I. Down the Rabbit-Hole
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Adaptation A2 : sur les traces du Lapin blanc
Lewis Carroll
Ce n’est pas le texte de Lewis Carroll, mais une version MovaReader en anglais simple, destinée à qui lit déjà des histoires au passé. L’original intégral figure aussi au catalogue, dans le rayon B2, avec environ 26 400 mots et 20 mots par phrase ; ici, les 12 chapitres sont racontés avec des mots propres et simples, les poèmes tiennent en une ou deux phrases, et il ne reste que peu de jeux de mots, chacun expliqué. Cela fait environ 9 000 mots, soit à peu près un tiers de l’original ; la phrase moyenne compte 9,4 mots, et la lecture prend une ou deux heures. Alice s’ennuie, car le livre de sa sœur n’a ni images ni conversations, puis passe un Lapin blanc qui sort une montre de son gilet ; elle le suit dans un terrier sous la haie.
Avant
Qui arrive du A1 devra s’habituer au passé dès la première phrase (was sitting, hurried, fell), à des phrases de 9,4 mots au lieu de 6 à 8, et aussi à la longueur : environ 9 000 mots, plus du double du plus long livre du rayon A1 (3 990).
A1Ce texte
Adapté au A2 : les faits au Past Simple, un tiers des mots dans les dialogues, et les jeux de mots de Carroll, comme tale et tail, que le texte éclaire aussitôt avec des mots simples.
Voir ce passageAvec de la marge
En B1, cette version se lit presque sans dictionnaire ; l’étape suivante est Carroll lui-même, l’Alice au pays des merveilles complète du rayon B2, avec ses poèmes, tous ses jeux de mots et 20 mots par phrase.
Commencer la lectureCe qui place ce livre en A2, ce sont les phrases courtes et le récit au passé ; le vocabulaire ne fait pas monter le niveau. La phrase moyenne compte 9,4 mots : autant que Hansel et Gretel, moins qu’Aladin (10,3) et La Petite Sirène (10,4), et 1,6 mot de plus que La Belle au bois dormant (7,8), le livre aux phrases les plus longues du rayon A1. Par chapitre, la moyenne va de 8,6 mots au VII, A Mad Tea-Party, presque entièrement fait de répliques brèves, à 11,1 au X, The Lobster Dance, où l’on explique une vieille danse. Le récit avance au Past Simple et au Past Continuous (Alice was sitting on the river bank, the White Rabbit was hurrying along a passage), le Past Perfect apparaît une vingtaine de fois (had left, had fallen, hadn’t finished), et dans les dialogues on entend will, must et would. Le texte compte 171 mots de 9 lettres ou plus, soit 1,9 %, environ un sur 54 : parmi les livres A2 en anglais, Cendrillon (3,8 %), Pinocchio (2,8 %) et Frankenstein (2,5 %) en ont davantage, et dans le rayon A1 ce livre se place entre Jack et le haricot magique (1,7 %) et La Boîte de Pandore (2,1 %). Les mots les plus répétés sont caterpillar, presque toujours comme nom de la Chenille, et something, 14 fois chacun, puis everything (9). Le texte explique lui-même les mots rares : currants sont small dried fruits like raisins, un footman est a servant in uniform, et un herald est an officer who reads out important news. Avec 8 990 mots, soit un peu plus de 2 000 de plus qu’Aladin (6 964), le livre est plus long, mais pas plus difficile. L’Alice complète de Carroll, dans le rayon B2, a des phrases de 20 mots, plus du double, et 2,9 % de mots longs, une fois et demie la proportion ici. Évaluation du catalogue, pas un certificat.
MovaReader. Lewis Carroll, Alice’s Adventures in Wonderland (1865), Project Gutenberg
Alice s’ennuie au bord de la rivière, car le livre de sa sœur n’a ni images ni conversations, quand passe un Lapin blanc en gilet qui murmure qu’il est en retard ; elle se glisse à sa suite dans le terrier. En bas, dans une salle aux portes closes, la petite bouteille DRINK ME et le gâteau EAT ME la rapetissent à dix pouces ou la font géante, et ses larmes forment une mare où nagent la Souris, le Dodo et d’autres animaux. Dans la maisonnette du Lapin, elle grandit tant qu’un bras lui sort par la fenêtre et un pied par la cheminée, et la Chenille, assise sur un champignon, lui révèle qu’un côté du champignon fait grandir et l’autre rapetisser. Dans la cuisine de la Duchesse, tout sent le poivre, le bébé qu’Alice tient dans ses bras devient un petit cochon, et le Chat du Cheshire s’évanouit jusqu’à ne laisser que son sourire. Au goûter du Lièvre de Mars et du Chapelier fou, il est toujours six heures, car le Chapelier s’est disputé avec le Temps ; et le Loir raconte l’histoire de trois sœurs qui vivent au fond d’un puits de mélasse. Enfin Alice entre dans le jardin, où des jardiniers qui sont des cartes peignent en rouge les roses blanches, et la Reine de cœur joue au croquet avec des flamants et des hérissons vivants, et fait couper des têtes sans arrêt. Le Griffon l’emmène voir la triste Fausse Tortue, qui se souvient de son école sous la mer et d’une danse avec des homards, puis tout le monde court au procès : on accuse le Valet de cœur d’avoir volé des tartes, et l’on appelle comme témoins le Chapelier fou et la cuisinière. La fin du procès n’est pas racontée sur cette page.
