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Un traité moral de la Renaissance, pour le C2

La Parfaite Épouse La perfecta casada

Fray Luis de León, 1898

Le traité complet de Fray Luis de León, d’après l’édition illustrée de Barcelone de 1898, non une adaptation : un commentaire moral sur le mariage, publié pour la première fois en 1583. Dans le catalogue, il est classé C2 : environ 41 000 mots et 43 mots par phrase en moyenne. Une introduction et 21 chapitres commentent, verset par verset, l’éloge de la femme vaillante du chapitre 31 des Proverbes. C’est un classique de la prose de la Renaissance espagnole, et ses vues sur les femmes appartiennent à son époque.

  • C2
  • 41 035 mots
  • 7-11 heures

Ce texte est-il à votre portée ?

La phrase moyenne compte 43 mots, comme dans Don Quijote de la Mancha, et proche d’Ariel (46) et des Novelas ejemplares (49) ; dans ce catalogue, le C2 se définit par la longueur des phrases, à partir de 38 mots. Les mots longs de 9 lettres ou plus ne représentent qu’un mot sur quinze (6,6 %) : le vocabulaire n’est donc pas l’obstacle, ce sont les périodes, empilées de subordonnées, et les formes du XVIe siècle comme dellas, dél et « á » pour a. La difficulté varie selon les chapitres : l’introduction compte en moyenne 56 mots par phrase, et les chapitres V et XX atteignent 59 ; le long chapitre XII sur la toilette et les chapitres XVI à XVIII restent entre 35 et 38. D’où le C2. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, pas d’une certification.

41 035
mots
43
mots par phrase en moyenne
7-11
heures de lecture
1898
Montaner y Simón

Montaner y Simón, 1898. Project Gutenberg

De quoi ça parle, sans dévoiler la fin

Le traité est adressé à doña María Varela Osorio, une amie qui vient de se marier. Fray Luis, moine augustin et professeur à Salamanque, prend le dernier chapitre des Proverbes, le portrait de la femme vaillante, et le lit verset par verset comme un guide pour tenir une maison : la confiance et l’affection entre époux, le travail et l’économie, le lever matinal, la charité envers les pauvres, le traitement des domestiques, les vêtements et les fards, la parole et le fait de rester à la maison, l’éducation des enfants. Chaque chapitre s’ouvre sur un verset qu’il explique à l’aide de l’Écriture, des auteurs classiques et des Pères de l’Église. Le chapitre final, sur la récompense promise à une telle épouse, n’est pas résumé ici.

Comparez deux passages

La perfecta casada

Introducción

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VII. Pondérase la obligación de madrugar en las casadas

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Choisissez un mot souligné.

Project Gutenberg

Attendre la réponse

Cette phrase de 119 mots repose sur une comparaison : Y como suelen los que… (« et comme ont coutume ceux qui… ») ne reçoit sa réponse qu’à así yo… la enseñaré (« ainsi je l’enseignerai »), et les mises en garde des voyageurs se glissent entre les deux. Repérez así et enseñaré, et le reste se met en place ; la est doña María, à qui l’on s’adresse en vuestra merced. Menudamente signifie « en détail », aperciben « avertissent et préparent », et la paire no… sino… (« non… mais… ») clôt la phrase.

Un modèle à copier

Dechado est le modèle de broderie qu’une couturière copie, donc un modèle à suivre, et remedador est celui qui copie, du verbe remedar, « imiter ». Fray Luis soutient qu’une maîtresse qui dort tard ne peut pas attendre de ses servantes qu’elles se lèvent, et il conclut avec Aristote : celui qui n’a pas de bon modèle ne peut pas être un bon imitateur. Le même mot apparaît dans le titre du chapitre V, où la femme des Proverbes est appelée « dechado de las perfectas casadas ».

