Chapter 1. Loomings
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Roman maritime d’une obsession, pour C1
Herman Melville, 1851
Le roman intégral de Herman Melville, d’après l’édition new-yorkaise de Harper & Brothers de 1851, sans coupures ni versions simplifiées. Dans le catalogue, il est en C1 : environ 212 000 mots et des phrases de 24 mots en moyenne. 135 chapitres et un épilogue autour du baleinier Pequod et du capitaine Achab, qui poursuit la baleine blanche ; le plus facile, ce sont les chapitres 1-40 et tout ce qui va du 108 à la fin.
Avant
En B2, les chapitres 41-107 freineront : environ 27 mots par phrase, un mot long sur quatorze et, avec eux, des termes baleiniers courts comme flukes et les anciens thee et ye.
B2Ce texte
En C1, le roman est à votre portée. Les chapitres 1-40 et tout ce qui va du 108 se lisent nettement mieux ; les chapitres centraux sur l’anatomie et la classification de la baleine gagnent à être pris un par un.
Voir ce passageAvec de la marge
En C2, il reste presque plus rien pour arrêter : tout au plus le chapitre 32, Cetology, où Melville classe les baleines comme des livres, en in-folio, in-octavo et in-douze, et des termes de marine comme larboard et starboard.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 24 mots : davantage que dans n’importe quel livre de B2 du catalogue (le maximum, 23, revient à Dr Jekyll et M. Hyde), et davantage que dans Frankenstein (23) ou Orgueil et Préjugés (21), tous deux de C1. Les mots de 9 lettres ou plus représentent un mot sur seize, proportion inférieure à celle de tous les livres de C1 et identique à celle de La Guerre des mondes, qui est de B2. Le C1 ne vient donc pas de la longueur des mots, mais de la somme des deux mesures et d’un lexique que ces mesures ne voient pas. Aucun livre de B2 ne réunit les deux : Jekyll et Hyde a des phrases de 23 mots, mais seulement un mot long sur dix-neuf ; La Guerre des mondes a autant de mots longs, mais des phrases de 18 mots, et Middlemarch en a davantage, mais des phrases de 22. Les courts mots baleiniers, comme spout, flukes ou blubber, échappent à la mesure, tout comme les pronoms anciens thee, thou, thy et ye, qui reviennent plus de 1 000 fois, contre 50 dans Frankenstein, le livre qui en compte le plus parmi ceux de B2 et de C1. La difficulté change au fil du livre : dans les chapitres 1-40, les phrases tournent autour de 21 mots ; dans les chapitres 41-107 (la moitié du texte), où l’intrigue alterne avec des chapitres sur les baleines, 27, avec un mot long sur quatorze, comme dans Raison et Sentiment, qui est de C1 ; et du 108 à la fin, environ 20. Ce n’est pas du C2 : la syntaxe est courante, et dans les chapitres 36-40, écrits comme du théâtre avec didascalies, les phrases ne tournent qu’autour de 12 mots. D’où le C1. Évaluation du catalogue, non un certificat.
Harper & Brothers, 1851. Project Gutenberg
Ismaël, un marin de commerce sans argent ni projets, décide de s’embarquer sur un baleinier. À New Bedford, l’auberge étant pleine, il doit partager son lit avec le harponneur Queequeg, fils tatoué du roi de l’île de Rokovoko, et dès cette nuit ils deviennent amis. Après le sermon du père Mapple sur le prophète Jonas, les deux arrivent à Nantucket et s’engagent sur le Pequod, auprès des armateurs Peleg et Bildad. Le capitaine Achab, qui a perdu une jambe face à une baleine, n’est pas vu de l’équipage pendant plusieurs jours après le départ. Quand il monte enfin sur le pont, il cloue au mât un doublon d’or et promet de le donner à celui qui signalera le premier Moby Dick, le cachalot blanc. Le premier officier, Starbuck, qualifie cette poursuite de folie. Comment se termine la chasse n’est pas raconté ici.
Chapter 1. Loomings
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Chapter 42. The Whiteness of the Whale
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Choisissez un mot souligné.
La première phrase compte trois mots ; la quatrième, Melville la construit avec quatre subordonnées introduites par whenever et séparées par des points-virgules, et ce n’est qu’après le tiret que vient la principale : then, I account it high time to get to sea. Account signifie ici « considérer », et non « compte ». Coffin warehouses sont des entrepôts de cercueils ; bringing up the rear of every funeral, « fermer la marche de chaque enterrement », et get such an upper hand of me, « me dominent ». Si vous retenez les quatre whenever, vous verrez ce que toute la liste attendait.
Considerations touching Moby Dick signifie « considérations sur Moby Dick » : touching fonctionne comme préposition, et non comme « touchant ». Well nigh est un ancien « presque », et nigh est apparenté à near. Dans so mystical and well nigh ineffable was it, le verbe vient après les adjectifs, comme dans explain myself I must : l’inversion souligne ce qu’Ismaël se sent obligé d’expliquer. Else, à la fin, signifie « sinon ».
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Dans les chapitres 60, The Line, et 33, The Specksnyder, les phrases dépassent 40 mots en moyenne : Reader traduit la phrase entière et montre de quoi dépend chaque subordonnée.
ReaderOui, c’est le texte intégral : 135 chapitres et l’épilogue, précédés de Etymology et Extracts, que Melville a placés au début du livre. Le roman est paru en 1851, d’abord à Londres, chez l’éditeur Richard Bentley, sous le titre The Whale, sans épilogue et avec des coupures de censure, puis à New York, chez Harper & Brothers, sous le titre Moby-Dick. Le texte du lecteur suit l’édition new-yorkaise : il comporte l’épilogue et le chapitre 25, Postscript, qui manquait dans l’édition britannique. Seule manque la table Etymology avec le mot « baleine » dans plusieurs langues.
Non, MovaReader ne propose pas Moby Dick en version lue, seulement le texte. Chaque mot inconnu s’ouvre au toucher, et dans ce roman il s’agit en général de termes de la mer et de la chasse à la baleine : harpooneer, spout, try-works.
L’abonnement Reader traduit les phrases entières. Il est surtout utile dans les chapitres 41-107, avec des phrases d’environ 27 mots, et plus encore dans les chapitres 41-47, où elles tournent autour de 34. Sans lui, les mots isolés se traduisent dans la limite quotidienne.
Le roman entier demande environ 35-59 heures, en lisant posément et en s’arrêtant pour traduire les mots nouveaux, et non au rythme d’un natif. Les chapitres comptent en moyenne environ 1 500 mots : on en lit deux ou trois dans une soirée. Le plus long, le 54, The Town-Ho’s Story, fait près de 8 000 mots, et le plus court, le 122, à peine quelques lignes.
Les plus simples sont les chapitres 1-40, avec des phrases d’environ 21 mots, et tout ce qui va du 108 à l’épilogue, environ 20 mots et seulement un mot long sur vingt-deux. Parmi les premiers, les plus faciles sont les chapitres de théâtre 36-40, d’environ 12 mots par phrase. Le plus difficile est le cœur, chapitres 41-107 : environ 27 mots et un mot long sur quatorze. Etymology et Extracts, avant le chapitre 1, sont surtout des citations sur les baleines et peuvent être sautés.
Oui. Si vous êtes connecté, le lecteur garde votre position dans le texte et les mots que vous avez consultés : vous pouvez donc reprendre un roman aussi long pendant des mois sans chercher où vous en étiez. Depuis la table des matières de cette page, on accède à n’importe lequel des 135 chapitres ou à l’épilogue, par exemple au 108, où les phrases redeviennent plus courtes.