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Fables en vers du XVIIIe siècle, niveau B2

Fables Fábulas

Félix María de Samaniego, 1902

Les fables en vers complètes de Félix María de Samaniego, d’après l’édition Armand Colin de 1902, sans adaptation. Dans le catalogue, elles sont de niveau B2 : environ 28 800 mots et 27 mots par phrase en moyenne. 157 fables en neuf livres, précédées de la préface en prose de l’auteur ; les animaux parlent en vers courts et rimés, et chaque fable se termine par une morale.

  • B2
  • 28 784 mots
  • 5-8 heures

Ce texte est-il à votre portée ?

La phrase moyenne compte 27 mots, dans la fourchette B2 du catalogue pour les textes complets (13-30 mots). En vers, ce chiffre exagère la difficulté, car une phrase s’étire sur six vers courts et rimés environ ; pour comparaison, Martín Fierro fait en moyenne 25 mots et Lazarillo de Tormes 30, tous deux en B2. Un mot sur quatorze a 9 lettres ou plus (7,2 %), bien loin du un sur dix qui marque le C1. La difficulté est inégale : le prologue en prose de Samaniego fait en moyenne 39 mots par phrase, avec un mot long environ tous les neuf mots, tandis que les fables elles-mêmes utilisent un vocabulaire courant de ferme et de forêt et tournent entre 20 et 33 mots par phrase dans chaque livre. Ce qui ralentit le lecteur, c’est l’ordre des mots du vers (le participe avant le sujet, le verbe à la fin) et des formes du XVIIIe siècle comme vióse, oyólo, díme, ainsi que l’ancienne graphie á pour la préposition a. D’où le niveau B2. C’est l’appréciation du catalogue, pas une certification.

28 784
mots
27
mots par phrase en moyenne
5-8
heures de lecture
1902
Librería Armand Colin

Librería Armand Colin, 1902. Project Gutenberg

De quoi ça parle, sans dévoiler la fin

Samaniego rassemble 157 courtes fables en vers, écrites au début des années 1780 pour les élèves du Séminaire basque de Bergara. La plupart reprennent Ésope, Phèdre et La Fontaine ; les livres VI à VIII suivent le poète anglais John Gay, et le livre IX est de Samaniego lui-même. Une cigale demande à manger à une fourmi avare, un corbeau qui tient un morceau de fromage écoute un flatteur, un âne envie un porc, un chat s’installe dans une maison pleine de souris. Chaque récit fait environ 175 mots et se termine par une morale en italique, et une dédicace en vers aux élèves ouvre la première fable. Comment finit chaque petite histoire, et quelle morale elle tire, n’est pas révélé ici.

Comparez deux passages

Fábulas

I. Libro primero


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V. Libro quinto

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Project Gutenberg

Le « vos » respectueux d’autrefois

La cigale parle à la fourmi dans le vos courtois d’autrefois : vuestros graneros, prestad, no dudéis. Lisez-les comme les formes de politesse usted (sus graneros, preste, no dude) ; seules les terminaisons diffèrent. « La dijo » signifie ici « le dijo », « lui dit ».

Remettre les vers dans l’ordre de la prose

« Del olor atraído / Un Zorro muy maestro, / Le dijo estas palabras » se lit en prose : « Un renard très habile, attiré par l’odeur, lui dit ces mots ». Quand un vers semble n’avoir pas de sujet, lisez jusqu’aux vers suivants et mettez le sujet en premier. Notez aussi á et ó, l’ancienne graphie de la préposition a et de la conjonction o.

Chapitres

  1. ·Prólogo del autor
  2. ILibro primero
  3. IILibro segundo
  4. IIILibro tercero
  5. IVLibro cuarto
  6. VLibro quinto
  7. VILibro sexto
  8. VIILibro séptimo
  9. VIIILibro octavo
  10. IXLibro nono

La traduction pendant la lecture

Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.

Reader

1 € par mois

Dans la fable du corbeau, une phrase comme « De vanidad llevado quiso cantar el Cuervo » place le participe en premier et le sujet en dernier : traduire la phrase entière dans Reader montre aussitôt qu’elle veut dire « emporté par la vanité, le Corbeau voulut chanter ».

Reader

Si ce livre n’est pas le bon

Tous les livres de ce niveau

Avant de lire

Est-ce l’original ou une adaptation pour apprenants ?

C’est l’original, pas un abrégé pour apprenants : les 157 fables en vers de Félix María de Samaniego en neuf livres, avec sa préface en prose, sa note sur ses sources et la dédicace en vers aux élèves qui ouvre la première fable. Le lecteur suit l’édition de 1902 de la Librería Armand Colin (Paris), tirée de Project Gutenberg, sans les notes de l’éditeur, le vocabulaire ni l’index. Les fables ont paru pour la première fois en 1781 et 1784.

Existe-t-il un livre audio ?

Les Fables n’ont pas d’audio sur MovaReader : le texte se lit à l’écran. La traduction apparaît quand vous touchez un mot, et vous en aurez le plus besoin pour les mots anciens ou ruraux comme denuedo, halagüeño ou tabique.

Puis-je traduire une phrase entière ?

Oui, avec l’offre Reader. En vers, elle sert surtout là où l’ordre des mots est inversé, comme dans « De vanidad llevado quiso cantar el Cuervo », qui veut dire « emporté par la vanité, le Corbeau voulut chanter ». Sans l’offre, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.

Combien d’heures de lecture faut-il ?

Le livre entier prend environ 5-8 heures : le rythme de quelqu’un qui lit avec la traduction des mots nouveaux, plus lentement qu’un locuteur natif. Les neuf livres vont d’environ 2 300 à 3 900 mots et comptent de 9 à 25 fables chacun ; le prologue fait environ 1 400 mots. Une fable fait environ 175 mots, donc à raison d’un livre par soirée, il faut environ dix jours.

Où le texte devient-il plus facile ?

Dès la première fable. Le prologue en prose de Samaniego est la partie la plus dense : 39 mots par phrase en moyenne et un mot long environ tous les neuf mots. Ensuite le livre est régulier : chacun des neuf livres tourne à environ 20-33 mots par phrase, avec des vers courts et rimés et un vocabulaire courant, si bien que la difficulté tient à l’ordre des mots du vers, non à la longueur.

Ma progression dans le livre sera-t-elle enregistrée ?

Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, pour reprendre les fables là où vous vous étiez arrêté. Chacun des neuf livres s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple le livre V, qui contient la fable du corbeau et du renard.