Chapitres

  1. ·Introducción
  2. IAlgunas advertencias del autor para entrar á tratar de la materia
  3. IICuánto es menester para que una mujer sea perfecta
  4. IIIQué confianza ha de engendrar la buena mujer en el pecho del marido
  5. IVDe la obligación que tienen los casados de amarse y descansarse en los trabajos mutuamente
  6. VPor qué se vale el Espíritu Santo de la mujer de un labrador para dechado de las perfectas casadas
  7. VIDeclárase qué es ser mujer casera
  8. VIIPondérase la obligación de madrugar en las casadas
  9. VIIILa perfecta casada no sólo ha de cuidar de abastecer su casa y conservar lo que el marido adquiere
  10. IXCuánto debe evitar la mujer buena el ocio
  11. XHa de ser la perfecta casada piadosa con los pobres y necesitados
  12. XIDel buen trato y apacible condición con que se deben portar las señoras con sus sirvientas y criadas
  13. XIIDe cómo el traje y manera de vestir de la perfecta casada ha de ser conforme á lo que pide la honestidad y la razón
  14. XIIILa buena mujer ha de ser dicha, gloria, feliz suerte y bendición de su marido
  15. XIVLa industria y cuidado de la buena casada han de llegar, no sólo á lo que basta en su casa, sino aun á lo que sobra
  16. XVDe la templanza y medio que ha de observar la perfecta mujer en su condición y trato
  17. XVICuánto importa que las mujeres no hablen mucho y que sean apacibles y de condición suave
  18. XVIINo han de ser las buenas mujeres callejeras, visitadoras y vagabundas
  19. XVIIIDe cómo pertenece al oficio de la perfecta casada hacer bueno al marido
  20. XIXQué alabanzas merece la perfecta casada
  21. XXDe cómo la mujer que es buena ha de cuidar de ir limpia y aseada
  22. XXIDel premio y galardón que tiene Dios aparejado para la perfecta casada

La traduction pendant la lecture

Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.

Reader

1 € par mois

Dans l’introduction, une seule phrase compte 119 mots, « Y como suelen los que han hecho una larga navegación… » : traduire la phrase entière dans Reader permet de garder la proposition principale en vue, parmi les subordonnées.

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Avant de lire

Est-ce l’original ou une adaptation pour apprenants ?

C’est l’original, non un abrégé pour apprenants : le traité complet de Fray Luis de León, avec la dédicace à doña María Varela Osorio, l’introduction et les 21 chapitres. Le lecteur suit l’édition illustrée de 1898 (Montaner y Simón, Barcelone) d’un livre paru pour la première fois en 1583, avec son orthographe d’époque, par exemple dél, dellas et « á » pour a. Le texte provient de Project Gutenberg.

Existe-t-il un livre audio ?

La Parfaite Épouse n’existe pas en livre audio sur MovaReader : ici, le traité se lit à l’écran. La traduction apparaît quand vous touchez un mot, et vous en aurez le plus besoin pour des mots rares ou savants comme dechado ou remedador.

Puis-je traduire une phrase entière ?

Oui, avec l’offre Reader. Dans ce traité, elle sert surtout dans les longues périodes : une phrase de l’introduction, « Y como suelen los que han hecho una larga navegación… », compte 119 mots. Sans l’offre, seuls les mots isolés sont traduits, dans la limite quotidienne.

Combien d’heures de lecture faut-il ?

Le traité entier prend environ 7 à 11 heures : le rythme de quelqu’un qui lit en traduisant les mots nouveaux, plus lent qu’un locuteur natif. Les chapitres varient beaucoup, de 140 mots environ (chapitre XIV) à 10 000 (chapitre XII, sur la toilette), et la plupart comptent entre 400 et 3 300 mots : un ou deux chapitres font une soirée.

Où le texte devient-il plus facile ?

Il ne devient jamais léger, mais il se détend un peu. L’introduction compte en moyenne 56 mots par phrase, et les chapitres V et XX atteignent 59 ; le chapitre XII, le plus long, est à 35, les chapitres XVI à XVIII vont de 36 à 38, et les deux plus courts, I et XIV, sont à 28 et 27.

Ma progression dans le livre sera-t-elle enregistrée ?

Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernier emplacement et les mots que vous avez ouverts, afin que vous puissiez reprendre le traité chaque soir là où vous l’avez laissé. L’introduction et chacun des 21 chapitres s’ouvrent aussi depuis le sommaire de cette page, par exemple le chapitre I.