II. El hombre de las pieles
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La pièce en vers de Calderón en prose B1
Pedro Calderón de la Barca
Il s’agit d’une réécriture en prose de la pièce en vers de Pedro Calderón de la Barca, et non du texte original : une adaptation MovaReader pour les lecteurs qui maîtrisent déjà les temps du passé et travaillent maintenant le subjonctif et le conditionnel. Dans le catalogue, elle est classée B1 : environ 15 400 mots, 12 mots par phrase en moyenne. Les 14 chapitres suivent les trois journées de la pièce, publiée pour la première fois en 1636 : depuis un prince enchaîné dans une tour des montagnes de Pologne jusqu’au matin où il se réveille dans le palais de son père et doit décider s’il rêve. Trois des passages les plus célèbres de Calderón sont cités mot pour mot, dont ¿Qué es la vida? Un frenesí.
Avant
En A2, vous suivrez l’histoire, mais la grammaire vous retiendra : le subjonctif du passé après si et para que, le conditionnel (se desesperaría), le plus-que-parfait, de longs discours rapportés et le vos de politesse ainsi que le vosotros de la cour, à 12 mots par phrase en moyenne.
A2Ce texte
Idéal pour le B1 : les temps que vous apprenez, dans des phrases de 12 mots, une cour, une prison et une guerre dont l’histoire explique les mots au fil du récit, et 14 chapitres d’environ 1 100 mots, chacun se lisant en une seule fois.
Voir ce passageAvec de la marge
En B2, cette réécriture se lit vite, avec peu de traduction : 3-4 heures pour les trois journées. Le rayon B2 propose en revanche des textes espagnols intégraux, à commencer par Niebla d’Unamuno, avec 13 mots par phrase et 6,9 % de mots longs.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 12 mots, et un mot de 9 lettres ou plus apparaît environ une fois tous les 24 mots (4,1 %). La réécriture se place ainsi entre les adaptations espagnoles A2 du catalogue, comme Don Quichotte (10 mots par phrase, 2,8 % de mots longs) ou Alice au pays des merveilles (9 mots, 3,1 %), et les textes intégraux du rayon B2, où Niebla d’Unamuno compte 13 mots par phrase et 6,9 % de mots longs. La longueur des phrases bouge à peine par rapport à l’A2 ; le saut se fait par la grammaire. Pour la première fois dans l’échelle du catalogue, une réécriture MovaReader utilise toute la gamme des temps à peu près au rythme d’un texte intégral : le plus-que-parfait (el secreto que había guardado durante más de veinte años), le subjonctif du passé après si (si supiera hoy que es mi hijo), le conditionnel et le conditionnel passé (se desesperaría, habría pensado que estaba muerto), et de longs passages au discours indirect, comme lorsque Clotaldo raconte au roi comment le prince s’est endormi. Le roi Basilio s’adresse à sa cour avec vosotros (ya sabéis), et les deux cousins royaux se parlent avec le vos de politesse (vos decís que tenéis más derecho) : c’est l’espagnol du théâtre du Siècle d’or, et non le voseo latino-américain. Une bonne part des mots longs correspond à un seul nom : Segismundo apparaît 72 fois. La difficulté est régulière : chacun des 14 chapitres compte 11 à 14 mots par phrase. D’où le niveau B1. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’une certification.
MovaReader. Project Gutenberg
Pologne, à une époque de rois et d’astrologues. Rosaura, jeune noble de Moscovie qui voyage en habits d’homme, est jetée à bas de son cheval dans la montagne et, avec son valet Clarín, découvre une tour isolée où un jeune homme vêtu de peaux de bêtes gît dans les chaînes. C’est Segismundo, fils du roi Basilio. À sa naissance, les astres ont annoncé qu’il serait un tyran cruel qui piétinerait un jour son propre père ; le roi, l’astronome le plus savant du monde, a alors fait annoncer que l’enfant était né mort, et l’a fait élever en secret par le vieux Clotaldo. Maintenant que son neveu Astolfo et sa nièce Estrella revendiquent tous deux la couronne, Basilio décide d’une épreuve : Segismundo sera endormi par une potion et se réveillera au palais en prince ; s’il se conduit comme une bête, on pourra toujours lui dire que tout n’était qu’un rêve. Rosaura, de son côté, est venue en Pologne avec une épée d’or et une offense à venger, et Clotaldo blêmit en voyant cette épée. Il n’est pas révélé ici si Segismundo apprend à se gouverner lui-même avant de gouverner la Pologne.
