I. Aucto primero
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Une tragi-comédie complète en dialogues, niveau B2
Fernando de Rojas, 1913
La tragi-comédie complète de Fernando de Rojas, sans adaptation : le texte intégral en 21 autos (actes), dans l’orthographe d’une édition de 1913. Dans le catalogue, elle est de niveau B2 : environ 66 300 mots et 13 mots par phrase en moyenne. Calisto, amoureux de Mélibée, engage l’entremetteuse Célestine, et le récit se déroule presque entièrement en dialogues ; le chapitre I contient aussi le prologue et l’argument. Le catalogue propose aussi une version B1 de cette œuvre, dans un espagnol plus simple.
Avant
En B1, l’ancienne orthographe (aucto, assí, vna) et les longs discours vous ralentiront ; le récit adapté de ce catalogue est l’entrée la plus douce.
B1Ce texte
Vous pouvez le lire au niveau B2 : les lignes sont courtes et les scènes claires, vous pouvez donc lire un auto à la fois et traduire les mots isolés ; le prologue et les longs monologues demandent une seconde lecture.
Voir ce passageAvec de la marge
En C1, la tragi-comédie se lit librement : seules les allusions classiques, les proverbes et les anciennes formes de l’espagnol du XVe siècle demandent encore un effort.
Commencer la lectureLa phrase moyenne compte 13 mots, parce que toute l’œuvre est un dialogue : valets, amants et entremetteuse échangent des répliques courtes, avec de temps en temps un long discours, comme le monologue de Célestine au début du quatrième auto. Les mots de 9 lettres ou plus représentent 6,9 % du texte. Les autos vont de 10 à 17 mots par phrase environ ; le chapitre I, qui porte le prologue et l’argument, est le plus dense avec 8,9 % de mots longs. C’est proche de Niebla (B2, 13 mots par phrase) et loin de Don Quijote (C2, 43). Ce qui alourdit la lecture, c’est l’orthographe et le vocabulaire anciens (aucto, assí, vna, haueys), non la longueur des phrases. La version B1 (12 mots par phrase, environ 12 100 mots) est l’entrée la plus facile. D’où le niveau B2. C’est l’appréciation du catalogue, pas une certification.
La Lectura, 1913. Wikisource
Calisto, un jeune noble, poursuit son faucon jusque dans un jardin et y trouve Mélibée, qui le repousse sèchement. Malade d’amour, il écoute son valet Sempronio, qui l’envoie chez Célestine, une vieille entremetteuse qui exerce une douzaine de métiers et tient une maison pleine de jeunes filles. Célestine gagne l’autre valet de Calisto, Pármeno, puis s’attaque à Mélibée, tandis que la cupidité, la loyauté et le désir tirent chacun dans des directions différentes. Jusqu’où va le plan, et ce qu’il coûte à chacun, n’est pas révélé ici.
I. Aucto primero
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IV. El aucto quarto
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Choisissez un mot souligné.
L’orthographe est celle de l’édition de 1913 : atreuimiento vaut atrevimiento, tollerar vaut tolerar, aduersa vaut adversa, et le u remplace souvent le v (haueys vaut habéis). Lisez les sons, pas les lettres, et les lignes deviennent familières. Remarquez le « ¡Vete!, ¡vete de ay, torpe! » de Mélibée (« Va-t’en, va-t’en d’ici, lourdaud ! ») : ce rejet met toute l’histoire en mouvement.
Poseellas et esperallas sont poseerlas et esperarlas : dans la langue ancienne, le r de l’infinitif se fond dans le l du pronom. Dessea, moçedad et quasi montrent le même goût pour les lettres doublées et inhabituelles. Le propos de Célestine est que la vieillesse apporte le repos, comme une auberge pour un voyageur fatigué ; la longue phrase se suit donc facilement dès qu’on repère la comparaison.
Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.
1 € par mois
Dans le discours de Célestine au quatrième auto, « Loco es, señora, el caminante que, enojado del trabajo del día, quisiesse boluer de comienço la jornada... », une longue incise sépare le sujet de son verbe : traduire la phrase entière dans Reader montre comment la pensée est construite.
ReaderC’est l’original, pas un abrégé pour apprenants : la tragi-comédie complète de Fernando de Rojas, avec le prologue, l’argument, les 21 autos et les vers de clôture de l’auteur. Le texte est la transcription espagnole de Wikisource de l’édition de 1913 de Julio Cejador (La Lectura, Madrid) et conserve son ancienne orthographe. La lettre « El autor a un su amigo » et les vers en acrostiche que certaines éditions impriment ne font pas partie de cette transcription. L’œuvre a paru pour la première fois en 1499 ; la Tragicomedia en 21 actes en est la forme augmentée.
La Celestina n’a pas de livre audio sur MovaReader : l’œuvre se lit ici à l’écran. La traduction apparaît quand vous touchez un mot, et vous en aurez le plus besoin pour les formes anciennes et les mots savants comme atreuimiento ou poseellas.
Oui, avec l’offre Reader. Elle sert surtout dans les longs discours, comme celui de Célestine : « Loco es, señora, el caminante que, enojado del trabajo del día, quisiesse boluer de comienço la jornada... », où une incise sépare le sujet de son verbe. Sans l’offre, les mots isolés sont traduits jusqu’à la limite quotidienne.
L’œuvre entière prend environ 11-18 heures : le rythme de quelqu’un qui lit avec la traduction des mots nouveaux, plus lentement qu’un locuteur natif. Les 21 chapitres vont d’environ 1 300 à 5 700 mots, et le chapitre I, avec le prologue et l’argument, est le plus long, environ 10 700 mots ; un ou deux autos font une soirée.
Le niveau est assez régulier. Le chapitre I, avec le prologue et l’argument, est le plus dense avec 8,9 % de mots longs ; ensuite les autos vont d’environ 10 à 17 mots par phrase, et les derniers ont des phrases un peu plus longues. Les phrases les plus longues se trouvent dans les discours, comme le monologue de Célestine au début du quatrième auto.
Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, pour reprendre La Celestina chaque soir là où vous vous étiez arrêté. Chacun des 21 chapitres s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple le chapitre IV.