I. A Single Man with a Fortune
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Adaptation B1 : orgueil et premières impressions
Jane Austen
Il s’agit d’une version MovaReader, et non du texte de Jane Austen : le roman Orgueil et Préjugés raconté dans un anglais plus simple, au niveau B1, en 15 chapitres. Le roman complet, d’après l’édition londonienne de George Allen de 1894, figure au catalogue en C1 : 61 chapitres, environ 121 700 mots, 21 mots par phrase et un mot long sur douze. Cette version ramène les phrases à 12,7 mots en moyenne et remplace le vocabulaire savant par des mots courants, mais elle garde toute la ligne principale du roman, du premier bal à Meryton jusqu’à la fin, ainsi que quelques répliques célèbres presque mot pour mot, comme It is your turn to say something now, Mr Darcy. L’ironie de Austen est toujours là, simplement dans des phrases courtes, et ce que pense le narrateur doit souvent se lire entre les lignes. Rien n’a été repris des films ni des séries : toutes les scènes figurent dans le roman. Cela représente environ 15 800 mots, soit 3 à 4 heures de lecture avec la traduction.
Avant
En A2, l’histoire se suit, mais ici les phrases comptent 12,7 mots en moyenne, contre 9 à 11 dans les adaptations A2, le récit passe souvent au Past Perfect et au discours indirect, et l’ironie est facile à prendre au pied de la lettre.
A2Ce texte
À la mesure du B1 : vocabulaire presque toujours courant, mots longs qui sont pour la plupart des noms propres, et 15 chapitres de 600 à 1 700 mots qui se lisent un par un.
Voir ce passageAvec de la marge
Pour un lecteur de B2, cette version se lira en quelques soirées de lecture facile. Le roman complet d’Austen est au catalogue en C1, avec des phrases de 21 mots et un mot long sur douze ; après cette version, il reste donc les étagères B2 et C1 à parcourir.
Commencer la lectureCe qui place cette version au niveau B1, c’est surtout la longueur des phrases : la formule du catalogue donne 12,7 mots, alors que les adaptations A2 en anglais vont de 9 à 11, et la plus longue, Simbad le marin, atteint 10,8. C’est la mesure des textes intégraux de l’étagère B1 : Fifty Famous People compte 12,4 mots, et les Contes de Beatrix Potter ainsi que Fifty Famous Stories Retold, 14,4 chacun. Par chapitre, la moyenne va de 11,5 mots au chapitre XII, Lydia Runs Away, plein de répliques courtes et de lettres, à 14,2 au chapitre VIII, Mr Darcy Speaks, où les personnages se répondent par de longs discours. Les mots longs, de 9 lettres ou plus, sont peu nombreux : 331, soit 2,1 %, un sur quarante-huit, presque comme dans Fifty Famous People (2,3 %) et deux fois moins que dans Le Portrait de Dorian Gray, au niveau B2 (4,7 %), avec les mêmes 13 mots par phrase. Près des deux tiers sont des noms propres : Elizabeth seule apparaît 122 fois, suivie de Pemberley, Longbourn et Catherine ; sans eux, il reste moins d’un mot long pour cent. Ce qui le classe en B1, c’est donc la grammaire : le Past Perfect quand le récit regarde en arrière (Old Mr Darcy had paid for the boy’s school), le discours indirect (Mrs Reynolds said that he was the son of her late master’s steward), le passif (Netherfield Park has been let at last), les conditionnelles jusqu’au troisième type (If I had ever learnt, I should have been a great player) et l’inversion Had I been in love. Près de 42 % des mots sont entre guillemets, et c’est dans ces répliques que vit l’ironie de Austen : les mots sont simples, mais le sens est souvent l’inverse de ce qui est dit. Le roman complet, à l’étagère C1, a 21 mots par phrase et un mot long sur douze. Évaluation du catalogue, pas un certificat.
MovaReader. Jane Austen, Pride and Prejudice (1813), Project Gutenberg
Hertfordshire, début du XIXe siècle. M. Bennet a cinq filles et aucun fils, si bien qu’à sa mort le domaine de Longbourn reviendra à un lointain cousin, et Mme Bennet ne pense qu’à les marier au mieux. Le riche et aimable M. Bingley loue la propriété voisine de Netherfield et, lors du premier bal, fait danser deux fois Jane, l’aînée et la plus douce. Son ami M. Darcy est plus riche encore, mais si fier qu’il déclare qu’Elizabeth, la deuxième sœur, est à peine « passable » et refuse de danser avec elle. Elizabeth en rit, mais ne l’oublie pas. Plus tard arrive à Longbourn M. Collins, un pasteur pompeux qui cherche épouse parmi ses cousines, puis à Meryton le charmant officier Wickham, qui raconte à Elizabeth le mauvais traitement que lui a infligé Darcy. En hiver, Bingley repart brusquement pour Londres et ne revient pas. Le livre raconte si les premières impressions d’Elizabeth étaient justes, et ce qu’elle découvrira sur ces deux hommes.