I. Down the Rabbit-Hole
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VI. Pig and Pepper
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Lewis Carroll, Alice’s Adventures in Wonderland (1865), Project Gutenberg
« Tied to it was a label » se comprend en partant de la fin : « attachée à elle se trouvait une étiquette ». L’anglais place tied en tête et laisse le sujet, a label, après was, pour que la phrase reste collée à la petite bouteille dont on vient de parler. Dans she was sure it had not been there before, le Past Perfect had not been renvoie au moment où Alice s’est approchée de la table la première fois : à ce moment-là, la bouteille n’était pas là. Dans did not say « poison », say ne signifie pas « dire », mais « porter écrit, indiquer » : l’étiquette n’écrit pas « poison ». It did not ne reprend que l’auxiliaire, au lieu de toute la phrase précédente, ce que fait l’anglais pour éviter les répétitions. La liste des goûts se termine par all mixed together, « tout mélangé, pêle-mêle ».
Dans could you tell me, please, which way I should go from here, la question est enchâssée dans une demande, et c’est pourquoi après which way l’ordre est celui d’une affirmation : I should go, et non should I go. That depends on where you want to get to se termine par la préposition to, ce qui est normal en anglais : « cela dépend de l’endroit où vous voulez aller ». As long as I get somewhere signifie « pourvu que j’arrive quelque part ». La réponse du Chat, Oh, you’ll do that, if you walk far enough, met will dans la principale, au présent, après if. That way lives ramène une inversion chez le Chapelier : d’abord la direction, puis le verbe et le sujet à la fin, « par là vit un Chapelier ». Dans They’re both mad, both se place après le verbe be : « ils sont tous les deux fous ».
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Reader aide là où le sens dépend de la grammaire : dans Alice was good at giving herself advice, but not so good at taking it, du chapitre I, les deux formes en -ing après at signifient « elle savait très bien se donner des conseils, mais pas tellement les suivre ».
ReaderNon, le texte de l’auteur ne figure pas ici : MovaReader a raconté de nouveau l’histoire en anglais simple, et de Lewis Carroll restent les personnages, les lieux et l’ordre des aventures. Carroll a publié Alice’s Adventures in Wonderland en 1865, et cette version suit ce texte sur Project Gutenberg. L’original intégral figure aussi dans notre catalogue : Alice au pays des merveilles, dans le rayon B2, environ 26 400 mots à 20 mots par phrase. Ici il y en a 8 990, soit le tiers, et les 12 chapitres suivent le même ordre que chez Carroll, mais racontés avec des mots propres et simples. Les poèmes sont résumés en une ou deux phrases : c’est le cas de You Are Old, Father William, de la berceuse de la Duchesse, de la chanson du merlan et de l’escargot, et du poème qui sert de preuve au procès ; celui du crocodile du chapitre II disparaît complètement. Presque tous les jeux de mots ont aussi été retirés, et ceux qui restent (tale et tail, taught us et tortoise, lessons qui lessen) sont expliqués par le texte à l’endroit même où ils apparaissent.
MovaReader ne propose pas d’enregistrement de cette version, seulement le texte. Pour lire à voix haute, le meilleur chapitre est le VII, A Mad Tea-Party : la moitié de ses mots est entre guillemets, et la discussion d’Alice avec le Chapelier fou et le Lièvre de Mars ressemble presque à une scène de théâtre.
Sans abonnement, on traduit des mots isolés, jusqu’à la limite quotidienne ; la phrase entière se traduit avec l’abonnement Reader. Cela sert surtout là où quelques petits mots grammaticaux changent tout le sens, comme dans la réponse du Chat You must be, or you wouldn’t have come here, du chapitre VI : must be ne signifie pas « vous devez », mais « vous l’êtes forcément », et wouldn’t have come équivaut à « vous ne seriez pas venu ici ».
Le catalogue compte 60 à 100 mots par minute, car on lit en traduisant ce qu’on ne connaît pas ; à ce rythme, 8 990 mots représentent 90 à 150 minutes, que la page arrondit à 1-2 heures. Chaque chapitre demande son temps : le X, avec 442 mots, se lit en 4 à 7 minutes, et le VI, avec 910, en 9 à 15 ; le plus confortable est de lire un chapitre par après-midi.
La difficulté ne change pas du premier au dernier chapitre, c’est pourquoi la page n’indique pas de paliers : la phrase moyenne par chapitre va de 8,6 mots (VII, A Mad Tea-Party) à 11,1 (X, The Lobster Dance). Les mots longs sont plus nombreux dans les chapitres V, VIII et XII, 24 dans chacun : dans le cinquième, presque tous sont le nom Caterpillar, dans le huitième gardeners et executioner, et dans le douzième important et unimportant ; le VI n’en a que huit.
Cela se sauvegarde si vous lisez avec votre compte : le lendemain soir, Alice vous attend au même paragraphe, et les mots déjà traduits restent avec vous. Chacun des 12 chapitres s’ouvre depuis le sommaire de cette page, par exemple le V, Advice from a Caterpillar, où la Chenille, assise sur son champignon, demande sans cesse à Alice qui elle est.