I. The Story of the Door
“ ,” . “ . . . , . . . . . . .
Adaptation A2 : la porte sans sonnette
Robert Louis Stevenson
Ce que vous avez sous les yeux n’est pas la nouvelle de Robert Louis Stevenson : c’est sa version MovaReader, écrite en anglais simple pour qui lit au niveau A2. Le texte intégral de 1886 est dans le catalogue, à l’étagère B2 : 10 chapitres, environ 25 600 mots et 23 mots par phrase. Ici, il y a 11 chapitres courts, 7 562 mots, avec 9,6 mots par phrase et un vocabulaire du quotidien, et le mystère reste entier : comme chez Stevenson, le lecteur suit les pas de l’avocat Utterson. La violence est racontée avec retenue, sans détails, et qui traduit l’inconnu termine en 1-2 heures.
Avant
En venant de A1, le nouveau, c’est surtout le passé : dès la première phrase, Mr Utterson was a lawyer in London, le récit est au Past Simple, et quand les personnages évoquent un souvenir lointain apparaît le Past Perfect (He and Utterson had been friends since school). Les phrases comptent en moyenne 9,6 mots, contre 6 à 8 en A1, et les 7 562 mots demandent 1-2 heures.
A1Ce texte
À la mesure de A2 : le récit est au passé, un tiers des mots se trouve dans les dialogues, et cheque, butler ou poker sont éclaircis par le texte dès leur première apparition.
Voir ce passageAvec de la marge
Un lecteur de B1 terminera cette version en un seul après-midi et ouvrira à peine le dictionnaire. Avec Stevenson, on peut passer directement au roman complet de l’étagère B2, aux phrases de 23 mots qui, dans les deux derniers chapitres, avoisinent les 30.
Commencer la lectureCette version est classée en A2 à cause des temps du passé et de ses 9,6 mots par phrase : les mêmes que Frankenstein, un peu moins que Dracula (9,7) et plus que Roméo et Juliette (9,0). Des livres de A1, elle est séparée avant tout par le temps du récit : La Belle au bois dormant, de cette étagère, compte 7,8 mots par phrase et se déroule au présent, alors qu’ici l’histoire avance au Past Simple et au Past Continuous (A maid was sitting at her window late at night), et le Past Perfect apparaît plus de vingt fois (Many years before, he had given that stick to Henry Jekyll as a present). Par chapitre, la moyenne va de 8,1 mots au V, The Letter, plein de répliques courtes, à 11,2 au dernier, le XI, qui ne contient aucun dialogue. Les mots de 9 lettres ou plus sont au nombre de 145, soit 1,9 %, à peu près un sur cinquante-trois ; Le Magicien d’Oz et Alice au pays des merveilles ont la même proportion, et Les Voyages de Gulliver un peu plus (2,0 %). Presque aucun n’est un nom, sauf la place Cavendish, et les plus répétés sont something (12 fois), laboratory et handwriting (10 chacun). Les mots peu courants en A2, comme cheque, will, butler ou forge, le texte les explique par une phrase là où ils apparaissent. Dans la novelle complète de Stevenson, au niveau B2, chaque phrase compte 23 mots et une phrase sur dix-neuf est longue : presque deux fois et demie, et presque trois fois plus que dans cette version. Évaluation du catalogue, pas un certificat.
MovaReader. Robert Louis Stevenson, Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde (1886), Project Gutenberg
L’avocat londonien Utterson se promène chaque dimanche avec un parent éloigné, Enfield, et devant une vieille porte sans sonnette, celui-ci lui raconte une histoire étrange. Une nuit d’hiver, un homme de petite taille nommé Hyde a renversé une fillette à un coin de rue puis a continué son chemin, tranquille, et il a réglé les dégâts avec un chèque signé par quelqu’un de très respectable. Utterson sait qui : le testament de son vieil ami, le docteur Henry Jekyll, lègue tout « à mon ami Edward Hyde », et si le docteur disparaît pendant trois mois, Hyde doit prendre sa place aussitôt. L’avocat décide de voir Hyde de ses propres yeux, surveille la porte et finit par se trouver face à un petit homme pâle qui inspire un sentiment proche du dégoût. Jekyll ne veut pas parler de Hyde : il demande seulement à son ami de promettre de l’aider lorsqu’il ne sera plus là. Presque un an plus tard, une servante voit depuis sa fenêtre Hyde frapper à coups de canne lourde un vieux gentleman, sir Danvers Carew, et le tuer. La moitié de la canne brisée reste dans la rue, et Utterson la reconnaît : c’est lui qui l’a offerte à Jekyll, il y a des années. Hyde disparaît, et Jekyll, pâle et malade, jure qu’il ne le reverra jamais et remet à l’avocat une lettre signée de Hyde. Ce qui se cache derrière le silence du docteur, cela reste à découvrir dans le livre.
I. The Story of the Door
“ ,” . “ . . . , . . . . . . .
IV. A Murder in the Fog
. , . . . , .
. “ ,” . “ , .”
Choisissez un mot souligné.
