paie. Il est accueilli dans une fraternité secrète d’ouvriers dirigée par Andrus Basarab et son frère Sen, qui tiennent des bâtonnets de comptage de chaque tort infligé par les patrons. Benedio plaide pour une caisse commune et une action collective plutôt que pour la vengeance, tandis que Leon mise sa fortune sur la cérésine, une nouvelle cire inventée à Vienne, et que l’agitation gagne puits après puits. La suite n’est pas révélée ici.

Comparez deux passages

Борислав сміється

I. Розділ 1

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IX. Розділ 9

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Choisissez un mot souligné.

Wikisource

Le parler de la ville galicienne

Le Drohobytch de Franko parle l’ukrainien galicien des années 1870. Les « планти » sont les promenades de la ville (du polonais planty), костьол est une église catholique, et раст est le signal de la pause, de l’allemand Rast ; прошу пана (« s’il vous plaît, monsieur ») est la façon dont un ouvrier s’adresse à son patron. Remarquez les guillemets de cette édition et ново-розпочатій, écrit aujourd’hui новорозпочатій.

Attendre le sujet

La première phrase retient son sujet : почалися ... розмови n’arrive qu’après une liste de lieux (при корбах, при млинках, по шинках). Les verbes s’accumulent ensuite pour ce que font les riches : уривають, кривдять, туманять, поштурхують, висмівають. чимраз більше signifie « de plus en plus », et був би міг сказати est un ancien conditionnel, « aurait pu dire ».

Chapitres

  1. IРозділ 1
  2. IIРозділ 2
  3. IIIРозділ 3
  4. IVРозділ 4
  5. VРозділ 5
  6. VIРозділ 6
  7. VIIРозділ 7
  8. VIIIРозділ 8
  9. IXРозділ 9
  10. XРозділ 10
  11. XIРозділ 11
  12. XIIРозділ 12
  13. XIIIРозділ 13
  14. XIVРозділ 14
  15. XVРозділ 15
  16. XVIРозділ 16
  17. XVIIРозділ 17
  18. XVIIIРозділ 18
  19. XIXРозділ 19
  20. XXРозділ 20

La traduction pendant la lecture

Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.

Reader

1 € par mois

Au chapitre IX, les propos des ouvriers « розбігалися на всі боки, мов огонь по сухій соломі » (« se dispersaient dans toutes les directions, comme le feu dans la paille sèche ») : la traduction de la phrase entière dans Reader montre comment la longue chaîne de lieux et de verbes qui la précède se rassemble.

Reader

Si ce livre n’est pas le bon

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Avant de lire

Est-ce l’original ou une adaptation pour apprenants ?

C’est le texte complet de tout ce que Franko a écrit du roman, non un abrégé, mais le roman lui-même est inachevé : il a paru dans la revue de Lviv Світ (« Le Monde ») en 1881-1882 et s’interrompt au chapitre XX. Le texte vient du tome X des Œuvres de Franko en 20 volumes (Knyhospilka, New York, 1957), repris de Wikisource. Cette édition ajoute un bref résumé d’une fin possible rédigée par son fils Petro Franko ; ce n’est pas le texte d’Ivan Franko et il n’est pas inclus ici. L’orthographe est celle de cette édition, et les formes galiciennes comme котрий et мусів sont laissées telles que Franko les a écrites.

Existe-t-il un livre audio ?

Boryslav rit n’a pas d’audiolivre sur MovaReader : le roman se lit ici à l’écran. Touchez un mot pour voir sa traduction ; vous en aurez surtout besoin pour les mots des champs pétrolifères, comme ріпник (ouvrier de fosse à pétrole) et корба (le treuil au-dessus d’un puits).

Puis-je traduire une phrase entière ?

Oui, avec la formule Reader. Elle aide surtout au chapitre IX, où les phrases comptent environ 23 mots, et pour des phrases comme « Хто його знає, відки й як, досить того, що новим духом повіяло в Бориславі » (« Qui sait d’où ni comment, il suffit qu’un esprit nouveau ait soufflé sur Boryslav »). Sans la formule, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.

Combien d’heures de lecture faut-il ?

Le roman entier se lit en 13 à 22 heures environ, au rythme d’un lecteur qui traduit les mots nouveaux, plus lent qu’un natif. Les chapitres sont inégaux : le chapitre XVIII compte environ 1 150 mots, les chapitres I, II et IV entre 6 500 et 7 500 chacun, si bien que les plus longs gagnent à être répartis sur plusieurs soirées.

Où le texte devient-il plus facile ?

Pas de façon régulière : la difficulté vient par vagues. Le chapitre le plus dur est IX, avec environ 23 mots par phrase et 13,2 % de mots longs, suivi de V, VI et XIII à environ 18, où Franko explique le commerce de la cire et de la cérésine. Les plus légers sont VII (12,5 mots, 6,8 % de mots longs), XV (10,5) et XIX (11,2), portés par les dialogues. Les chapitres I à IV restent à environ 14 mots.

Ma progression dans le livre sera-t-elle enregistrée ?

Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, pour reprendre le roman là où vous vous étiez arrêté. Chacun des 20 chapitres s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple V. Розділ 5, où Leon Hammerschlag se rend à Boryslav à cheval en rêvant de cérésine.