I. A Single Man with a Fortune
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VII. Dinner at Rosings
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Choisissez un mot souligné.
Ainsi la version garde l’ironie de Austen : les faits sont racontés d’une voix neutre, et la conclusion revient au lecteur. Within five minutes the whole room knew that he had ten thousand a year : ten thousand a year est un revenu annuel, et la salle apprend sa fortune avant son caractère. Le respect ne dure que half the evening, puis they found out, « ils découvrirent », qu’il était orgueilleux. He was above his company and above being pleased : above signifie ici « au-dessus de », c’est-à-dire qu’il se croyait supérieur aux gens qui l’entouraient et ne s’autorisait pas à prendre plaisir. La phrase finale, even his large estate in Derbyshire could not save him, est une plaisanterie : l’argent sauve souvent une réputation, mais cette fois il n’a pas suffi.
Out a ici un sens ancien : une jeune fille était out lorsqu’elle avait été présentée dans le monde et pouvait aller aux bals, et l’usage voulait que les plus jeunes attendent le mariage des aînées. And you only the second omet le verbe : and you are only the second, « et vous n’êtes que la deuxième ». Your younger sisters must be very young ? porte un point d’interrogation, mais must exprime une supposition sûre : « elles doivent être très jeunes ». La réponse d’Elizabeth est un conditionnel du deuxième type : it would be very hard on younger sisters if they could not have their share of fun. À la fin, hardly signifie « difficilement » : your Ladyship can hardly expect me to tell you est un refus poli et ironique, puisqu’elle ne donne pas son âge.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Reader vous sert lorsque l’ironie se cache derrière des mots simples, comme au chapitre III : Mr Collins had only to change from Jane to Elizabeth, and it was done while Mrs Bennet was stirring the fire. Had only to signifie « il n’avait qu’à », et la phrase entière se comprend ainsi : « M. Collins n’avait qu’à passer de Jane à Elizabeth, et c’était fait pendant que Mme Bennet attisait le feu », c’est-à-dire que ses sentiments avaient changé en une minute.
ReaderNon : c’est une adaptation. MovaReader a repris du roman de Jane Austen de 1813 l’intrigue, les personnages et l’ordre des événements, et les a racontés de nouveau dans un anglais plus simple. Presque toutes les phrases sont nouvelles, et seules quelques répliques célèbres restent proches du texte d’Austen, comme les paroles de Darcy sur Elizabeth lors du premier bal. La version suit le texte de Project Gutenberg, le même que le catalogue propose en intégral en C1 : Orgueil et Préjugés dans l’édition de George Allen de 1894, 61 chapitres, environ 121 700 mots. Ici il y a 15 chapitres et 15 828 mots, soit à peu près le huitième du roman. On suit la famille Bennet, Bingley et Jane, les deux demandes en mariage de M. Collins et le mariage de Charlotte, l’histoire de Wickham, Rosings et lady Catherine, la déclaration de Darcy à Hunsford et sa lettre, Lydia à Brighton, Pemberley et la fin du roman. Les longs commentaires de l’autrice ont été raccourcis, les lettres sont racontées avec d’autres mots, et les épisodes secondaires et personnages mineurs, comme les Hurst ou la tante Philips, ne sont presque pas mentionnés. Rien n’a été repris des films ni des séries.
Dans MovaReader, cette version n’a pas d’audio : Orgueil et Préjugés ne se lit ici que sur le texte. Pour lire à voix haute, le chapitre III, Mr Collins Comes to Stay, convient bien : c’est le plus court du livre, 603 mots, et les remarques sèches de M. Bennet sonnent mieux que jamais à voix haute.
Mot à mot, on peut aussi traduire sans plan, dans le quota quotidien ; la phrase entière est traduite par Reader. C’est utile, par exemple, au chapitre V : Next to being married, a girl likes to be crossed in love a little now and then. Next to no signifie ici « après », « en second lieu après », et crossed in love veut dire « déçue en amour » : « après le mariage, ce qu’une jeune fille aime le plus, c’est être un peu déçue en amour de temps en temps ». C’est ainsi que M. Bennet « console » Elizabeth quand Jane est triste.
À 60-100 mots par minute, pauses pour traduire comprises, les 15 828 mots représentent environ 160 à 260 minutes, que la page arrondit à 3-4 heures. Le chapitre le plus long, le XV, One Word from You, compte 1 670 mots (17 à 28 minutes), et le plus court, le III, 603 (6 à 10 minutes).
La page ne découpe pas en niveaux : la difficulté reste égale du premier chapitre au dernier. La phrase moyenne des chapitres va de 11,5 mots (XII) à 14,2 (VIII), et les mots longs vont de 13 aux chapitres VI et VIII à 39 au chapitre IV, où près de la moitié sont des noms propres.
Oui, si vous êtes connecté : le livre se rouvre au même paragraphe et conserve tous les mots que vous avez traduits. Depuis le sommaire, vous pouvez ouvrir directement n’importe lequel des 15 chapitres, par exemple le IX, The Letter.