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Un serf en fuite cherche la liberté au bord de la mer (B2)

Mykola Dzheria Микола Джеря

Ivan Nechouï-Levytski, 1926

La nouvelle complète d’Ivan Nechouï-Levytski en ukrainien, publiée pour la première fois en 1878, non une adaptation ; le titre est le nom de son héros, un serf qui s’enfuit de chez son maître. Elle s’adresse aux apprenants de niveau B2 qui veulent un classique de la vie villageoise ukrainienne et de la soif de liberté sous le servage, raconté à un rythme lent et pittoresque. Environ 36 600 mots en huit chapitres, avec 15 mots par phrase en moyenne.

  • B2
  • 36 553 mots
  • 6-10 heures

Ce texte est-il à votre portée ?

La phrase moyenne compte 15 mots, autant que dans Le Boa constricteur d’Ivan Franko (14,9) et Захар Беркут (15,1), parmi les phrases les plus longues du catalogue ukrainien. Pourtant, seulement 8,0 % des mots ont 9 lettres ou plus, soit environ un sur douze, contre 10,0 % et 10,4 % dans ces deux livres de niveau C1 ; c’est proche de la nouvelle B2 de Mykhaïlo Kotsioubynski Dorohoiu tsinoiu (8,8 %). La longueur vient des descriptions sans hâte du village, des champs et de l’estuaire, avec des mots simples enchaînés par та, й et а, et non d’un vocabulaire abstrait ; il n’y a pas de dialecte dense. L’édition Knyhospilka de 1926 garde les formes anciennes de l’auteur : од apparaît 135 fois contre 2 pour від, on trouve 81 formes verbales courtes comme прокинувсь (pour прокинувся), et les particules sont reliées par un trait d’union, comme вже-ж ou Що-ж (106 fois). Les répliques entre guillemets « … » représentent 445 des 965 paragraphes. D’où le niveau B2. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’une certification.

36 553
mots
15
mots par phrase en moyenne
6-10
heures de lecture
1926
Книгоспілка

Книгоспілка, 1926. Wikisource

De quoi ça parle, sans dévoiler la fin

Verbivka, village au bord de la Rastavytsia, dans le district de Vasylkiv au sud de Kiev, pendant les dernières décennies du servage. Mykola Dzheria, beau jeune serf qui sait lire et chante à l’église, tombe amoureux de Nymydora, une pauvre orpheline qui travaille comme servante, bien que sa mère ait une fiancée plus riche en tête. Ils se marient, mais le seigneur Bjozovski accable le village de journées de corvée toujours plus nombreuses, et son intendant mène les gens comme du bétail. Mykola répond, le maître menace de l’envoyer à l’armée, et une nuit Mykola quitte sa femme et sa petite fille pour s’enfuir avec un groupe d’hommes. Comme бурлаки, ouvriers errants sans papiers, ils peinent dans les raffineries de sucre, traversent une épidémie dans les baraquements et atteignent l’estuaire du Dniestr en Bessarabie, où un fonctionnaire, contre un pot-de-vin, les enregistre sous les noms d’hommes morts depuis longtemps. Mykola rejoint une bande de pêcheurs sur l’estuaire, mais ses pensées reviennent sans cesse au pays. La suite n’est pas révélée ici.

Comparez deux passages

Микола Джеря

I. Розділ 1

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V. Розділ 5

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Choisissez un mot souligné.

Wikisource

Le présent pour un paysage

La nouvelle s’ouvre au présent : тече, зеленіють, блищить, виринають. Nechouï-Levytski peint Verbivka comme si vous étiez devant elle, et passe au passé quand l’histoire commence. Remarquez les verbes de couleur : зеленіють (« verdoient ») et чорніють (« noircissent ») se forment à partir d’adjectifs de couleur, un schéma que vous rencontrerez presque à chaque page.

Anciennes formes : год, од, пашпорт

Сто год signifie сто років (« cent ans ») : год est un ancien génitif pluriel familier de рік. Од est l’ancienne forme de від (« de, que » dans les comparatifs), donc старший од Миколи veut dire « plus âgé que Mykola » ; la nouvelle a од 135 fois et від seulement deux fois. Пашпорти est l’ancienne forme de паспорти (« passeports »).

Chapitres

  1. IРозділ 1
  2. IIРозділ 2
  3. IIIРозділ 3
  4. IVРозділ 4
  5. VРозділ 5
  6. VIРозділ 6
  7. VIIРозділ 7
  8. VIIIРозділ 8

La traduction pendant la lecture

Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.

Reader

1 € par mois

Dans le dialogue, la traduction de la phrase entière dans Reader fait ressortir l’idiome, comme dans то хоч давай драла назад у Вербівку робить панщину (« autant repartir à Verbivka faire la corvée »).

Reader

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Avant de lire

Est-ce l’original ou une adaptation pour apprenants ?

C’est l’original, non une adaptation : la nouvelle complète d’Ivan Nechouï-Levytski en huit chapitres, qui se termine par la date de l’auteur, 1. I. 1876. Elle a paru pour la première fois en 1878 dans la revue Pravda, de Lviv, la censure de l’Empire russe ne permettant pas de l’imprimer là-bas. Le texte vient de Wikisource, qui reproduit l’édition Knyhospilka de 1926 (Kiev, éditée par Andriy Nikovski), et il garde l’orthographe de cette édition : dialogues entre guillemets « … », particules reliées par un trait d’union comme вже-ж et чом-же, ночи pour ночі, et le од de l’auteur pour від.

Existe-t-il un livre audio ?

Mykola Dzheria n’a pas d’audiolivre sur MovaReader : la nouvelle se lit à l’écran, et un clic sur un mot affiche sa traduction. Vous en aurez besoin pour les mots de la vie servile, comme панщина (« corvée non rémunérée due au seigneur ») et осавула (« l’intendant du seigneur »), puis pour la pêche : забродська ватага (« une bande de pêcheurs ») et неводи (« sennes »).

Puis-je traduire une phrase entière ?

Oui, avec la formule Reader. Elle aide surtout pour les tournures qui n’ont pas de sens mot à mot, comme Не здобра стали бурлакувать (« ce n’était pas une bonne vie qui fit de nous des errants »). Sans la formule, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.

Combien d’heures de lecture faut-il ?

Environ 6 à 10 heures, au rythme d’un lecteur qui traduit les nouveaux mots, plus lent qu’un natif. Les huit chapitres ont des tailles différentes : les plus courts, III et VII, comptent environ 2 800 mots chacun, le plus long, I, environ 6 200, si bien qu’un long chapitre prend deux soirées.

Où le texte devient-il plus facile ?

La difficulté est régulière, sans passage facile ni difficile. Les moyennes par chapitre vont de 13,7 mots par phrase (VII) à 16,3 (VI). Le chapitre II, avec beaucoup de dialogues villageois, a le moins de mots longs (6,4 %) ; le chapitre V, l’arrivée en Bessarabie et la pêche, en a le plus (9,2 %). Les premières pages du chapitre I sont de longues descriptions du paysage, si bien que le début paraît plus lent que la suite de l’histoire.

Ma progression dans le livre sera-t-elle enregistrée ?

Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, pour reprendre là où vous vous étiez arrêté. Chacun des huit chapitres s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple V. Розділ 5, où les fugitifs traversent l’estuaire du Dniestr vers la Bessarabie.