Aller au contenu principal

Deux femmes mariées à Madrid, pour le niveau B2

Fortunata et Jacinta Fortunata y Jacinta

Benito Pérez Galdós, 1887

Le roman original intégral de Benito Pérez Galdós, pas une adaptation, d’après l’édition de 1887 de l’Imprenta de La Guirnalda. Dans le catalogue, il est classé B2 : environ 393 000 mots et 16 mots par phrase en moyenne. 31 chapitres en quatre parties suivent deux femmes liées au même homme dans le Madrid des années 1870 ; les premiers chapitres consacrés à la famille Santa Cruz sont les plus lents, le reste se rapproche davantage de scènes et de conversations du quotidien.

  • B2
  • 393 066 mots
  • 66-109 heures

Ce texte est-il à votre portée ?

La phrase moyenne compte 16 mots, et un mot sur douze fait 9 lettres ou plus. C’est plus long que Doña Perfecta (15 mots), mais proche de Misericordia (18) et de La Regenta (19), les autres longs romans B2 du catalogue, et cela reste en dessous du mot long sur dix qui marque les textes C1. La difficulté est inégale : les quatre premiers chapitres, qui racontent l’histoire de la famille Santa Cruz et de son commerce, comptent en moyenne environ 23 mots par phrase, le chapitre V de la deuxième partie (Las Micaelas por fuera) environ 26, et le reste environ 15, avec quelques chapitres à 12-13 où le dialogue porte la page. D’où le B2. Il s’agit de l’évaluation du catalogue, non d’une certification.

393 066
mots
16
mots par phrase en moyenne
66-109
heures de lecture
1887
Imprenta de La Guirnalda

Imprenta de La Guirnalda, 1887. Project Gutenberg

De quoi ça parle, sans dévoiler la fin

Juanito Santa Cruz, l’héritier gâté d’une riche famille de marchands de tissu de Madrid, a une liaison passagère avec Fortunata, une fille du peuple, puis épouse la douce Jacinta, choisie par sa famille. Le mariage ne donne pas d’enfant à Jacinta, et Fortunata, qui épouse ensuite le maladif Maximiliano Rubín, ne cesse de revenir dans leur vie. Autour d’eux, le livre dessine les boutiques, les couvents, les cafés et les quartiers pauvres de Madrid sous la Restauration. Comment se termine la rivalité entre les deux femmes, ce n’est pas révélé ici.

Comparez deux passages

Fortunata y Jacinta

I. Juanito Santa Cruz

: , , , , . , , . , , . ( , ) .

V. Las Micaelas por fuera

. , , . . , , , , .

Choisissez un mot souligné.

Project Gutenberg

Trouver d’abord le verbe

Galdós empile les incises entre virgules : « Zalamero, juicioso y circunspecto como pocos, era de los que se ponen… ». Cherchez d’abord le verbe era, puis revenez aux virgules : elles ne font que décrire Zalamero.

« Los hay para… » : classer par sortes

Le narrateur classe les couvents par catégories avec « Los hay para monjas reclusas, y para las religiosas que viven en comunicación con el mundo ». Los hay (il y en a pour…) est une tournure utile pour décrire des groupes. La proposition « cuya mortificación consiste en… » dit ensuite en quoi consiste leur pénitence : s’occuper des vieux, des malades et des enfants.

Où le texte se complique

La traduction pendant la lecture

Le livre reste gratuit avec toutes les formules. Reader, à 1 € par mois, supprime la limite quotidienne de mots et de phrases.

Reader

1 € par mois

Dans le premier chapitre, une phrase comme « Por el contrario, Santa Cruz y Villalonga se ponían siempre en la grada más alta, envueltos en sus capas y más parecidos a conspiradores que a estudiantes » montre pourquoi traduire la phrase entière dans Reader aide : le verbe vient tôt, mais la description se prolonge jusqu’à la fin.

Reader

Si ce livre n’est pas le bon

Tous les livres de ce niveau

Avant de lire

Est-ce l’original ou une adaptation pour apprenants ?

C’est l’original, non une version abrégée pour apprenants : le roman complet de Benito Pérez Galdós, les quatre parties et les 31 chapitres. Le texte provient du Project Gutenberg et suit l’édition de l’Imprenta de La Guirnalda, Madrid, 1887 ; le roman a d’abord paru en 1886-1887.

Existe-t-il un livre audio ?

Fortunata et Jacinta n’a pas de livre audio sur MovaReader : ici, le roman se lit à l’écran. La traduction apparaît lorsque vous touchez un mot, et vous en aurez le plus besoin pour le vocabulaire du commerce, de la religion et de la politique du XIXe siècle, comme incautación ou mortificación.

Puis-je traduire une phrase entière ?

Oui, avec la formule Reader. Dans ce roman, elle aide surtout dans les longs chapitres d’ouverture, par exemple pour « Por el contrario, Santa Cruz y Villalonga se ponían siempre en la grada más alta, envueltos en sus capas y más parecidos a conspiradores que a estudiantes ». Sans la formule, seuls les mots isolés sont traduits, jusqu’à la limite quotidienne.

Combien d’heures de lecture faut-il ?

Le roman entier demande environ 66-109 heures : c’est le rythme de quelqu’un qui lit avec la traduction des mots nouveaux, plus lentement qu’un locuteur natif. Les chapitres vont d’environ 3 500 à 34 000 mots : un chapitre court tient dans une soirée, et le plus long se lit en plusieurs séances.

Où le texte devient-il plus facile ?

À partir du chapitre V de la première partie, Viaje de novios. Les quatre premiers chapitres, consacrés à la famille Santa Cruz et à son commerce, comptent en moyenne environ 23 mots par phrase ; ensuite le texte se stabilise autour de 15, et les chapitres qui reposent sur le dialogue descendent à 12-13. Le chapitre V de la deuxième partie, Las Micaelas por fuera, est le seul grand pic, à environ 26.

Ma progression dans le livre sera-t-elle enregistrée ?

Oui. Une fois connecté, le lecteur garde votre dernière position et les mots que vous avez ouverts, afin que vous puissiez revenir au roman chaque soir là où vous vous étiez arrêté. Chacun des 31 chapitres s’ouvre aussi depuis le sommaire de cette page ; la numérotation recommence dans chacune des quatre parties.