II. El hombre de las pieles
«, », . «, , . , ».
, .
« . , ¿ ? ¿ ?».
VI. La bebida del sueño
«¿ ?».
«, , . , ¿ ? : . . , , . , , , , . , , ».
Choisissez un mot souligné.
Segismundo s’adresse aux cieux comme à vosotros, si bien que les verbes prennent les formes de vosotros : contra vosotros, vuestra justicia, para que me castiguéis. Après para que, l’espagnol emploie le subjonctif : castiguéis, « afin que vous me châtiiez ». Haber nacido est l’infinitif passé, « d’être né ». La phrase sur le plus grand crime est de Calderón, citée mot pour mot ; ici pues signifie « puisque », et non « eh bien ».
Le roi Basilio explique son plan par une phrase conditionnelle sur un fait irréel : si supiera... y se viera, « s’il savait... et se voyait » (subjonctif du passé), se desesperaría, « il désespérerait » (conditionnel). Il passe ensuite au futur pour ce qui arrivera réellement : podrá pensar, hará bien. Sabiendo quién es : le gérondif signifie « sachant qui il est ». Dejo una puerta abierta est à la fois littéral et figuré : « je laisse une porte ouverte ».
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Reader traduit des phrases entières, et ici cela aide surtout là où le roi et le prince raisonnent à voix haute dans une longue phrase, comme dans le plan de Basilio : Si el joven se mostraba prudente y bueno, tendrían a su príncipe natural, y el destino habría mentido.
ReaderUne adaptation pour apprenants, et non l’original : MovaReader a réécrit en prose espagnole moderne la pièce en vers La vida es sueño de Pedro Calderón de la Barca, rédigée vers 1635 et publiée pour la première fois en 1636. Les trois journées (jornadas) sont conservées dans l’ordre de Calderón, en 14 chapitres et environ 15 400 mots : Rosaura et Clarín dans la montagne, Segismundo dans la tour, l’horoscope de Basilio, l’expérience au palais, le retour à la tour, la révolte et le combat de Rosaura pour son honneur. Les vers ont disparu, les longs discours sont raccourcis et les métaphores de cour simplifiées, tandis que trois passages célèbres sont cités mot pour mot, dont le monologue de Segismundo qui se termine par que toda la vida es sueño, y los sueños, sueños son. Il ne s’agit pas d’une traduction de la pièce complète, et le texte intégral ne figure dans le catalogue dans aucune langue.
Il n’existe pas de version audio de cette adaptation : MovaReader vous fournit le texte, et non un enregistrement. Touchez un mot inconnu et sa traduction apparaît à côté ; ici, il s’agira souvent du langage de la cour et de la prison, comme cadenas, vasallo ou heredero.
Le forfait Reader traduit des phrases entières. Elles comptent 12 mots en moyenne ici, donc vous en aurez besoin surtout à deux endroits : dans les longs raisonnements des personnages, comme Si cuando despierte me ha de pesar haberlo conseguido para perderlo, cuanto menos sea, menos dolerá si se pierde, et dans les vers de Calderón cités, comme el delito mayor del hombre es haber nacido. Le forfait gratuit traduit aussi les mots isolés, dans la limite d’un quota quotidien.
L’adaptation complète se lit en 3-4 heures, au rythme de quelqu’un qui cherche encore les mots nouveaux. Un chapitre compte en moyenne environ 1 100 mots, soit 11 à 18 minutes de lecture : une journée de la pièce, quatre ou cinq chapitres, tient dans une soirée.
La difficulté est régulière : chacun des 14 chapitres compte en moyenne 11 à 14 mots par phrase, il n’y a donc aucun passage plus facile. Seul le vocabulaire varie un peu : le chapitre I, dans la montagne, compte environ un mot long sur 38, tandis que le chapitre XI, où des soldats font irruption dans la tour, en compte un sur 20.
Oui, une fois connecté : le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, afin que vous repreniez là où vous étiez. Le sommaire de cette page vous mène aussi directement à n’importe quel chapitre, par exemple au X, « ¿Qué es la vida? », le chapitre du célèbre monologue de Segismundo.