Robert Louis Stevenson, Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde (1886), Project Gutenberg
Enfield raconte ce qu’il a vu une nuit d’hiver, et le temps verbal indique ce qui est le décor et ce qui est l’événement. I was coming home, who was walking quickly et who was running down a side street sont au Past Continuous : ils décrivent ce qui était déjà en cours quand tout s’est produit. Ce qui arrive brusquement se raconte au Past Simple, comme They ran into each other at the corner et The man did not stop. At about three o’clock signifie « vers trois heures », et all lit up and all as empty as a church se comprend « toutes éclairées et vides comme une église » : all renforce, et as ... as compare. Dans And then came the terrible part, le verbe passe avant le sujet, ce qui est courant lorsqu’on raconte après then : « et puis vint le pire ». Not like a man at all veut dire « pas du tout comme un homme ». Remarquez aussi les guillemets : le paragraphe s’ouvre par “ mais ne se ferme pas, car Enfield continue de parler, et le paragraphe suivant recommence avec des guillemets.
Ce paragraphe peint la ville et s’appuie sur des comparaisons. A thick brown fog lay over the city like a dark blanket : lay est ici le passé de lie, « être étendu », et like introduit la comparaison, « comme une couverture sombre ». Soho looked like a city in a bad dream la construit autrement : après look like vient un nom, « Soho ressemblait à une ville de cauchemar ». The lamps were still burning in the morning : le Past Continuous avec still indique que les lampadaires étaient encore allumés alors qu’il faisait déjà jour. Dans the man who would one day have a quarter of a million pounds, would regarde du passé vers l’avenir : « l’homme qui un jour aurait un quart de million de livres », c’est-à-dire grâce au testament. Favourite est ici un nom, « le favori », et non un adjectif. Enfin, in less than an hour signifie « en moins d’une heure ».
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Reader est utile dès le chapitre I, quand Enfield dit : A question is like a stone that you start rolling down a hill, et la traduction de la phrase entière montre que start rolling signifie « mettre en branle » et qu’Enfield compare une question à une pierre qu’on lâche sans savoir sur qui elle tombera.
ReaderNon, c’est une adaptation : MovaReader a raconté en anglais simple la nouvelle Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde de Robert Louis Stevenson, publiée à Londres par Longmans, Green and Co. en 1886, à partir du même texte de Project Gutenberg que le catalogue propose en entier à l’étagère B2. Là-bas, il y a 10 chapitres, environ 25 600 mots et 23 mots par phrase ; ici, 11 chapitres courts, 7 562 mots, moins d’un tiers du roman, et un vocabulaire simple et fréquent. Les faits suivent le même ordre et le mystère demeure : comme chez Stevenson, le lecteur avance aux côtés de l’avocat Utterson et n’a la réponse qu’à la fin. Le chapitre The Last Night de Stevenson est divisé ici en deux, comme le récit final, et deux courts chapitres du milieu sont fondus en un seul, le VI. Les scènes cruelles sont racontées avec douceur, sans détails, et aucun des personnages ajoutés par le cinéma n’apparaît.
Il n’existe pas d’enregistrement de cette version : dans MovaReader, Jekyll et Hyde se lit, ne s’écoute pas. Pour s’entraîner à voix haute, le chapitre VII, The Last Night, convient : ses phrases sont courtes, 8,9 mots, et Poole, le majordome effrayé, parle par bribes et à voix basse.
Pour voir traduite toute la phrase, et non un seul mot, il faut Reader ; les mots un à un s’ouvrent eux aussi tant qu’il reste de la place dans la journée. C’est utile, par exemple, au chapitre VI, quand Jekyll écrit à son ami : I have brought on myself a punishment and a danger that I cannot name. Brought on myself signifie « j’ai attiré sur moi », that I cannot name porte à la fois sur le châtiment et sur le danger, et l’ensemble veut dire « j’ai attiré sur moi un châtiment et un danger que je ne peux pas nommer ».
La page annonce 1-2 heures parce que 7 562 mots, à 60-100 par minute, soit le rythme de qui lit en traduisant, donnent de 76 à 126 minutes. Moins, 3-6 minutes, demande le III avec ses 345 mots, et plus, 9-15, le dernier, le XI, qui compte 918 mots.
La page ne découpe pas le livre en tronçons : la difficulté change à peine, elle ne fait que croître un peu dans les derniers chapitres. La phrase moyenne des chapitres I à IX va de 8,1 mots (V) à 10,0 (VIII), et dans les deux derniers, sans un seul dialogue et racontés d’une traite à la première personne, elle atteint 11,1 et 11,2. Au X, il y a plus de mots longs que dans aucun autre chapitre, 25, comme respected ou knowledge, et au III seulement 4.
Avec la session ouverte, vous n’aurez pas à chercher où vous vous êtes arrêté : le marque-page se place tout seul, au paragraphe exact, et les mots que vous traduisez sont enregistrés dans votre vocabulaire. Les chapitres s’ouvrent depuis le sommaire : si hier vous êtes arrivé là où l’inspecteur retrouve, derrière la porte, l’autre moitié de la canne, aujourd’hui vous pouvez commencer par le V.